samedi 30 mai 2026

GAZPACHO – John Dee (Oslo, Norvège) – samedi 30 mai 2026

 

Peu de groupes enivrent nos sens comme GAZPACHO. Pourtant, je dois honnêtement confesser que cet intérêt a mûri de longues années, avant de céder totalement à son charme. Mais désormais, avec ma P'tite Fée nous sommes prêt à tous les excès (enfin presque !).

POUR MEMOIRE. GAZPACHO, fondé en 1996 à Oslo, termine ce soir la promotion de son douzième album, "Magic 8-Ball" qui est paru le 31 octobre 2025. Le trio fondateur maintient une honorable stabilité. Autour de Jan-Henrik Ohme (chant, depuis 1996), Jon-Arne Vilbo (guitares, depuis 1996), et Thomas Andersen (claviers, depuis 1996), les autres démontrent une honorable fidélité ; Mikael Krømer (violon, guitares, mandoline, depuis 2001), Kristian Torp (basse, depuis 2005), ainsi que Robert Johansen (batterie, de 2004 à 2009, et depuis 2017).

Depuis le 7 février 2026, nous participons au parcours du sextuor norvégien qui assure la promotion de son récent album "Magic 8-Ball". Notre musico-tourisme nous a ainsi menés aux Pays-Bas (à deux reprises), en Belgique et en France. Dans notre grande sagesse, ces quatre prestations nous ont convaincu d'assister à la dixième et ultime étape de cette tournée européenne. Assister à sa prestation devant son public, ne pouvait que générer une déraisonnable pulsion. Dans l'absence totale de mûre réflexion, dès le 2 avril, nous nous sommes engagés avec d'autant plus d'entrain que le cout du ticket de concert est modique (36,45 €).

Ce soir à Oslo, nous assistons ainsi à notre cinquième concert de cette série d'évènements itinérants, soit une bonne moitié des dates inscrites au dos de notre t-shirt. Nous n'en avions pas fait autant pour LAZULI, ni pour Steven WILSON (et pourtant...) !

Si l'actualité internationale quelque peu agitée (…) n'est pas étrangère à notre envie d'évasion, elle a également perturbé notre attente avec un risque non négligeable d'annulation de notre vol. Après quelques semaines de suspense, lorsque nous posons enfin nos pieds sur le sol norvégien pour la quatrième fois, nous sommes particulièrement ravis, et soulagés !

De surcroit, après la canicule française, nous nous attendions à une météo maussade annoncée ; mais en fait, le climat s'est montré clément, un temps très agréable (21°) et très ensoleillé. Tout va bien !


La salle de concert John Dee, d'une capacité de 500 personnes, située au sous-sol du Rockefeller Center, en plein cœur d'Oslo, a ouvert ses portes en 1997. Elle partage ses murs avec le Rockefeller Center (capacité 1300), qui est gérée avec une autre salle, le Sentrum Scene (capacité 1750), située juste en face dans la rue.

Nous trouvons sans trop de peine le bâtiment "Rockfeller" qui abrite la salle John Dee. L'entrée semble d'autant plus insignifiante que lorsque nous arrivons vers 18h personne n'attend ! On en profite pour s'attabler à la terrasse du bistrot d'en face, sous un radieux soleil, et déguster une "Aass", une désaltérante bière locale. Les musiciens de GAZPACHO passent sur le trottoir d'en face et nous saluent poliment avec une sobriété norvégienne que nous respectons.

A l'ouverture des portes, à 19 heures, nous sommes dans une maigre file d'attente. J'imagine que compte du tenu du climat local, les Norvégiens ne sont pas naturellement enclins à attendre longtemps dehors ; et de fait, il s'avèrera que la salle se remplira quelques minutes avant le concert… Nous n'avons donc aucune difficulté à nous positionner à la barrière, au pied de la scène, en son centre gauche en la regardant. A côté de nous, un couple est venu d'Autriche aussi pour ce concert (plus tard, j'apprendrais qu'un Brésilien présent postule également au titre des mélophiles-voyageurs les plus passionnés).

La configuration de la salle surprend ; elle est en largeur. La fosse est surmontée d'un trottoir de quelques centimètres, le bar est sur le côté droit en entrant, alors que l'échoppe occupe un coin, au fond de la salle. Quant à la scène, sa largeur se conjugue avec sa profondeur pour laisser un très bel espace aux six musiciens.


Il n'y pas d'artiste invité, pour ouvrir la soirée.

LE CONCERT [20h30-22h30]

Très vite, nous retrouvons cette atmosphère si délicieuse qui anime notre flamme, grâce à une acoustique excellente, et une sonorisation parfaitement maitrisée. Même si notre emplacement nous impose le son de la batterie située en face de nous. Le dispositif d'éclairage est relativement sobre mais varié et il met parfaitement en valeur les musiciens, dans une ambiance aux couleurs douces et apaisées. Cela étant dit, l'idée de projeter les images du fond d'écran depuis le plafond de la fosse, ne m'a pas vraiment paru judicieux ; au lieu d'être diffusées sur le drap mural, les images venaient se disperser les musiciens …

Notre emplacement nous permet d'observer de près et d'admirer tout particulièrement le jeu de Mikael Krømer, de Robert Johansen et bien sûr de Jan-Henrik Ohme.



