vendredi 30 juin 2017

BEPROG MY FRIEND – LES 30 JUIN & 01 JUILLET 2017 – POLBLE ESPANYOL - BARCELONE (ESP)



Grâce à son site remarquable et surtout à ses programmations très attractives dès la première année (2014), le festival Beprog My Friend est devenu un rendez-vous estival qui s'est imposé dans le calendrier des admirateurs de rock progressif. Un dosage parfois surprenant des différents courants du rock progressif provoque une addiction irrésistible chez le festivalier.

Plusieurs groupes sont à l'origine de ma décision de m'y rendre pour une troisième fois. Mais il est inopportun de les citer en particulier, car la configuration du festival (une scène, un groupe), propice aux découvertes, m'a une nouvelle fois permis de prendre beaucoup de plaisir tout au long de ces deux journées catalanes.

Contrairement à la plupart des autres festivals, celui-ci est situé au centre de la ville (à proximité de l'ancien site olympique, le lieu-dit Poble Espanyol. L'aéroport est à quelques minutes, en bus climatisé. Les hôtels peu onéreux sont nombreux, les transports en commun sont propres, climatisés et réguliers. De surcroit, Barcelone est une ville agréable par son architecture, sa propreté, par son ensoleillement rarement pris en défaut.
L'organisation du festival ne cesse de s'améliorer au fil des années : Fini la scène étriquée du kiosque sur laquelle les malheureux groupes intermédiaires devaient convaincre l'auditoire qui, au passage, était ainsi privé de quelques minutes de répit. Le kiosque est désormais opportunément réservé à la boutique des produits dérivés. Fini la sonorisation assourdissante entre les groupes qui empêchait les festivaliers d'échanger sereinement leurs impressions !
Le prix des consommations reste modéré (3€ la bière ordinaire, 3€ la portions de potatoes et 6€ le hotdog), le prix du tshirt également (20€).
Des consignes gratuites permettent de se délester du superflu durant les concerts.
La nouveauté cette année était le bracelet bagué (déjà en usage dans beaucoup d'autres spectacles) pour l'accès aux deux jours.

Le seul point qui demeure agaçant est la vente des tickets. Dans un premier temps, il est proposé un ticket numérique peu onéreux (en dessous des 100€) alors que l'affiche est méconnue. Ensuite, au fil des annonces, le prix grimpe de quelques dizaines d'euros ; tant pis pour les indécis ou les retardataires. Lorsque je récapitule l'évolution : 2015, 89,60€ ; 2016, 96,10€ ; 2017, 137,30€. Ce côté mercantile m'irrite d'autant plus que le ticket au format "collectionneur" est ensuite proposé dans un lot spécial, une fois que la plupart (dont moi bien évidemment) se sont procurés le précieux sésame.

Bref, vous l'aurez cependant compris, ce festival est tout simplement incontournable pour tout mélomane averti ; il justifie amplement quelques petits sacrifices, qui sont consentis d'autant plus aisément lorsque des groupes légendaires et espérés sont à l'affiche. Lorsque des amis sont en outre à vos côtés pour partager ces moments, c'est juste magique !

Mais trêve de bavardages, voici mon modeste récit des évènements.


VENDREDI 30 JUIN
Météo : temps ensoleillé et chaud, avec un petit vent bien agréable. Quelques nuages menaçants ne sont jamais restés bien longtemps.


17h15-18h : CALIGULA'S HORSE. Honneur aux premiers gladiateurs qui pénètrent dans l'arène ! Ces australiens m'étaient inconnus avant l'annonce de l'affiche, mais j'ai une circonstance atténuante : C'est en 2011 que Jim Grey (chant), Sam Vallen (guitare) ont formé leur groupe à Brisbane. Dave Couper (basse, choeurs) les a rejoints dès 2011. Josh Griffin (batterie depuis 2016) et Adrian Goleby (guitare depuis 2017) sont les derniers arrivés.
Ils sont venus promouvoir leur opus "Bloom" paru en 2015, et nous suggèrent un progmetal qui, s'il se distingue déjà par sa propre identité, nous fait néanmoins parfois penser à Haken (sans clavier) ou à Leprous (sans la voix exceptionnelle de son chanteur, sans vouloir offenser Jim qui n'est pas dans la même tessiture).
Avec beaucoup de fougue et de mélodies, pimentées de qualités techniques indéniables ils parviennent à attirer l'attention et les premières acclamations de festivaliers présents ; la cour se remplit peu à peu en cette fin de vendredi après-midi.

PROGRAMME
Marigold (Bloom)
The City Has No Empathy
Dark Hair Down (The Tide, The Thief & River’s End)
Water's Edge
Firelight (Bloom)
Daughter of the Mountain (Bloom)
Rust (Bloom).

Voilà en tous cas une belle entrée en matière, qui ne peut que donner envie de suivre ces nouveaux kangourous très prometteurs ! hop, hop, hop :


Au coin réservé pour les autographes, Mike Portnoy se soumet volontiers à l'exercice, mais la file des admirateurs est bien trop longue ! Je me retrouve à la limite du temps imparti, tant pis pour moi. Toutefois, ma p'tite fée aura tout de même obtenu une dédicace sur sa veste.
Mike s'excuse, de bonne foi semble-t-il, mais il doit nous quitter pour laisser sa place à d'autres !


18h30 : ANIMALS AS LEADERS. Intrigué par ce nom (qui m'était également inconnu) sur l'affiche, je m'étais arrêté sur quelques vidéos sur YouTube. J'avais été impressionné par leur technicité avec laquelle ils exprimaient des morceaux pas très éloignés de l'esprit de Liquid Tension Experiment. Une musique aux confins du progmetal et du jazz en fusion. Ils promeuvent leur quatrième opus, "The Madness of Many" paru en 2016.

C'est donc avec un grand intérêt que je me positionne à mi-foule pour les découvrir. Leur talent se confirme au fil de la prestation ; instruments, effets, tout est maitrisé.
Ils ne sont que trois : pas de chant, mais un guitariste Tosin Abasi (depuis 2007), un bassiste hallucinant Javier Reyes (depuis 2009), et un batteur Matt Garstka (depuis 2012).

Pourtant, au bout d'un moment je dois avouer une certaine lassitude. J'ai eu l'impression, peut-être injuste j'en conviens, d'une répétition et d'un manque de relief. L'absence de chant peut-être, la prédominance du son de la basse sans doute.

PROGRAMME
Arithmophobia
Ectogenesis
Cognitive Contortions
Wave of Babies
Do Not Go Gently
Tooth and Claw (The Joy of Motion)
Nephele (The Joy of Motion)
Tempting Time
Ka$cade (The Joy of Motion)
Physical Education
The Brain Dance
Inner Assassins
The Woven Web (The Joy of Motion)
CAFO.


Le coin des autographes prévoit d'accueillir Marillion, je vais donc me positionner dans la file adéquate, tout en continuant à prêter une oreille attentive à ce qui se passe sur la scène.

Comme prévu, Marillion au grand complet, (H. compris, ce qui est une bonne surprise pour moi), vient et s'assoit pour accueillir les demandes d'autographes. (En petits malins nous avons participé à la file d'attente pour le précédent groupe et laissé passer leurs admirateurs pour parvenir à nos fins : être les premiers de la file pour Marillion !).
Hélas, il était annoncé qu'il n'y aurait pas de portrait autorisé. Grosse déception pour moi car la présence de Hogarth à ce genre de cérémonie est plutôt rare. Durant la Convention je n'étais pas parvenu à le rencontrer, contrairement à tous les autres membres.
Loin d'être un caprice d'admirateur transi, je tenais simplement à échanger humainement. Il me faudra donc me contenter de lui serrer la main et de lui bredouiller quelques mots à défaut de pouvoir lui faire part de ma reconnaissance et mon admiration pour ce qu'il a apporté à Marillion et pour ce qu'il exprime dans ses chansons. Il n'en saura rien, mais j'imagine aisément qu'il n'attendait pas après moi de toute façon.
Lui et ses complices sont tous souriants, disponibles et détendus ; fidèles à leur réputation. Ce trop furtif échange aura cependant permis d'obtenir quelques dédicaces sur photos ainsi que sur la veste de ma p'tite fée ainsi ravie.

Tiens, à propos de photos, j'ai eu l'étonnement de constater qu'à Barcelone, pourtant en pointe dans beaucoup de domaines, ils ignorent manifestement ce qu'est un automate développeur de photos !... Très affligeant, car il aura fallu perdre du temps en s'adressant à plusieurs employés de la fnac locale qui ont contribués en chaine à nous extraire des photos de notre portable. A Paris, dans tous les centres commerciaux il existe pourtant ce type d'automate !


20h10-21h50 : MIKE PORTNOY'S SHATTERED FORTRESS. Alors là, autant l'avouer tout de suite, cette formation constitue l'une de mes principales motivations pour venir. Déjà la seule perspective de revoir Mike Portnoy m'aurait attiré, mais lorsque j'ai su qu'il est accompagné des membres de Haken … Il n'était plus question d'hésiter !
J'ai ensuite préféré négliger partiellement de connaitre le programme et bien m'en a pris !! Car j'avais bien une petite idée sur ce qui m'attendait, mais la surprise fut de taille tout de même !
En fait, ce que je savais en gros c'est que Mike se considère comme un alcoolique repenti. Il a donc décidé de regrouper une série de chansons de son ancien groupe Dream Theater pour créer ainsi une suite intitulée "Alcoholics Anonymous Suite". Tous les thèmes sont composés par Mike qui exprime ainsi son expérience avec l'alcoolisme. L'évocation tient en douze étapes (the Twelve Step Saga), sur une durée d'une heure environ.
Mais la sublime surprise fut d'entendre l'introduction, suivi du premier titre du monumental "Scenes from a Memory" !! Je me demandais alors si je rêvais les yeux ouverts, mais non ; Mike nous a gâtés ! Du pur bonheur !!!
Avant d'aborder les cinq chansons écrites pour la suite, c'est "The Mirror" tirée de "Awake" qui traite également des problèmes d'alcoolisme. A noter que, durant "Repentance", le visage des artistes ayant prêtés leur voix lors de l'enregistrement défilent en fond de scène : Steven Wilson, Mikael Åkerfeldt, Joe Satriani, Steve Hogarth, Neal Morse ...que du beau monde, quoi !
Pour clore en beauté, le rappel est un opportun retour à SFM "The Dance of Eternity" et "Finally Free".

Mais bien évidement au-delà des états d'âmes ainsi exposés par notre cher Mike, c'est surtout l'interprétation musicale qui en est produite qui m'intéresse ! A l'occasion d'une croisière musicale, les musiciens de Haken (sur lequel l'influence de Dream Theater est évidente) se sont entendus avec lui pour l'accompagner dans sa démarche et c'est ainsi que je suis ravi de revoir sur la scène Ross Jennings (chant), Richard Henshall (guitare), Diego Tejeida (claviers), Charlie Griffiths (guitare) et Conner Green (basse). Eric Gillette, guitariste du Neal Morse Band met ses talents de guitariste et de chanteur dans la balance accentuant ainsi l'impression d'assister là à un concert d'anthologie !
Le plus troublant était d'entendre le chant de Ross qui était juste parfait. Les mauvaises langues diront meilleur que James LaBrie, une limite que je ne franchirai pas unilatéralement même si de nombreux passages plaident en faveur d'un coup d'état ! Mais je suis un légitimiste donc que Ross continue avec ses potes de Haken, et que James arrête de bouffer des crevettes pourries dans les Antilles (les informés comprendront) et tout ira bien !
Je ne suis pas prêt d'oublier ce concert monstrueux. Le public non plus m'a-t-il semblé !

PROGRAMME
Overture 1928
Strange Déjà Vu
The Mirror.

Twelve-step Suite :
The Glass Prison
This Dying Soul
The Root of All Evil (Eric Gillette au chant)
Repentance (Mike Portnoy au chant)
The Shattered Fortress.

RAPPEL:
The Dance of Eternity
Finally Free.


22h35-00h20 : MARILLION. A peine remis de la claque énorme du précédent concert, ma p'tite fée et moi nous positionnons cependant rapidement pour prendre une piqûre de rappel, quelques mois après nos fortes émotions vécues à la Convention en ce début de ce printemps.
Notre addiction est désormais totale pour Marillion, nous les voyons là pour la cinquième fois en six mois, et pourtant notre envie de les accompagner dans leur univers est intacte !
Bien qu'admirateur transi, je m'efforce de capter un maximum de leurs ondes positives avec le plus d'objectivité possible… Je sens un sourire dubitatif dans votre regard mais je vous assure que c'est possible !... Enfin je crois.

Le programme, qui débute comme en décembre dernier par "The Invisible Man" est une nouvelle fois un pur régal auditif ! Seul "This Strange Engine" s'intercale entre deux des fabuleux titres tirés de leur dernier opus "FEAR". Tout est excellemment interprété. Hogarth toujours aussi comédien et chanteur à la fois.
Plantés dans les premiers rangs au pied de la scène pour observer le jeu de Pete Trewavas (basse), Mark Kelly (claviers) et de Hogarth, nous parvenons également à apercevoir Ian Mosley visible entre ses cymbales. Nous ne visionnions que partiellement les films en fond de scène mais ce n'est pas bien grave car nous les avions déjà vus en décembre et en mars. Voilà pour le confort visuel, mais sur le plan acoustique, c'est excellent même si j'imagine le son moins fort pour le public plus en retrait.
Steve Rothery (guitare) semble encore flatté par les ovations méritées du public. Je ne remarque aucune faiblesse dans son jeu, sauf peut-être (soyons exigeant) son solo un peu trop court à mon goût sur "This Strange Engine".

Si "El Dorado" et "The New Kings" sont bien des perles du dernier album, il n'en demeure pas moins que je me réjouis tout particulièrement de réécouter une deuxième fois sur scène (la première fut lors de la Convention) ce transcendant titre "The Leavers" avec ces multiples ruptures mélodiques et surtout cette montée finale en puissance que j'avais distinguée dès la première écoute de l'opus !
Nous aimerions bien écouter "Never Land" mais ce sera "Gaza" qui clôturera ce concert. Ce titre persiste à me laisser la même impression ; un début sans saveur exaltante, mais une fin délicieuse. Et ce sera sur cette fin trop vite arrivée que nous quittons ce groupe que nous retrouverons en octobre au Zénith (ce qui, au passage, portera à six représentations en moins d'une année, sur une même tournée, record battu – détenu précédemment par Monsieur Wilson).

PROGRAMME
The Invisible Man
El Dorado: I. Long-Shadowed Sun
El Dorado: II. The Gold
El Dorado: III. Demolished Lives
El Dorado: IV. F E A R
El Dorado: V. The Grandchildren of Apes
The New Kings: I. Fuck Everyone and Run
The New Kings: II. Russia's Locked Doors
The New Kings: III. A Scary Sky
The New Kings: IV. Why Is Nothing Ever True?
This Strange Engine
The Leavers: I. Wake Up in Music
The Leavers: II. The Remainers
The Leavers: III. Vapour Trails in the Sky
The Leavers: IV. The Jumble of Days
The Leavers: V. One Tonight.

RAPPEL:
Gaza.