De Mikael émane un personnage sensible, posé, et maitrisé. Il alterne les instruments, violon et guitares, avec brio et délicatesse. Bien entendu, le mérite est moins dans le respect de ses participations qu'il connait par cœur, que dans la sensibilité de son expression musicale. Sa concentration pendant ses exercices tranche avec ses larges sourires qu'il consent sous les ovations méritées. Détail amusant, après chaque intervention il dépose son violon à ses pieds avec un soin presque maniaque, obsessionnel, pour l'aligner à son socle de commandes.

Je demeure impressionné par la stature de Robert, entouré de son dispositif de percussions. Son allure de bucheron tranche avec la juste mesure de ses frappes, et son calme apparent. Assis sur son tabouret, il semble répéter dans sa tête l'expression de toutes les nuances attendues. Je l'ai observé plus souvent qu'à son tour durant le concert. J'admire sa délicatesse avec laquelle il caresse les toms et les cymbales, avec le bout de ses doigts ou les feutres de ses mailloches. Les olives de ses baguettes frappent les caisses, tantôt en douceur pour respecter la mélancolie, tantôt avec une violence saisissante pour exprimer le désespoir et la révolte. Avec ses pédales qui actionnent sa grosse caisse et son charleston; il achève d'amplifier un efficace kaléidoscope d'émotions.

Le pilier Kristian, discret et humble, positionné entre les pupitres de la batterie et des claviers, est parfaitement synchronisé avec ses complices par son jeu très délicat. Ses caresses sur les cordes expriment avec parcimonie les douces ambiances ; ses interventions ne sont jamais assourdissantes et sont pourtant essentielles.

Je suis un peu frustré de ne pas pouvoir distinguer la dextérité du clavier ; Thomas dont le jeu accompagne les mélodies oniriques avec une faculté à émouvoir qui est particulièrement éloquente.

La finesse et l'habileté des accords et soli de Jon-Arne accentuent encore la beauté des chansons. Lui aussi très appliqué dans ses interventions, son sourire timide dissimule son plaisir évident de contribuer aux ambiances.

J'aborde délibérément le cas de Jan-Henrik en dernier. Non pas par omission ou par mépris, mais au contraire parce que sa présence, son chant, son expression, constituent un enchantement constant, polarisant pendant tout le concert. J'admire beaucoup les chanteurs qui allient leur talent vocal à leur charisme. Celui de Jan-Henrik est particulièrement émouvant. Le geste est mesuré et sobre mais paradoxalement il est puissamment expressif. Tout comme le timbre de sa voix dont les vibratos développent une sensibilité bouleversante. Au début de la soirée il s'exprime en norvégien, entretenant une agréable sensation dépaysante. Mais, détectant des étrangers dans la fosse, il présente les chansons en anglais.

Nos précédentes expériences de communion avec le public norvégien nous avaient un peu agacés. Mais pas ce soir. Aucun (ou peu de) bavardage dans l'assemblée. Respect total. Durant le titre "Bravo", le refrain fut même chanté.

Finalement, cette soirée constitue notre meilleur souvenir des cinq concerts ! Ambiance, son, prestation, tout fut excellent.

Starling

Nous n'avions pas l'outrecuidance d'espérer un programme différent du reste de la tournée. Mais, finalement nous avons été gratifiés d'un titre supplémentaire ! La phase introductive est absente, et les dix-sept titres ont permis de vivre intensément deux bonnes heures de musique. A l'instar de Zoetermeer (mais aussi de Londres), la chanson "Bravo" est bien ajoutée au rappel. La particularité de ce soir tient dans l'ajout de "Fireworker", inséré en milieu de soirée, et qui n'avait pas été chantée sur les dates précédentes de cette année (nous avions entendu ce titre en 2022 au Petit-Bain et en 2023 au Prog en Beauce).

Ce florilège de leur discographie pioche dans huit albums ; six titres sont issus de "Tick Tock" (2009), cinq de "Magic 8-Ball" (2025), un de "Fireworker" (2020), un de "March of Ghosts" (2012), un de "Missa Atropos" (2010), un de "Night" (2007), un de "Soyuz" (2018), et un de "Bravo" (2003).

PROGRAMME

  1. We Are Strangers (Magic 8-Ball, 2025)
  2. Soyuz One (Soyuz, 2018)
  3. Golem (March of Ghosts, 2012)
  4. Gingerbread Men (Magic 8-Ball, 2025)
  5. 8-Ball (Magic 8-Ball, 2025)
  6. The Walk, Part 1 (Tick Tock, 2009)
  7. The Walk, Part 2 (Tick Tock, 2009)
  8. Fireworker  (Fireworker, 2020)
  9. Starling (Magic 8-Ball, 2025)
  10. Upside Down (Night, 2007)
  11. Sky King (Magic 8-Ball, 2025)
  12. Tick Tock, Part 1 (Tick Tock, 2009)
  13. Tick Tock, Part 2 (Tick Tock, 2009)
  14. Tick Tock, Part 3 (Tick Tock, 2009).