00h50-02h00 : ULVER. Nous sommes tous bien fatigués en cette fin de première journée ; à cette heure-là on est d'ailleurs déjà au lendemain ! Harassés d'émotions par les deux derniers concerts, l'idée de rentrer nous effleure l'esprit. Mais la faim nous tenaille et nous restons quand-même ne fut-ce que pour prendre le temps de se ressourcer. En outre, ce que j'avais visionné sur YouTube m'avait suffisamment intrigué pour tenter l'aventure expérimentale-ambiante.
Voilà donc un groupe norvégien créé en 1993 par Kristoffer Rygg (chant, programmation additionnelle) qui, au fil des multiples changements est désormais entouré de Tore Ylwizaker (programmation, claviers depuis 1998), de Jørn H. Sværen (à divers pupitres depuis 2000) et de Daniel O'Sullivan (guitare, basse, claviers depuis 2009). Le groupe entretenant un mystère en restant dans la pénombre pendant le spectacle, difficile d'affirmer qui était là ou non (d'autant que pour apprécier la magie je m'étais maintenu en retrait de la scène). Il me semble avoir distingué cinq silhouettes en tout et pourtant sur la droite c'était probablement Lars Pedersen (percussions depuis 2009), et sur la gauche Anders Møller (batterie depuis 2014).

Quelque peu circonspect au début de la prestation, je me suis surpris dans un tourbillon sonore assez enivrant je dois bien l'avouer, en dépit d'un style qui ne m'est pas familier. Les minutes s'égrainent et, loin de penser à rentrer, nous resterons en fait jusqu'au bout. Le dernier titre "Coming Home" durant seize minutes était particulièrement hypnotisant …

Musicalement, on peut se demander ce que faisait ce groupe à un tel festival car il n'a pas grand-chose à voir avec les autres, leur musique m'évoquant plutôt alternativement Tiamat, Archive, Depeche Mode ou encore Jean-Michel Jarre. Mais il faut reconnaitre qu'ils nous ont gratifiés d'un concert inoubliable et mystique à bien des égards.

Ils ont ainsi promus leur dernier opus paru en 2017, "The Assassination of Julius Caesar"

PROGRAMME
Nemoralia
Southern Gothic
1969
So Falls the World
Rolling Stone
Transverberation
Angelus Novus
Coming Home (version de 18 minutes).

La suite est pénible car Ulver m'avait fait oublier que, contrairement au samedi soir, les métros s'arrêtent plus tôt ; trois quart d'heure de marche pour retrouver l'hôtel, ça calme l'enthousiasme, forcément. Mais bon, ce sera vite oublié !


SAMEDI 1er JUILLET
Météo : Alternance de belles éclaircies et de passages nuageux mais pas de quoi gâter la fête !

Un déjeuner allègrement arrosé d'Estrella dans un cabaret, entre amis, nous permet d'échanger nos impressions de la veille entre autre. Au moment de partir, nous rencontrons deux membres des australiens Caligula's Horse ! Très abordables ils acceptent un p'tit portrait collectif bien sympa !


17h15-18h : JARDIN DE LA CROIX. Ce groupe espagnol formé depuis 2006 comprend actuellement Ander Carballo (Guitare), Pablo Rodríguez (Guitare), Nacho Hernández (Basse) et Israel Arias (batterie). Ils sont originaires de Madrid et assurent la promotion de "Circadia" leur très bon quatrième album que j'ai écouté avec un réel plaisir.

Ils mélangent du rock progressif, (qui peut évoquer Rush sur Blacksnout Seasnail, Talking With Planets), avec du plus musclé (qui peut évoquer Satriani au son des guitares ciselées) et des alternances d'atmosphères différentes.
Ne connaissant pas du tout groupe avant ce jour, j'ai cependant pu remarquer une réelle efficacité sur scène, alliant de très bons riffs de guitares et de basse. J'estime que c'est assurément un groupe à suivre. L'absence de chant me gêne (un peu) à titre personnel, mais leur talent suffit à exprimer une musique qui me touche.

PROGRAMME (à determiner)
1. Seventeen Years to Hatch an Invasion
2. Man Made Lightning
3. Green Architect
4. Intermareals
5. Colorado Springs
6. Talking with Planets.


A partir de 18h, c'est au tour d'ANATHEMA de venir au complet à la table des autographes que nous obtenons sur des photos tirées au préalable. Tant pis pour ma pomme, je n'avais pas prévu ma propre photo en compagnie de la jolie LEE. Imprévoyance coupable, j'en conviens volontiers.


18H30-20h : DEVIN TOWNSEND PROJECT. Pour son malheur j'ai connu sa musique lorsqu'il jouait dans l'hurlantissime Strapping Young Lad. De là j'ai fait un blocage, je le reconnais volontiers. Je ne suis donc pas un grand admirateur du Monsieur.
Néanmoins, l'air de rien je lui donne ce jour une deuxième chance de séduction… Un multi-instrumentiste de 45 ans, ami et respecté d'une bonne part de la scène rock, le monsieur a certainement de bonne raison de séduire ….

Le malchanceux canadien est victime d'une panne matérielle qui empêche son groupe de débuter … Mais qu'à cela ne tienne, le bavard légendaire (je dis cela car c'était déjà une de ses caractéristiques il y a deux ans) se met à causer avec son public anglophone. Je ne cherche pas trop à comprendre mais apparemment cela semble très amusant.

Après de longues minutes perdues l'énergie revient sur scène, et quelle énergie ! Lorsque je lis son pedigree j'acquiesce sur son classement dans le metal-industriel, heavy-metal.
Mais je cherche encore l'aspect progressif qui justifierait sa présence à l'affiche d'un festival de rock progressif. Mystère …Il y a deux ans ici-même, il m'avait fait saigner les oreilles sans que je comprenne le motif de sa sélection… Cette fois je me pose toujours la même question, cependant je supporte mieux sa prestation. J'en retiens quelques passages relativement intéressants …
Je lui accorde donc le bénéfice du doute pour l'avenir, pas encore tout à fait convaincu ni enthousiaste.

PROGRAMME
Seventh Wave
Life
Night
Hide Nowhere
Sister
3 A.M.
Voices in the Fan
Greetings
Regulator
Funeral
Bastard
The Death of Music
Thing Beyond Things.


20H30-22h : ANATHEMA. Distant Satellite, leur avant-dernier opus, ne m'avait séduit que sur scène ; leur dernier "The Optimist" ne m'a pas davantage séduit. Je ne parviens pas à retrouver mon enthousiasme ressenti sur les précédents. Pourtant je sais que sur scène Anathema parvient toujours à m'enivrer les sens ; c'est donc relativement confiant que j'aborde ce treizième concert !
Ils débutent très fort avec deux des plus admirables titres qu'ils aient composés. La Belle Lee Douglas, toujours aussi séduisante et dotée d'une délicieuse voix, est juste en face de moi : tout va bien !
Les frères Cavanagh sont fidèles à eux-mêmes ; le bassiste en retrait, le beau Vincent introverti et explosif et Daniel le communiquant. Ce dernier nous inquiète toutefois par son aspect. Il nous semble tout bouffi, suant, blême et son avant-bras dans un bandage persistant depuis quelque temps. Espérons que son problème sera prochainement résolu.
John Douglas et Daniel Cardoso discrets mais efficaces assurent tempi et mélodies pour le plus grand avantage de la prestation comme d'habitude à la hauteur de nos espérances !

Leur programme du jour est un subtil et astucieux dosage entre neuf titres emblématiques et cinq titres du nouvel opus. "Endless Ways" est, parmi les nouveautés, celui qui me plait le plus. La prestation de Lee n'y est sans doute pas pour rien.
Même si j'apprécie toujours ces atmosphères (qui aime bien chatie bien !) je n'accroche décidément pas aux "prétendus" nouveaux titres ; "prétendus" dans le sens où ils me laissent une fâcheuse impression de déjà-entendus. De surcroit, je n'entends plus ces ruptures musicales tant appréciées ; un thème est lancé et c'est parti jusque la fin (Leaving It Behind, The Optimist) avec juste un crescendo, puis un decrescendo pour toute variante … J'attends juste autre chose d'un groupe qui m'a tant ému auparavant.

Cela étant dit, cette critique est exprimée avec le recul de quelques jours ; il est clair que dans la fosse j'ai pris du plaisir comme les autres autour de moi ! Le public est en effet quant à lui conquis intégralement, il chante et applaudit à tout rompre !

Le soin apporté aux images de fond de scène est remarquable : alternance d'images évocatrices tantôt des opus (Weather System), tantôt de titres (magnifique incandescence durant l'émouvant Dreaming Light).

Voilà un concert qui aura passé encore trop vite (90 mn).

PROGRAMME
Untouchable, Part 1 (Weather Systems)
Untouchable, Part 2 (Weather Systems)
Leaving It Behind (The Optimist)
Endless Ways (The Optimist)
The Optimist (The Optimist)
Thin Air (We’re Here Because We’re Here)
Dreaming Light (We’re Here Because We’re Here)
Can't Let Go (The Optimist)
The Beginning and the End (Weather Systems)
Universal (We’re Here Because We’re Here)
Closer (A Natural Disaster)
Springfield (The Optimist)
A Natural Disaster (A Natural Disaster)
Distant Satellites.

Nous étions bien placés et du coup nous nous accrochons au premier rang pour la suite très prometteuse !


22h30-00h15 : IAN ANDERSON'S JETHRO TULL. A bientôt soixante-dix ans, l'auteur-compositeur, chanteur, flûtiste, guitariste, (…) a toujours fière allure. L'insolence du britannique se lit dans son regard espiègle et dans ses gestes toujours alertes ! Avec une légèreté étonnante il bondit d'un bout à l'autre de la scène, le plus souvent avec sa légendaire flûte traversière. Il pause souvent dans sa position typique et identifiable (une jambe tendue et l'autre pliée sur le côté). Reconnaissable également par sa façon si particulière de jouer de sa flûte, d'un souffle si fort et accompagné de sons gutturaux !

Je ne connais pas parfaitement le registre du groupe d'anthologie et pourtant je déguste avec un pur bonheur ces titres qui me touchent ! Il est vrai que je suis accompagné d'un admirateur de longue date qui attire mon attention à points nommés !
Ian ANDERSON n'est évidemment pas seul ; il est notamment toujours entouré par deux de ses complices de Jethro Tull : John O’HARA (claviers, depuis 2007) et David GOODIER (basse, depuis 2007).
Cependant, le musicien qui éblouit l'audience de toute sa classe est le guitariste Florian OPAHLE, un allemand né en 1983 à Rosenheim, qui avait déjà joué avec lui ponctuellement dès 2004 mais qui a pris tout son rôle au départ du titulaire historique du poste, Martin Barre parti suite à désaccords en 2012. Les parties sont interprétées ainsi des plus fidèlement.
Quant à Scott HAMMOND (batterie, depuis 2012), sa frappe d'une efficacité redoutable fut mise en exergue lors d'un p'tit solo bien placé.

Ian est volontiers disert pour présenter ses titres et il laisse de belles marges d'expressions à ses musiciens ; chacun a eu droit à sa minute de gloire. On se demande dans ces moments-là pourquoi Barre s'est barré (excusez-moi, c'était trop tentant !)

Nos articulations endolories jusqu'alors par cette seconde journée festivalière, n'existent plus car nous sommes portés par de mystérieuses substances venues du fond de nos cerveaux enivrés par la musique.
Je m'en veux d'avoir manqué autant de ses concerts durant toutes ces années où je savais pourtant tout l'intérêt qu'il représente dans le monde progressif ! Mais voilà qui est fait ! A l'instar de Camel il y a deux ans, il aura fallu une affiche catalane pour me permettre enfin de gouter au plaisir d'un concert mémorable, pendant 1h45 !

PROGRAMME
Living in the Past (1972 Living in the Past)
Nothing Is Easy (1969 Stand Up)
Heavy Horses (1978 Heavy Horses)
Thick as a Brick (1972)
Banker Bets, Banker Wins (2012 Thick as a Brick 2)
Bourrée (reprise de Johann Sebastian Bach) (1969 Stand Up)
Farm on the Freeway (1987 Crest of a Knave)
Songs From the Wood (1977)
Pastime With Good Company (reprise du roi Henry VIII d'Angleterre)
Sweet Dream (1969)
Dharma for One (1968 This Was)
A New Day Yesterday (1969 Stand Up)
Toccata and Fugue in D Minor (reprise de Johann Sebastian Bach) (2014 Homo Erraticus)
My God (1977 Songs From the Wood)
Aqualung (1971).

RAPPEL:
Locomotive Breath (1971 Aqualung)




00h45-02h15 : LEPROUS. Formé en 2001 en Norvège par Einar SOLBERG (chant, claviers) toujours accompagné de Tor ODDMUND SUHRKE (chant, guitare, depuis 2001) mais aussi de Baard KOLSTAD (batterie, depuis 2014) et Robin OGNEDAL (guitare, chœurs, depuis 2017).
En effet Øystein, guitariste depuis treize ans vient de quitter le groupe pour des raisons familiales. Par ailleurs, Simen Daniel BØRVEN (basse, chœurs depuis 2015) est officiellement intégré au groupe.
Ils entament la promotion d'un nouvel opus "Malina" qui paraitra le 25 aout 2017. Dejà très prometteur si je m'en tiens au titre " From the Flame" dont la video est déjà sur YT !

Dans ce récit j'ai déjà usé de tant de superlatifs que j'hésite à en énoncer de nouveaux, et pourtant quel concert pour finir en apothéose ce magnifique festival ! Leprous était déjà venu ici en 2015 mais à l'époque existait encore cette mini-scène ridicule sur laquelle il avait été relégué.
Honneur lui est rendu ce soir : LEPROUS est sur la Grande Scène face un public encore très nombreux en dépit de cette heure tardive !
Pour la cinquième fois depuis 2010, ces norvégiens éclaboussent mes sens de tout leur talent, en particulier celui d'Einar, ce colosse viking, dont le chant est si reconnaissable et qu'il module avec aisance en toutes circonstances.
LEPROUS a recueilli sur internet les choix de titres émis par les internautes. Rien d'étonnant donc à assister un fort enthousiasme du public. Il est vrai que tous les ingrédients ayant fait le succès du groupe sont ainsi présents : Ruptures d'atmosphères, énergie et mélodies accrocheuses. Les nuques de l'auditoire ne résistent que difficilement à imiter les gesticulations fréquentes des musiciens sur scène !
Tout le monde est fatigué mais LEPROUS galvanise les dernières énergies pour communier ensemble une dernière fois dans l'antre barcelonais du rock progressif !

PROGRAMME
The Valley (Coal)
Forced Entry (Bilateral)
Restless (Bilateral)
The Cloak (Coal)
MB. Indifferentia (première fois 2013) (Bilateral)
The Flood (The Congregation)
From the Flame (Malina)
Rewind (The Congregation)
Echo (Coal)
Passing (Tall Poppy Syndrome)
Contaminate Me (Coal)

RAPPEL:
Slave (The Congregation).