RAPPEL :

  1. Defense Mechanism (Missa Atropos, 2010)
  2. Winter Is Never (Tick Tock, 2009)
  3. Bravo (Bravo, 2003). 


Un bilan de cette folle fantaisie … Non, je ne regrette rien de cette déraison. Après tout, notre plaisir ne nuit à personne. Cette tournée nous a permis de voyager au pays des Bataves et des Vikings, mais aussi de parfaire encore notre connaissance de la discographie de GAZPACHO ("Bravo") et notre admiration pour ces artistes et leurs chansons.

Toutes ces émotions donnent soif ; je déguste une bonne bière Ringnes. Les musiciens sont accessibles pour discuter ; nous saluons Jan-Henrik, Robert et Mikael qui se montrent sensible à notre déplacement et nos félicitations. J'aimerais pouvoir davantage leur exprimer notre admiration avec un meilleur anglais, mais à quoi bon. Ils ont visiblement passé un bon moment. Nous aussi. Fin de l'histoire…

Lorsque nous sortons de la salle, nous observons qu'il fait encore jour à 23 heures ; nous sommes en Scandinavie, un autre monde.

Bravo

dimanche 17 mai 2026

SAXON + SORTILEGE + OVERDRIVERS – Le Zénith (Paris 19e) – dimanche 17 mai 2026.

Retour vers Mon passé (argh, 45 !).

CHAPITRE I. Nous sommes le dimanche 22 novembre 1981, je suis au PAVILLON BALTARD de Nogent sur Marne (94) pour assister au concert de SAXON, qui assure sa promotion de l'album "Denim and Leather". Je n'ai pas hésité à me procurer le ticket de 53 FF (8,08 €), car depuis l'été 1980 l'album "Wheels of Steel" hante ma platine inlassablement. De même que "Strong Arm Of The Law", que deux potes m'avaient offert pour mon anniversaire. Au grand désespoir de mes parents, le quintuor formé de Biff Byford (chant), Nigel Glockler (batterie), Paul Quinn (guitare), Graham Oliver (guitare), et Steve Dawson (basse) contribue (h)ardemment à entretenir la vague métallique qui déferle sur l'Europe.

En état d'addiction, je retourne volontiers les voir au ZENITH de Paris le vendredi 11 octobre 1985 (tournée Crusader). Puis le dimanche 2 novembre 1986 (tournée Rock the Nation ; Steve Dawson venait alors d'être remplacé par Paul Johnson).

Cependant, durant les années 90, je confesse les avoir un peu négligés au profit de lames plus acérées. Ce désintérêt relatif, est sans doute en accord avec les raisons du départ de Steve Dawson (…), mais aussi une quête de nouvelles sensations. En dépit de cette infidélité, je dois préciser que JAMAIS à ce jour je ne me suis ennuyé à un concert de SAXON ! Ambiance garantie !! Mais par la grâce d'une programmation en tête d'affiche du RAISMESFEST le samedi 13 septembre 2008, SAXON m'inocule une piqûre de rappel.

Malheureusement, durant l'été 2025, Biff Byford a révélé suivre un traitement contre un cancer. Leur tournée qui était prévue à la fin de l'été 2025 fut ainsi reportée. Report confirmé, donc.

Ces gars-là méritent le respect pour leur pugnacité, leur sincérité, même si leurs choix musicaux ne m'ont pas toujours paru opportuns.

SAXON n'était plus revenu au Zénith en tête d'affiche depuis quarante années ! (j'étais présent pour leur belle prestation au Zénith le 8 avril 2024, mais ils étaient invités par Judas Priest). Ce soir, j'assiste ainsi à mon septième concert de SAXON.

CHAPITRE II. Nous sommes le mardi 8 mars 1983, je suis au BATACLAN afin d'assister au concert de DEF LEPPARD qui assure sa promotion du bien-nommé album "Pyromania". Ma dernière année de lycéen n'est pas encore terminée, mais cette soirée en semaine dans le 11e arrondissement n'est pas vraiment un obstacle. Mon ticket m'avait couté 63 FF (9,60 €). Auparavant, j'ai déjà été sensibilisé à SORTILEGE, un p'tit groupe français et francophone qui semble s'installer durablement dans notre paysage musical. L'annonce de son invitation en première partie est une bonne nouvelle ! La prestation de Christian "Zouille" Augustin (chant), Stéphane Dumont (guitare), Didier Demajean (guitare), Daniel Lapp (basse) et Bob Dumont (batterie) achève de me séduire à cette occasion ; la voix claire, rugueuse et juste est d'autant plus éloquente qu'elle exprime des textes en français, et les interventions de guitares sont redoutables pour valoriser des belles mélodies puissamment rythmées. Je me réjouis d'influences habilement exploitées ; celles de Judas Priest principalement.