Voilà, le moment le plus triste du festival est arrivé. C'est fini pour cette excellente célébration 2017 du rock progressif. Triste mais soulagé quand-même, je dois l'avouer, tant la fatigue accumulée ne m'aurait pas permis d'aller beaucoup au-delà (quoique…) ! A entendre les impressions et à voir les mines épuisées à cette heure tardive, je crois pouvoir affirmer que je ne suis pas le seul ! Epuisés mais heureux !


¡ ADIÓS, HASTA PRONTO, AMIGOS ! 

lundi 6 février 2017

RIVAL SONS – Elysée Montmartre (Paris 18) – 06/02/2017


Concert annoncé complet, nous parvenons à entrer dans cette très belle salle (qui sent encore la peinture de sa rénovation !) pour nous placer relativement confortablement puisque proche de la scène, légèrement excentrés, côté gauche (celui qui sera occupé par le clavier et le bassiste).

Les lumières sont éteintes et la musique tonitruante : en fait un programmateur de musique (il parait qu'on appelle ça un "DJ" ; encore un affreux anglicisme…) diffuse du rock teinté 50's 60's ou 70's, illustré au plafond par des images plus ou moins coquines (suggérant que les femmes adoreraient de trémousser les seins à l'air dès que la musique se fait plus rock …). Bref à défaut de pouvoir discuter entre amis, on passe ainsi le temps, au risque de se taper un torticolis d'enfer…
Puis arrive ce qui est annoncé comme l'ouverture de la soirée (20h). Jay Buchanan nous présente Derrick C. Brown, un narrateur californien supposé capter notre attention en parlant, ou en citant des extraits d'un livre qu'il tient à la main. La démarche s'annonce audacieuse et intéressante, mais elle s'avère vite soporifique pour ceux qui comme moi ne maitrise pas couramment la langue de Shakespeare.
Certains dans la fosse, manifestement bilingues semblent amusés, mais moi, tel un cheval dans son enclos je m'endors debout, jusqu'à ce que m'a Fée me tende opportunément un écouteur en prolongement de son mp3 pour déguster du Marillion !
Mais avant cela j'avais observé que, d'abord poli et silencieux, une bonne part du public a fini par lâcher prise ; un brouhaha grandissant témoignait d'une certaine lassitude générale. Salué respectueusement, le monsieur finit enfin par laisser la scène aux musiciens ! (20h30)
Je suppose que ce choix de première partie de soirée est moins onéreux qu'un groupe d'artistes, m'enfin il est permis de ressentir une certaine frustration …
RIVAL SONS [20h50-22h26]
Avant de débuter ce récit, je ne peux m'empêcher d'établir un parallèle avec la première fois où j'ai mis les doigts dans la prise. C'était en 1972, ce jour où ma frangine a eu la bonne idée de placer son 45T de Slade "Mama We're all crazee now" ; quelques semaines plus tard elle posait le 33T de Cactus "'Ot'n'Sweaty", coup fatal ! Le venin ainsi inoculé m'entrainera dans l'état où je suis aujourd'hui.
Ce style si particulier qui peut être étiqueté "blues hardrock", je l'ai retrouvé avec bonheur lors de la prestation de Rival Sons au Download festival 2016. Malgré une pluie incessante, ce quatuor (quintet sur scène) californien était parvenu à nous scotcher sur la pelouse, je tenais là les dignes héritiers de groupes responsables de mes premières fièvres extatiques musicales. L'acquisition de deux de leurs opus (Head Down et Hollow Bones) n'ont fait qu'amplifier tout l'intérêt que je pouvais leur porter !
Si bien que l'annonce de la date parisienne de leur tournée ne souffrait aucune discussion, cochée d'office !!
Depuis 2009, Jay Buchanan (chant), Scott Holiday (guitare, chœur) et Mike Miley (batterie) sont à l'origine de cinq opus dont le dernier "Hollow Bones" paru en 2016. Dave Beste est présent depuis 2013 (basse, chœur). Pour la scène, Todd Ögren-Brooks semble être régulièrement recruté depuis 2014 pour tenir les claviers (mais aussi assurer les chœurs et quelques percussions) ; à mon humble avis, il me semble qu'il pourrait être intégré au groupe, tant le son de cet instrument me semble important dans leur musique. Mais bon, saluons déjà la démarche honorable de recruter un musicien, compétent qui plus est, alors que certains (que je ne nommerai pas, par compassion) se seraient volontiers contentés d'une bande-sons !
Je suis donc venu m'assurer dans ce joli cocon de l'Elysée Montmartre, de ce que j'avais ressenti en extérieur à l'Hippodrome de Longchamps. Et je n'ai pas été déçu ! Quelle claque monumentale ! Servi un éclairage basique mais correct (le clavier un peu sous-exposé) et par une sonorisation puissante mais audible, chaque musicien a pu exprimer tout son talent, j'allais dire toute sa classe.
Car de la classe, ils en ont beaucoup !
Sur le plan esthétique, déjà, ils soignent leur apparence avec une rare élégance, inspirée du début XIXème ; Scott Holiday aurait obtenu le premier prix avec son costume de dandy et sa moustache finement taillée et incurvée ! Todd Ögren-Brooks semble se servir de sa longue et dense barbe tressée comme d'un métronome.
Sur le plan musical, j'adore leur capacité à alterner leur rock puissant avec la douceur mélancolique du blues ; j'adore ces mélodies plaintives de guitares répondant à un chant exprimé avec des tripes, et accompagné par des chœurs bouleversants ! J'adore cette frappe de batterie alternant délicatesse et force dévastatrice !
Scott Holiday semble soigner autant son apparence que le choix de ses guitares ; pour exprimer pleinement la palette des émotions, il préfère retourner à son râtelier pour choisir celle qui lui paraît la plus adaptée. Le fait est qu'il en tire de quoi attirer l'attention des oreilles les plus mélomanes ! Ses guitares crient, pleurent et chantent à la volonté de son Maître.
La voix de Jay Buchanan est émouvante, captivante ; elle n'est pas sans rappeler celle de Joe Cocker et celle de Rusty Day (Cactus), voire celle de Robert Plant (Led Zeppelin, parfois). Le chanteur, doté comme ses aînés précités, d'un grand charisme, vit ses chansons avec une grande passion qui ne peut qu'accroitre l'attention du public à son égard. C'est à se demander combien d'année il pourra tenir à ce rythme quotidien (ou quasi). J'ouvre donc bien grands mes outils de perceptions visuelles et auditives !
Mike Miley, doté d'une batterie plutôt ordinaire, sans extravagance, assume son rôle de métronome avec une grande sensibilité. Sa perception musicale se lit dans sa gestuelle et sur son visage. La subtilité des compositions lui impose souvent autant de retenue et de finesse que de brutalité assumée !
Dave Beste ne semble pas souffrir de son rang de dernier arrivé dans le groupe, il semble s'approprier tout le répertoire avec le même plaisir. Il ne bouge pas davantage que Scott, chacun occupant son carré autour du chanteur, mais le son de sa basse s'impose (parfois un peu trop d'ailleurs) efficacement. Excepté le batteur, tous assurent des chœurs mais Dave me semble le plus sollicité à ce titre.
Todd Ögren-Brooks, quoiqu'à un "poste-strapontin" semble-t-il, se montre très impliqué dans chacun des titres. Agité et souriant mais concentré il prend souvent le tambourin/cymbalettes pour accentuer encore la rythmique si tant est qu'elle en eût besoin !

Reste l'autre instrument, le public ! Il s'est montré logiquement enthousiaste et répondant volontiers aux sollicitations du charismatique chanteur. Public qui a d'ailleurs imposé une longue pause à la fin de "" en chantant l'air principal ; si bien qu'il aura fallu la subtile frappe de Mike (son rythme s'accélérant, les cordes vocales n'ont pas pu suivre !) pour parvenir à calmer l'enthousiasme général !
Pas vraiment de rappel pour clore la soirée ; plutôt une coupure sympa au cours de laquelle les musiciens restent sur la scène et le chanteur présente et remercie tous les protagonistes (artistes et techniciens) de la soirée. Puis il fête l'anniversaire du narrateur en lui faisant apporter un p'tit gâteau (plus symbolique d'appétissant). Allons, un dernier titre pour atteindre un peu moins d'une heure quarante d'un très grand concert et les lumières se rallument sans attendre…

Pour ma part, j'ai été surpris de la notoriété de ce groupe que je ne connaissais pas encore l'an dernier, mais le fait est que les airs et les paroles sont souvent repris par des mélomanes connaisseurs ! Belle ambiance, donc. Voici donc un autre groupe à inscrire systématiquement à mon calendrier à l'occasion de leurs prochaines tournées. Ce regain de groupes fabuleux depuis une quinzaine d'année devient onéreux (de ce point de vue, mais de ce point de vue uniquement, "heureusement que certains pappy se retirent !" nota bene RS assurait encore très récemment la première partie du concert final de Black Sabbath) … mais que de bonheurs !


Un petit détour à l'échoppe avant de partir, juste pour observer que les t-shirts sont à 35 € et les CD à 15 €. Mais nous restons sages (si, si ! cela m'arrive...).
Les musiciens ne viendront pas à la rencontre des admirateurs mais nous  repartons le sourire aux lèvres, ravis d'avoir ajouté ce nouveau concert mémorable à notre calendrier !
PROGRAMME

Hollow Bones Pt. 1 (Hollow Bones)
Tied Up (Hollow Bones)
Thundering Voices (Hollow Bones)
Electric Man (Great Western Valkyrie)
Secret (Great Western Valkyrie)
Pressure and Time (Pressure & Time)
Jordan (Head Down)
Fade Out (Hollow Bones)
Tell Me Something (Before the Fire)
solo guitare
Face of Light (Pressure & Time)
Torture (Rival Sons EP)
Open My Eyes (Great Western Valkyrie)
(solo batterie)
Hollow Bones Pt. 2 (Hollow Bones)
Keep On Swinging (Head Down).

vendredi 9 septembre 2016

XVIIIe RAISMESFEST – Raismes – 09-10/09/2016

Ce festival a un gros problème récurrent : son manque de notoriété.
Ce n'est encore une fois qu'un petit millier (?... Trop peu de toutes façons !) de metallos qui se rassemble sur le site du Château de la Princesse d'Arenberg à Raismes (près de Valenciennes) pour cette dix-huitième édition du festival dont l'atmosphère est pourtant si sympathique, et la programmation jamais décevante !
Les artistes, quel que soit leur notoriété, sont bien accueillis, disposent le plus souvent d'une bonne sonorisation et, délicate attention, leur pédigrée est présenté systématiquement en préalable à chaque prestation. En ce qui me concerne, je ne me prive donc pas d'une cinquième participation (2007, 2008 2013 et 2014).
Je suis bien accompagné, c'est le principal ! Tant pis pour les absents. De surcroît, le soleil radieux est de la partie pour les deux jours, donc c'est tout bon !!!

Vendredi 09 septembre.
Aaaah les délicieux imprévus de la circulation francilienne ! Quel bonheur que de partir à 17h30 de Vitry pour arriver à Raismes à 21h45, soit plus de deux heures d'embouteillages !
Au fil des minutes passées vainement à attendre que le trafic se fluidifie (je vous laisse imaginer mon état et vous fait grâce des noms d'oiseaux qui ont fusé sous le cockpit) nous avons fait notre deuil des groupes qui débutaient ce festival …
Il s'en est fallu de peu pour que je n'assiste même pas à Zodiac ! Quelques menus excès de vitesse (euphémisme) nous ont permis d'arriver avant l'heure fatidique !

Bien évidemment les groupes ne nous ont pas attendu et j'ai une toute particulière amertume d'avoir raté la prestation de Birth Of Joy ; j'aurais souhaité vérifier le bon pressentiment que m'inspiraient les vidéos. Les échos semblent finalement mitigés …

ZODIAC [22h15-23h50]. Je retrouve donc ce fabuleux groupe allemand (Nick van Delft au chant et guitare, Stefan Gall à la guitare, Ruben Claro à la basse et au clavier, et Janosch Rathmer à la batterie) que j'avais découvert il y a deux ans lors de ce même Raismesfest ! Cette fois ils viennent présenter leur nouvel opus "Grain of Soul" !
Leur heavy blues 70's est toujours d'une redoutable efficacité et je ne regrette pas mon vif intérêt pour eux ; ils le valent bien ! (à l'image de la longue et soyeuse crinière de Nick qui pourrait promouvoir les produits L'Oréal, mais là je vous le concède je m'égare).
Aidés il est vrai par une sonorisation parfaite, ils ont soulevé l'enthousiasme du public, déjà conquise d'avance car Zodiac est déjà revenu dans le valenciennois après leur dernier passage au RF. Cette fidélité est ce soir récompensée !
Etonnamment, ils n'interprètent que deux titres (dont une reprise de N. Young!) de "A Hiding Place" (2013) et rien de "Sonic Child" (2014). En revanche, ils réalisent un grand écart entre leurs tout-débuts, (un titre de leur premier Ep, quatre de "A Bit of Devil" -2012-) et leur actualité en interprétant cinq nouveaux titres !
Ce choix me permet de découvrir en concert une partie de "Grain of Soul", (eh non je ne l'ai pas encore acquis !). Il me semble moins bluesy, davantage énergique, ce qui n'est pas pour me déplaire ! Cette légère évolution n'a pas nui à l'ensemble du programme qui est resté cohérent, si bien que les 90 minutes passent beaucoup trop vite ! "Coming Home" vient clore cette superbe prestation ! Encore un achat en vue …

Programme :
Rebirth by Fire (Grain of Soul)
Animal (Grain of Soul)
Free (A Hiding Place)
Sinner (Grain of Soul)
Ain’t Coming Back (Grain of Soul)
A Bit of Devil (A Bit of Devil)
Down (Grain of Soul)
Faithless (Grain of Soul)
Follow You (Grain of Soul)
Failure (Zodiac)
Diamond Shoes (A Bit of Devil)
Cortez The Killer (reprise de Neil Young & Crazy Horse, issue de A Hiding Place)
Horror Vision (A Bit of Devil)
Grain of Soul (Grain of Soul)

RAPPEL :
Coming Home (A Bit of Devil)

Samedi 10 septembre.
Lorsque nous sommes arrivons, vers 14h15, The Electric Alley est déjà sur scène depuis peu. Deux groupes sont donc déjà passés (les strasbourgeois Iron Bastards et les ch'tis Radical Suckers).


THE ELECTRIC ALLEY [14h05- 14h50]. Fondé en 2012 à Cadix (Espagne) le groupe est composé de Nando Perfumo (guitares), Jaime Moreno (chant), Sergio Reyes Gamaza (basse), Rafa Gonzales-Benitez (batterie).
Outre le style musical tout à fait séduisant, c'est surtout le chanteur Jaime Moreno qui attire mon attention ; il dispose d'une étendue vocale remarquable ! La sonorisation impeccable a permis au public d'apprécier pleinement ce groupe prometteur ! S'il fallait émettre une critique, je considère qu'en chantant en espagnol il gagnerait en originalité (écueil qu'a su gommer son compatriote d'El Dorado), mais bon je sais que mon avis n'est pas partagé, alors je grogne dans mon coin ...scrongneugneu…
Ils sont venus promouvoir "Get Electrified" que je n'ai pas hésité à acheter ! Hélas, ils étaient absents de leur échoppe lorsque je m'y suis rendu, donc pas de dédicace.