L'Armée m'appelle le 1er avril 1984, mais même avec un crâne tondu, je n'omets pas la parution du vinyle 33T " Métamorphose ", que je me procure le 23 juin 1984, moyennant 51 FF (7,77 €).

Puis, en dépits d'obstacles militaires, j'avais pris un risque un misant sur le Sésame des deux jours (29 et 30), du BREAKING SOUND FESTIVAL, à l'Espace d'exposition du Bourget, moyennant 185 FF (28,20 €) ! J'assiste ainsi le mercredi 29 aout 1984, à la prestation de SORTILEGE qui est alors à son apogée. Il partage la scène avec l'illustres artistes ; HIGH POWER, BULLET, HEAVY PETTING, METALLICA, Gary MOORE, et OZZY OSBOURNE.

Puis, le 26 juin 1986, je me procure le vinyle 33T " Larmes De Héros " pour 52 FF (7,93 €) [eh oui l'inflation était passée par là !]. Hélas, ce bel album mélodique, (certains l'estimeront un peu moins énergique que le précédent (?!)), scellera le sort du groupe ; c'est le chant du cygne. SORTILEGE, sans doute mal conseillé, mal soutenu, se sépare. Je me souviens qu'à l'époque, leurs obligations militaires avaient été également évoquées pour expliquer cet abandon.

Nota bene : détail que je considère révélateur, en tant que militant pour la langue française ; les tentatives d'adaptation en langue anglaise de leurs deux albums n'ont jamais convaincu, ni les anglais, ni les allemands (et encore moins les Français, évidemment !). Téléphone et Trust s'étaient déjà cassés les dents sur cette prétention, mais les promoteurs sont têtus… La notoriété de SORTILEGE était pourtant en plein essor dans le BENELUX, en SUISSE et même en ALLEMAGNE ! A une époque où TRUST était victime de ses égo et de ses atermoiements, le public français pouvait légitiment miser sur cette valeur montante ! Mais bon…

J'avoue que la reformation de SORTILEGE à l'aube des années 2020 n'avait pas retenu mon attention car elle s'accompagnait de tensions regrettables et ridicules au regard de l'enjeu... Ce soir, j'assiste ainsi à mon troisième concert de SORTILEGE (enfin, ce qu'il en reste)...


Bref, en ce jour frais et pluvieux, mon fils ainé m'accompagne pour cet évènement. Peut-être devrais-je dire l'inverse ; j'accompagne mon fils, car sa motivation a précédé la mienne…

Ouverture des portes à 17:30. Premier choc, en entrant ; la superficie de la fosse est fortement réduite. Décidément, ma nostalgie est entretenue aussi par cette configuration restreinte qui me ramène quatre décennies en arrière, lorsque le Zénith avait accueilli DIO, le 5 mai 1986. En tous cas, je comprends mieux l'affichage prétendument "complet" qui avait bien failli me priver de la soirée ! En effet, je m'étais décidé tardivement, avant de me confronter à l'absence persistante de ticket pour la fosse !! J'étais prêt à renoncer, lorsque j'ai finalement pu me procurer le Sésame la veille, le 16 mai !…

Dans ces conditions, nous parvenons à nous positionner relativement proche de la scène.

OVERDRIVERS [19h-19h20]. https://www.overdriversrock.com/band

La participation d'OVERDRIVERS est une excellente surprise. Ces valeureux ch'timis, dotés d'une énergie communicative et d'un talent indéniable, avaient déjà décrassé mes cages à miel à l'occasion du Raismesfest, le samedi 10 septembre 2016. Nous avions gardé les doigts dans la prise pendant toute leur prestation ! Voici mon récit de l'époque : "Ces Ch'tis de Béthune, sont survoltés, dans un registre délibérément influencé par AC/DC ! Impossible pour le public (auquel je m'associe évidemment) de ne pas battre du pied et de la nuque en écoutant ce hardrock diablement efficace ! Adrien Desquirez au chant et guitare rythmique, Anthony Clay guitare/chœur, Sebastien Lorquet basse/ chœur et Florian Morgano à la batterie délivrent une dose impressionnante d'énergie ! Anthony Clay est le plus turbulent de tous puisqu'il n'hésite pas à faire quelques allers et retours dans le public ravi de partager ainsi cette folie ! Pour eux comme pour l'autre, j'estime cependant qu'ils se singulariseraient en chantant en français ; faute de quoi ils ne peuvent que souffrir de la comparaison avec AC/DC, Airbourne et une multitude d'autres groupes assimilés. Mais nous avons passé un bon moment avec eux, c'est le principal ; pour ce qui est de leur avenir, ça les regarde…"

Fondé en 2015, le quatuor ch'timi n'a pas tardé à réaliser un premier album "Rockin' Hell" paru le 30 avril 2016. Un deuxième, intitulé "She's On Her Period" (alors là, on est au comble de l'élégance !) est paru le 28 Septembre 2018.

Après " Rock Out " un mini-album paru en 2021, le troisième album, intitulé " Glory Or Nothing " est paru le 7 mars 2025.

Je retrouve, fidèles à leur poste, Adrien Desquirez (chant et guitare rythmique), Anthony Clay (guitare solo et chœurs), Florian Morgano (batterie et chœurs), Lion Das Neves (basse et chœurs). Le quatuor perdure depuis dix ans !

L'étroitesse de la salle se reflète sur la scène ; les quatre musiciens sont alignés, batteur compris, sur le périmètre peu profond qui leur est concédé. Curieuse impression, mais finalement intéressant. Au moins, il n'y a pas de jaloux ; tout le monde est à la même enseigne ! L'éclairage est réduit au strict nécessaire, mais on s'en fout, on est là pour le rock'n'roll, sacré nom d'au-delà !

La sonorisation me parait parfaitement maitrisée, équilibrée. Le son est suffisamment puissant pour attiser les humeurs, mais sans excès et donc audible sans besoin de protection.

Les corps s'électrisent sous le joug des rythmes irrésistibles, binaires ou endiablés, des accords de guitares fougueux et des chœurs hargneux. Pas de doute, on est dans le sillage d'un hardrock bigrement efficace, idéal pour festoyer ! Immédiatement, l'auditeur ressent les influences évidentes d'OVERDRIVERS ; AC/DC, ANGEL CITY, ROSE TATTOO, et AIRBOURNE. Le chant rappelle le timbre de Gary Stephen dit "Angry" Anderson. Les guitares émettent le son distinctif des groupes précités.

Mais limiter l'appréciation à cette comparaison serait réducteur et même injuste, car il ne suffit pas d'imiter encore faut-il convaincre ! L'ovation bruyante du public laisse peu de doute sur la satisfaction générale. Le temps de passage est bien trop court, mais avec trois groupes à l'affiche, il fallait s'attendre à une frustration réciproque…

Leur discographie est brièvement évoquée avec une sélection de cinq titres, dont trois issus de "Glory Or Nothing" (2025), un de "She's On Her Period" (2018) et un de "Rockin' Hell" (2016).

PROGRAMME 


1.      Bad Breath Girl (Glory Or Nothing, 2025)
2.      Overdrivers (Glory Or Nothing, 2025)
3.      We Are One (Glory Or Nothing, 2025)
4.      Show Your Boobies (She's On Her Period, 2018)
Guitar Solo
5.      Rockin' Hell (Rockin' Hell, 2016).

Je tiens à les soutenir, en dépit de mon engagement à limiter mes achats désormais (tout commentaire mesquin me semble superflu). A l'échoppe, je me procure deux de leurs albums en CD, même si je trouve le prix un élevé (20€, chaque). A un prix plus raisonnable, j'en aurais volontiers acheté deux autres… Tant pis ! D'ailleurs, l'échoppe dédiée à SAXON montre un magnifique t-shirt de la tournée (les seules trois dates françaises au dos), mais à 40 €, ce sera sans moi !


SORTILEGE [19h45-20h30]. https://sortilege.website/

La genèse débute en 1980 sous le patronyme BLOOD WAVE. Ensuite, ses fondateurs recrutent l'actuel chanteur Christian Augustin, et changent le nom du groupe. Ainsi naquit SORTILEGE. De ce quintuor, je ne retrouve que Christian "Zouille" Augustin (chant, (1981-1986, 1992, et depuis 2018/20). Résultat de regrettables tensions avec ses anciens complices fondateurs, Zouille a dû se résoudre à sélectionner une nouvelle formation. Il est désormais entouré d'Olivier "Commandant" Spitzer (guitare rythmique et chœurs, depuis 2020), Sébastien "Shag" Bonnet (basse et chœurs, depuis 2021), Clément "Cadet" Rouxel (batterie, depuis 2021) et Michaël Zurita (guitare solo, depuis 2025).

Un cinquième album, intitulé "Le Poids de l'âme" est paru le 21 novembre 2025.

En abordant son concert avec un titre de 1984, SORTILEGE ne pouvait qu'animer une forte émotion ! Ça fleure bon mes années 80 !

La sonorisation demeure très bien équilibrée. La scène, ayant gagné en profondeur, laisse légitiment davantage d'espace à la légende française. Un immense drap en fond de scène est à l'image de leur dernier album, faisant allusion à la mythologie égyptienne. L'éclairage est en conséquence plus puissant.

Je suis impressionné par la voix de Zouille au timbre toujours rugueux et juste, alors qu'il a 68 ans et demi, quand même ! Sa tessiture demeure étendue et puissante ; je pourrais fermer les yeux et me croire quatre décennies auparavant ! Impressionné aussi par Michaël Zurita une belle récente recrue qui assure de très bons soli dans le respect du style musical du groupe. Tous les musiciens s'impliquent et assurent le tempo.