Programme : (à déterminer)


OVERDRIVERS [14h50- 15h20]. Ces Ch'tis de Béthune, sont survoltés, dans un registre délibérément AC/DC ! Impossible pour le public (auquel je m'associe évidemment) de ne pas battre du pied et de la nuque en écoutant ce hardrock diablement efficace ! Adrien Desquirez au chant et guitare rythmique, Anthony Clay guitare/chœur, Sebastien Lorquet basse/ chœur et Florian Morgano à la batterie délivrent un dose impressionnante d'énergie ! Anthony Clay est le plus turbulent de tous puisqu'il n'hésite pas à faire quelques allers et retours dans le public ravi de partager ainsi cette folie !
Pour eux comme pour d'autre, j'estime qu'ils se singulariseraient en chantant en français, faute de quoi ils ne peuvent que souffrir de la comparaison avec AC/DC, Airbourne et une multitude d'autres groupes assimilés. Mais nous avons passé un bon moment avec eux, c'est le principal ; pour ce qui est de leur avenir, ca les regarde…

Programme : (à déterminer)


THE NEW ROSES [15h20-16h10]. Venus d'Allemagne, Timmy Rough au chant/guitare, Norman Bites à la guitare, Hardy à la basse et Urban Berz à la batterie, ils proposent, comme leur nom le suggère, un registre proche des Gun's and Roses. Mais ils parviennent cependant à sortir de l'ornière du plagiat. Aber warum nicht auf deutsch singen ?
Leur musique est efficace et entrainante. Plutôt sympas, le chanteur insistant sur le talent du groupe précédent (Electric Alley) et sur la convivialité des organisateurs du festival. Encore un bon moment de rock'n'roll servi bien chaud !

Programme :
Thirsty
Gimme Your Love
Whiskey Nightmare
My Hate Survives
For a While
It's a Long Way
I Believe
Ride With Me
Devil's Toys
Without a Trace.

A ce moment de la journée nous ressentons le besoin d'une pause, (tant pis pour Drenalize) car avec le rythme des passages incessant, au bout d'un moment faut bien s'arrêter, hein ! Nous en profitons pour faire de menues (euphémisme) dépenses dans les échoppes bien achalandées de l'enclos (mention spéciale pour le londonien Bob Moon).

INGLORIOUS [16h40-17h30]. Encore une belle découverte, venue d'Angleterre cette fois !
Le chanteur Nathan James est juste fabuleux ; quel coffre ! Je n'hésite pas à le comparer à Ian Gillan ! Entouré de Wil Taylor et Andreas Eriksson à la guitare, de Colin Parkinson à la basse et de Phil Beaver à la batterie. L'atmosphère inspire principalement Deep Purple, Whitesnake, Rainbow (mais sans les claviers), d'ailleurs ils ne se privent pas de deux belles reprises, ou encore Led Zep. Servi par une excellente sonorisation, ils ont conquis le public sans difficulté !
Très enthousiasmé à l'issue du concert, je n'ai pas résisté à acheter leur opus éponyme et à le faire dédicacer dans la foulée ! Les gars sont abordables et manifestement ravis de notre accueil. Photos de groupe, et hop !

Programme :
Until I Die
Breakaway
I Surrender (reprise de Rainbow)
High Flying Gypsy
New Song
Girl Got A Gun
Warning
Lay Down, Stay Down (reprise de Deep Purple)
Holy Water
Unaware.

INEPSYS [17h40-18h05]. Pour cette édition, le RF a réorienté sa programmation sur le hardrock et, du coup, l'étendard du progmetal n'est porté que par ce groupe établi à Albi. Autant dire que cette prestation figurait donc parmi mes objectifs prioritaires ! D'autant plus que par la magie Facebook j'avais pu sympathiser virtuellement avec son batteur Romain Castel.
Après avoir réalisé un premier opus "Time For Redemption", INEPSYS vient chez les Ch'tis défendre son deuxième, "The Chaos Engine", que ma p'tite Fée avait eu la bonne idée de leur acheter à distance. Compte tenu de la qualité de leur musique, c'est fort motivé que je peux enfin les découvrir sur cette scène "découvertes" du RF ! Ma motivation n'est hélas pas assez partagée car une large partie de public n'a pas daigné s'approcher de ce côté du site pour leur prestation. Une prière à Thor s'impose : "pardonnez-leur ils ne savent pas ce qu'ils font !".
Pour avoir visionné quelques vidéos sur youtube et notamment leur prestation au Crescendo Festival en aout 2015, je savais ce dont ils sont capables. Mon a priori n'a pas eu à souffrir de la réalité, car voilà de très bons musiciens qui, à mon humble avis, mériteraient davantage de médiatisation.
D'amblée, impossible de ne pas remarquer le talent de Ludovic Mercier à la guitare ! Ses soli sont juste époustouflants. Pendant que Romain Castel martèle implacablement ses fûts, son frère Benoît Castel assure ses nappes au clavier. Ce dernier a connu des soucis avec la sonorisation mais ils se sont heureusement estompés au fil du concert. En dehors de ce petit incident, les différents pupitres étaient audibles ; Jérôme Rollat au chant, Sylvain Peyrissous à la guitare et Guillaume Besson, remarquable également à la basse.
Cette vague de prog' dans un océan de metal fut un réel plaisir à écouter, avec des mélodies obsédantes et de beaux espaces d'expressions pour les différents pupitres. Ma seule légère frustration, que j'ai adressée de la même manière à Mathieu d'Anasazi, à Jeff de Mother & Pearl et à Olivier de the Soundroots, c'est que les paroles gagneraient en originalité à être chantées en français. Je sais bien que mon avis peut paraître un tantinet franchouillard, mais je l'assume ! Toutefois, à l'instar d'Overdrivers cités ci-haut, cela ne nous a pas empêché de passer un sacré bon moment avec INEPSYS et je veux croire que leur persévérance finira par payer !
Tiens, en parlant de payer, un passage à leur échoppe s'imposait ; un t-shirt et leur premier opus qui manquait à notre discothèque ! Quelques échanges d'impressions et une dédicace nous aurons permis de soutenir modestement cette bande de potes bien sympas !

Programme :
Prelude to Chaos
King of the Hill
Beyond Illusion
Wake up and shine
A Void between us.


DIAMOND HEAD [18h05-19h15]. Alors là, attention, on aborde une des légendes de la NWOBHM ! ahahaaaaa… j'imagine déjà parmi, les plus jeunes, me lisant avec des yeux exorbités et interrogatifs ! héhé … Je vous parle de la "New Wave Of British Heavy Metal", dans laquelle j'ai baigné une bonne partie de mon adolescence et qui a permis l'émergence de nombreux groupes tels que Diamond Head ! Ça me procure un grand plaisir de le voir encore représenté, même si le charismatique Brain Tatler est seul rescapé du groupe ! Imaginez ; la seule et unique fois où je les ai vus, c'était pour la tournée "Canterbury" le 30 septembre 1983 au défunt (mais mythique) Espace Balard, en première partie du concert de Black Sabbath ! 'cré boudiou ca n'vous rajeunit pô ! ...
Mais, trêve de nostalgie, contre vents et marées Brian tente de réanimer son groupe après quelques périodes de sommeil ; 7 opus en 36 années. A l'écoute de la prestation je n'ai pas complétement retrouvé mes émotions d'antan … Sans doute à cause du chanteur qui me faisait cruellement regretter Sean Harris.
Les cinq titres de la période "Lightning to the Nations" (1980) m'ont le plus accroché, en particulier "am I Evil ?" sans doute le plus connu car repris par Metallica ! Dommage que "Canterbury" (1983) soit oublié ; j'avais pourtant bien aimé à l'époque. Le groupe n'interprète que trois titres de son nouvel ouvrage paru cette année.
Brian a encore de beaux restes, et ses soli magnifiques en attestent. Je suis donc plutôt satisfait d'avoir assisté à ce concert qui m'a rappelé de bien bons souvenirs et de manière honorable. Bonne sonorisation également !