Leur prestation est impeccable, les musiciens sont impliqués. La musique résiste bien à l'épreuve du temps et reste puissante, mélodique. J'éprouve beaucoup de respect pour cette volonté commune d'entretenir une Légende française. Néanmoins, en dépit de la sincérité des protagonistes, mon enthousiasme demeure tempéré. Je ne parviens pas dissiper une légère amertume ; ma nostalgie d'une époque lointaine et révolue parce que les membres d'origine ne sont pas parvenus à surmonter des querelles nuisibles à l'ambiance de retrouvailles. Mais je concède que mes états d'âme sont sans doute aussi futiles que les motifs des contestataires. Les absents ont toujours tort.

Quoi qu'il en soit, je suis ravi de partager le plaisir du public, auquel je me joins donc  volontiers lors des ovations. Davantage enthousiaste pour les vieux titres.

Le programme défend bien sûr la récente reformation de SORTILEGE. Il est astucieusement équilibré pour satisfaire à la fois les nostalgiques, et les plus récents admirateurs. Les cinq albums sont évoqués avec onze titres. Trois issus de "Apocalypso" (2023), et deux de "Le Poids De L'âme" (2025). Mais, la large part d'un public grisonnant (dans lequel je m'inclus évidemment) est ravi ; l'âge d'or est fortement valorisé avec trois titres de "Sortilège" (1983), deux de "Métamorphose" (1984), un de "Larmes de héros" (1986).

PROGRAMME

  1. D'ailleurs (Métamorphose, 1984)
  2. Progéniture (Sortilège, mini album, 1983)
  3. Vampire (Apocalypso, 2023)
  4. Chasse le dragon (Larmes de héros, 1986)
  5. Medusa (Le Poids De L'âme, 2025)
  6. Le sacre du sorcier (Apocalypso, 2023)
  7. Civilisation perdue (Métamorphose, 1984)
  8. Le Poids De L'âme (Le Poids De L'âme, 2025)
  9. Poseidon (Apocalypso, 2023)
  10. Amazone (Sortilège, mini album, 1983)
  11. Sortilège (Sortilège, mini album, 1983).


SAXON [21h-22h45] https://www.saxon747.com/

Deux groupes sévissaient dans le Yorkshire durant les années 70, BLUE CONDITION et COAST. En 1975, leur délitement a abouti à la fusion d'un groupe qui s'est d'abord nommé SON OF A BITCH. Ce doux nom ne roucoulait pas aux oreilles du promoteur, et SAXON fut préféré, dès 1978. Ainsi naquit le quintuor avant de connaitre une notoriété ascendante dans les années 80, notamment en assurant les premières parties de soirées pour Motörhead et Ian Gillan Band.

Le vingt-quatrième album studio du groupe, "Hell, Fire And Damnation" est paru 19 janvier 2024. L'album avait été promu lors d'une tournée avec Judas Priest. Cette fois, il s'agit d'une autre tournée intitulée "Castles and Eagles Show", qui compte six dates autonomes mais qui seront suivies de nombreuses participations à des festivals européens, elle a débuté le 24 avril à Barcelone et prévoit de perdurer jusqu'au 28 aout à Wörrstadt (Neuborn Open Air Festival).

Le duo fondateur Biff Byford (chant), et Nigel Glockler (batterie) est désormais entouré de Nibbs Carter (basse, depuis 1988), Doug Scarratt (guitare, depuis 1996), et Brian Tatler (guitare, depuis 2022).

L'atmosphère traditionnelle ne se dément pas, et l'ambiance est belle et bien là, comme d'habitude. La scène est grandiose, avec un gigantesque aigle lumineux qui surplombe la scène. Le secteur de la batterie est entouré d'un décor simulant des murs d'une enceinte médiévale. En fond de scène, un écran diffuse des évocations adéquates ; un circuit de courses motocyclistes, des pochettes d'albums emblématiques ou des allusions aux thèmes chantés (guillotine, croisade,…)

La sonorisation me semble excellente ; elle laisse entendre le chant des guitares et celui d'une voix reconnaissable entre toutes. Biff ne laisse rien paraitre de ses 75 ans, ni de ses soucis de santé.

Le nom donné à la tournée me laissait imaginer un rapport avec l'album "Crusader". Mais, c'est "Wheels of Steel" qui a été privilégié, paru le 3 avril 1980 ; il y a peu plus de quarante-six ans ! Le plus récent album a été brièvement évoqué, mais la majeure partie du concert a évoqué délibérément nos chères années 80, pour le bonheur d'un auditoire ravi !

SAXON célèbre le heavymetal avec une vigueur et une conviction conforme à ce qu'est venu chercher un public fidèle depuis tellement longtemps. SAXON ne s'encombre pas de démonstration de virtuosité (quoique), ce n'est pas son propos ; ici c'est le son mélodique et galvanisant qui priment !

Le rappel débute avec un titre particulièrement symbolique "Denim and Leather" ; des admirateurs n'hésitent pas à jeter leur veste-à-patch sur la scène. C'est alors que les musiciens enfilent tous une des vestes ; on imagine la fierté des propriétaires ! Un grand moment de communion, et de respect mutuel ! Les vestes seront rendues à leurs propriétaires, qui ne manqueront pas de les conserver en reliques, sans plus jamais les laver !

Mais le temps passe trop vite, et déjà "Princess of the Night" clôt le spectacle accompagné d'une assistance en chorale époumonée et particulièrement enthousiaste, comme pour ralentir la chute de ce maudit sable qui ne manquera pas d'arriver à son terme.

SAXON nous a proposé un florilège de leur âge d'or, en évoquant six albums, avec vingt titres, dont les neuf issus de "Wheels of Steel", trois de "Denim and Leather", trois de "Strong Arm of the Law", deux de "Power & the Glory", et un de "Crusader". Et deux de "Hell, Fire And Damnation" histoire de rappeler qu'ils sont encore vivace après toutes ces décennies.

Fait notable et honorable, les programmes diffèrent à chaque date, avec pour socle commun l'album " Wheels of Steel ".

PROGRAMME
Bande-son introductive The Prophecy

  1. Hell, Fire and Damnation (Hell, Fire And Damnation, 2024)
  2. Power and the Glory (Power & the Glory, 1983)
  3. And the Bands Played On (Denim and Leather, 1981)
  4. Dallas 1 PM (Strong Arm of the Law, 1980)
  5. Madame Guillotine (Hell, Fire And Damnation, 2024)
  6. Heavy Metal Thunder (Strong Arm of the Law, 1980)
  7. The Eagle Has Landed (Power & the Glory, 1983)

Wheels of Steel

  1. Motorcycle Man (Wheels of Steel, 1980)
  2. Stand Up and Be Counted (Wheels of Steel, 1980)
  3. 747, Strangers in the Night (Wheels of Steel, 1980)
  4. Wheels of Steel (Wheels of Steel, 1980)
  5. Freeway Mad (Wheels of Steel, 1980)
  6. See the Light Shining (Wheels of Steel, 1980)
  7. Street Fighting Gang (Wheels of Steel, 1980)
  8. Suzie Hold On (Wheels of Steel, 1980)
  9. Machine Gun (Wheels of Steel, 1980).

RAPPEL :

  1. Denim and Leather (Denim and Leather, 1981)
  2. Strong Arm of the Law (Strong Arm of the Law, 1980)
  3. Crusader (Crusader, 1984)
  4. Princess of the Night (Denim and Leather, 1981).

La messe est dite. Les adeptes ravis se dispersent, l'esprit émerveillé par une parenthèse d'émancipation bienvenue en ce moment…




mardi 12 mai 2026

KARNIVOOL – Bataclan (Paris 11ème) – mardi 12 mai 2026.

 

Cette soirée pose de nouveau un cas de conscience aux mélomanes. La légende vivante, le guitariste virtuose Steve HACKETT joue ce soir à la salle PLEYEL, là-même où nous l'avions vu le 30 novembre 2021. J'aurais pu assister à mon cinquième concert du Monsieur. Il fallait donc arbitrer un dilemme insurmontable et décider la moins mauvaise solution…

L'album de KARNIVOOL "Sound Awake" m'avait séduit en 2019, mais il m'avait fallu attendre sa prestation du 29 juin 2024 pour les découvrir sur scène. Ce jour-là, KARNIVOOL a été le dernier groupe qui a foulé la scène du magnifique Openluchtheater de Valkenburg, dans le cadre du prestigieux Midsummer festival. Après six éditions, le festival a été contraint de déplacer ses rendez-vous annuels, pour une sombre querelle de voisinages … Il se tient désormais à Maastricht (…). Nous n'avions pas eu l'opportunité de revoir KARNIVOOL depuis.

Bref, ces Australiens se font rares dans nos contrées, d'autant plus qu'ils n'avaient rien produit en studio depuis treize années. Ian Kenny justifie cette attente en expliquant que les membres du groupe ont peu d'opportunité de se réunir pour écrire de la musique, car ils vivent éloignés les uns des autres. L'écoute du quatrième album, intitulé "In Verses" (Notez l'astuce ; les initiales du titre évoquent opportunément "quatre" en chiffres romains !), qui est paru le 6 février 2026, m'a finalement convaincu d'acquérir le ticket. Parmi les vingt-deux dates de leur tournée européenne "In Verses Tour 2026", débutée le 14 avril à Copenhague (Amager Bio), deux étapes sont inscrites en France, dont une à Paris. Elle se terminera le 15 mai à Manchester (Academy).