Programme :
Borrowed Time / Lightning to the Nations
Diamonds (Diamond Head)
Helpless (Lightning to the Nations)
Bones (Diamond Head)
To Heaven From Hell (Borrowed Time)
In the Heat of the Night (Borrowed Time)
The Prince (Lightning to the Nations)
Shoot Out the Lights (Lightning to the Nations)
It's Electric (Lightning to the Nations)
Shout at the Devil (Diamond Head)
Am I Evil? (Lightning to the Nations).

MALEMORT [19h20-19h50]. On pourrait d'office me faire malicieusement observer : "tiens, en voilà, un groupe français ET francophone ! il va donc te plaire !" Fort de l'écoute préalable de leur musique je me positionne donc avec bienveillance dans la fosse. Sans difficulté, puisqu'à cette occasion une grosse partie du public est une nouvelle fois ailleurs … décidément cette scène découverte n'attire pas les foules, en dépit des présentations faites au micro.
Est-ce la sonorisation (je n'ai rien perçu des paroles), ou est-ce mon humeur du moment, toujours est-il que je ne suis pas parvenu à trouver la porte d'accès à leur univers. Je suis déçu, car je les trouve a priori sympathique mais musicalement c'est trop bruyant à mes oreilles (il est vrai qu'avec le temps je suis devenu plus sensible aux sonorités progressives, mais quand même…). Je leur conserve mon estime eu égard à ce que j'avais écouté, mais ce n'est pas cette prestation qui m'aura convaincue…
Maigre assistance, une fois de plus, à l'instar d'Inepsys, le public était ailleurs, …

Programme : (à déterminer)


MYRATH [19h50-20h55]. Une de mes principales motivations du jour, ce groupe tunisien n'en finit pas de me séduire toujours davantage. Quatrième fois que leur concert m'enivre les sens ! A l'instar des danseuses orientales qui animent le plus souvent leurs spectacles, c'est un tourbillon d'émotions musicales qui nous envoutent systématiquement.
Leur dernier concert au Divan du Monde avait frustré un peu tout le monde, car le batteur ayant subi un malaise, la durée avait dû être écourtée.
Belle entame de prestation ; une des quatre danseuses du Divan du Monde exécute de majestueuses arabesques pendant que les membres du groupe arrivent successivement, alors que le public s'est massivement regroupé devant la scène. L'ambiance monte très nettement d'un cran si bien que le groupe pourra se vanter d'avoir emporté la meilleure de cette édition du festival !
Malek Ben Arbia (guitare), Zaher Zorgati (chant), Elyes Bouchoucha (clavier), Anis Jouini (basse) et Morgan Berthet (batterie) ont acquis désormais une véritable maturité. Ils persistent judicieusement dans leur particularité, jouant sur une identité musicale qui les distingue nettement dans la sphère metal. Les paroles alternent l'anglais et l'arabe, ce qui de mon point de vue est un atout supplémentaire !
Je suis content d'avoir échangé quelques mots avec le clavier, le guitariste, et le bassiste pour les soutenir dans leur démarche artistique qu'ils ont le courage d'assumer dans un pays en proie à de funestes démons. Le courage de jouer ce metal métissé, le courage de faire danser des danseuses orientales somptueusement vêtues, le courage de revendiquer leur liberté face aux dogmes religieux imposés. D'ailleurs, c'est bien la première fois que je vois le chanteur brandir une bouteille (de vin blanc il me semble, mais à vérifier) face au public !
Petit scoop confié au détour de nos échanges post-concert, Myrath ajoute une date Forum de Vauréal en décembre. Croyez-vous que j'irai ?
.
Programme : (à confirmer)
Believer
Get Your Freedom Back
Madness
The Needle
The Unburnt
Endure the Silence
Duat
Merciless Times
Beyond the Stars

THE ANSWER [21h25-22h40]. Ce groupe irlandais m'avait juste intéressé en première partie d'AC/DC en 2009, mais pas au point de les suivre par la suite. Lorsqu'ils sont passés au RF en 2012, il semble qu'ils aient marqué les esprits. Je me positionne donc en bonne place de fosse pour leur donner une nouvelle chance de séduire mes cages-à-miel.
Cormac Neeson (alias Pollux) au chant, Paul Mahon à la guitare, Michael Waters à la basse et James Heatley à la batterie reviennent donc pour fêter le dixième anniversaire de leur premier opus "Rise".
Après une intro aux sons celtes, très vite je me rends compte que nous allons passer encore un bon moment ! La sonorisation est très bonne et les musiciens nous proposent un bon gros hardrock des 70's avec des influences qui caressent mes sens ! Rien à jeter dans cette prestation qui passe trop vite. Cela m'a donné envie de m'intéresser d'un peu plus près à leur discographie, alors qu'ils vont sortir bientôt un sixième opus.

Programme : (à déterminer)


MOTHER'S FINEST [23h15-00h30]. La tête d'affiche du RF2016 a de quoi surprendre a priori, car ce groupe qui vient d'Atlanta (Georgie) a été créé en 1970 par la rencontre du duo Joyce "Baby Jean" Kennedy et Glenn "Doc" Murdock avec le guitariste Gary "Moses Mo" Moore et le bassiste Jerry "Wyzard" Seay, (qui sont encore là à ce jour) pour s'éclater sur des rythmes funky, soul/R&B mais agrémentés de guitares très lourdes… Ce qui fait d'eux une sorte de précurseur du metal fusion ! Pour ma part, étant grand admirateur de Infectious Groove, je me délectais par avance de ce concert !!
Par bonheur, nous avons pu nous installer au premier rang et nous appuyer fort opportunément sur la barrière, après une longue journée à crapahuter dans l'enclos de long en large !
Je pense que l'ingénieur du son a dû psychoter à l'idée de passer dans un festival de hard, car du coup la sonorisation était poussée à son maximum. Pas vraiment du bonheur, la basse et la batterie m'ont comprimé la cage thoracique pendant tout le concert ! Les protections auditives étaient juste indispensables sur ce coup-là !
Néanmoins, cela ne m'a pas gâché le plaisir. Bien protégé, et bien placé, j'ai pu admirer le talent de ces musiciens qui sont toutefois restés dans un registre assez éloigné du metal. Bien loin du plaisir que peuvent me procurer les membres d'Infectious Groove qui sont capables de me faire déjanter complétement. Mother's Finest reste avant tout un groupe de funk-rythm'n'blues, les décibels amplifiés ce soir ne changent rien à l'affaire.
Mais respect pour Joyce qui, à 68 ans quand même assure vraiment bien, de la voix et du geste ! Idem pour ses fidèles partenaires ! Pour leur dernier passage en France, il y a trente ans quand même, ils étaient déjà là exceptés Dion Derek Murdock (le fils de son père ?) à la batterie et John "Red Devil" Hayes à la seconde guitare. Alors certes, on pourra toujours râler en imaginant une autre tête d'affiche autrement plus metal (voire prog metal) mais franchement je ne regrette pas d'avoir fini ce festival ensoleillé par cette touche de fantaisie bien venue !

Programme :
Funk A While
Burning Love
Truth'll Set You Free
Can't Fight The Feeling
I Don't Wanna Come Back
Mickey's Monkey
Climb To The Cross
Take Control
Breaking Down The Wall
Give It Up
Baby Love
Piece Of Rock
Boom Boom
RAPPEL
My Badd
Somebody To Love.