Après une pause de trois semaines dans mon calendrier des concerts, KARNIVOOL avec son metal progressif devrait me distraire d'une sinistre actualité (…). Depuis quatre décennies, j'ai sans doute manqué beaucoup de grands évènements au Bataclan ; CAMEL, PENDRAGON pour ne citer qu'eux. Nonobstant, j'y reviens avec nostalgie, pour une vingt-troisième soirée depuis le 21 mars 1981. Après ce mémorable concert d'IRON MAIDEN, je n'oublie pas toutes ces belles émotions vécues ici avec MOTÖRHEAD, UFO, FRANK MARINO, OPETH, MARILLION, PORCUPINE TREE, ANATHEMA et tant d'autres. Pourtant, je n'étais pas revenu au Bataclan depuis le 10 décembre 2022 (CLUTCH).

J'arrive pour l'ouverture des portes (18h30) ; étonnamment la file d'attente est maigre. En fait, le Bataclan sera bel et bien rempli, mais les gens arrivent à la dernière minute, en ce jour de semaine. Mon fils ainé me rejoint à temps pour me payer une excellente IPA avant d'intégrer la fosse à une position excellente, au troisième rang, légèrement excentré sur notre droite. En fosse, je ne reconnais personne de notre microcosme, dont la plupart est à la salle Pleyel. Toutefois, mon t-shirt de Leprous permet de m'identifier auprès d'un ami virtuel de longue date que je suis ravi de rencontrer enfin !

INTERVALS [19h30-20h15].
https://intrvls.com/
https://www.youtube.com/@Intervalsmusic
https://intervalsmusic.bandcamp.com/album/memory-palace

Ce groupe canadien était totalement inconnu à mon répertoire. J'apprends qu'il fut fondé en 2011, à Toronto (Ontario). Il exprime un metal progressif instrumental. Le guitariste Aaron Marshall en est à l'origine, après avoir quitté son ancien groupe, Speak of the Devil. Il est actuellement entouré de Nathan Bulla (batterie, depuis 2016), Jacob Umansky (basse, depuis 2017), Travis LeVrier (guitares, depuis 2019). Fait notable, entre autres collaborations, le guitariste Plini Roessler-Holgate a également œuvré avec le groupe en 2016.

Son cinquième album, intitulé "Memory Palace" est paru le 17 mai 2024. L'album me semble mal distribué, en tous cas présent uniquement en téléchargement sur leur site officiel, bandcamp, amazon…

Ce que j'ai écouté en préalable m'a séduit. Les commentateurs leur confère le style étiqueté "math metal progressif", soit. Ces sonorités me rappellent celles exprimées par bien d'autres groupes que j'ai vus ces dernières années, surtout à l'occasion de festivals. J'ai assisté avec plaisir aux prestations virtuoses de SPECIAL PROVIDENCE, ANIMALS AS LEADERS, PYMLICO, PLINI, ou encore THE NIGHT VERSES, APOCALYPTICA, OZRIC TENTACLES et J-M. JARRE. D'ailleurs, j'assisterais volontiers à un concert de POLYPHIA ou de LTE.

Bref, fort de mes expériences auditives, je me prête volontiers à cette séquence. Avec cependant une pointe d'inquiétude sur la tournure parfois rébarbative que peut prendre un tel exercice. Rapidement, mes doutes et mes préjugés nocifs s'émancipent par la grâce des talents conjugués par les quatre protagonistes ! L'absence de chant laisse la place à des mélodies instrumentales énergiques et très techniques. Sans connaitre parfaitement leur répertoire, j'ai pourtant pris un énorme plaisir et écouter ce bal des notes tourmentées.

Cette séduction fut aidée par une sonorisation parfaitement adaptée, permettant de percevoir chaque pupitre très distinctement. Je n'ai jamais ressenti  le besoin de me protéger les oreilles, ce qui m'a permis d'écouter toutes les finesses des interventions. L'éclairage, limité au dispositif prévu pour cette première partie, a permis toutefois de bien distinguer les musiciens. En fond de scène, un drap étendu sur toute la largeur montre des symboles liés au groupe.

Une bonne part du public semblait être venue en connaissance de cause. Les corps se mouvaient et les acclamations s'exprimaient avec une conviction préétablie évidente. Une ambiance à laquelle je me suis joint volontiers, je fus conquis par cette aisance à faire voyager les esprits dans un équilibre de puissance et de technicité.

INTERVALS nous a proposé un florilège de leurs albums avec huit titres, dont cinq issus de "Memory Palace".

PROGRAMME

  1. Neurogenesis (Memory Palace, 2024)
  2. Nootropic (Memory Palace, 2024)
  3. Galaxy Brain (Memory Palace, 2024)
  4. Leave No Stone (The Way Forward, 2017)
  5. Mata Hari (In Time, mini album 2012)
  6. Epiphany (In Time, 2012)
  7. mnemonic (Memory Palace, 2024)
  8. Chronophobia (Memory Palace, 2024).

Un tour à l'échoppe accentue mon incompréhension sur leur politique commerciale ; pas de CD à vendre.