A L'ENVIE. Décidément
bien plus addictif que ladite pierre, le quintuor enchanteur m'entraine encore,
avec ma P'tite Fée, dans la déraison du musicotourisme sans frontières !
Car en effet, notre valeureux représentant du rock
français et francophone sillonne (de nouveau) le Royaume-Uni (l'Angleterre et
le Pays de Galles), arpenté sur cinq étapes
qui débutent le 14 octobre à Southampton (Hampshire),
se poursuit le 15 à Londres, puis le 16 à Fletching-Uckfield (East Sussex), le 17 à Chepstow (Monmouthshire, Pays de Galles), et se
terminent le 18 à Birmingham (West-Midlands).
Ce n'était pourtant pas l'envie d'y retourner
auparavant qui nous manquait ; c'est juste que les regrettables entraves à la
libre circulation, entrées en vigueur le 1er janvier 2021, ont
largement contribué à nous démotiver, en dépit des moult tentations. Notre
dernier transit sous-manchois remonte à celui qui nous mena à Londres, en
septembre 2019 (pour un ultime et
mémorable concert de CAMEL). Toutefois, délaissant l'Eurostar, nous avions
fait deux bonds aériens ; un, vers Manchester (en juin 2023 pour MAGMA/PROCUPINE TREE), puis un autre, vers
Edinburgh (en mars 2024 pour OZRIC
TENTACLES / GONG). Mais ensuite, l'accès à l'île ne s'est pas vraiment
simplifié, avec l'instauration, le 25 février 2026, de l'autorisation
de voyage électronique (ETA)…
Nonobstant ces complications politiques, cette
abstinence avait assez duré. Il nous fallait, tôt ou tard revenir humer les
parfums rock'n'roll sur ses terres d'origine ! Une fois les formalités
accomplies, et les tickets acquis le 14 septembre (concerts et rails), il nous
restait à patienter avant de nous rendre Outre-Manche, pour y vérifier la
notoriété de nos troubadours favoris.
A
L'HONNEUR. F https://lazuli-music.com Ce talentueux
quintuor existe depuis 1998 et
pourtant seuls quelques médias confidentiels s'obstinent à promouvoir leur Activité.
Vaille que vaille, les frangins gardois Dominique Leonetti (chant, guitare, depuis 1998), et Claude Leonetti (léode, depuis 1998), continuent
leur œuvre contre vents et marées d'indifférence, et ils sont désormais
entourés de Vincent Barnavol
(batterie, percussions depuis 2010), Romain Thorel (claviers, cor d'harmonie, depuis 2010) et Arnaud Beyney (guitare, depuis 2020).
En dépit de ce coupable et incompréhensible mépris
national, depuis le premier concert officiellement répertorié le 5 avril 2005 à
l'Antirouille de Montpellier, LAZULI
parcourt l'Europe (surtout), et la France (plus rarement). Pour
notre part, avec ma P'tite Fée, nous avons rejoint ce sillage depuis quelques
années pour assister à vingt-deux concerts enivrants, avec d'autant plus de
bonheur que, paradoxalement, l'apathie culturelle française pour le quintuor
nous incite à voyager avec lui ; l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la
Suisse, la Norvège, le Danemark et épisodiquement
en France !
L'album "Être
et ne plus Être" paru le 30 janvier 2026 est, à mon sens, le
chef d'œuvre de LAZULI, qui entraine son auditeur dans un tourbillon enivrant
de notes harmonieuses et de mots délicieusement ciselés. Sa tournée
promotionnelle a débuté le 10 mars 2026. Elle nous avait déjà fourni le
nouveau prétexte d'une première escapade de trois dates entre les 12 et 14 mars 2026,
dans le Benelux. Cette tournée britannique nous permet donc de revoir LAZULI, avant
sa prestation en première partie du concert de MARILLION le 21 novembre !
En opposition à tout soupçon inquisiteur que je
subodore, non nous ne sommes pas "fans" (d'ailleurs, je n'aime
pas cette abréviation qui vient de "fanatique"
; un mot vulgaire et inapproprié dans l'univers de LAZULI) ; avec notre esprit
critique, nous sommes juste de fervents admirateurs de ces Artistes qui nous
paraissent injustement méconnus dans notre pauvre, pôôôvre france.
A L'AVENTURE.
Aucun regret du mode de transport ; sur un trajet de cent cinquante minutes, l'Eurostar Paris-Londres
constitue, moyennant 154 € (aller/retour), un confort appréciable et ponctuel.
Puis, Londres n'étant qu'un rebond, nous constatons que le réseau ferré anglais
s'est bien amélioré ces dernières décennies ; le SWR (South Western Railways)
nous permet de rallier London-Waterloo
à Southampton-Central en
soixante-dix minutes, moyennant 18,15 € (aller/retour). The Star Hôtel nous
accueillera dans un confort typiquement britannique moyennant 77 €. J'affiche
ces tarifs à dessein afin de démontrer que le coût de notre musicotourisme
n'est pas si exorbitant, en fait !
Je remets les pieds dans cette ville portuaire non
sans une certaine émotion. J'y avais accosté une première fois, à l'été 1977 ;
il y a plus de quarante-neuf ans, après une traversée de sept heures, depuis le
Havre. Ce n'était qu'une étape avant de me rendre en vacances dans le vert
comté du Somerset. Etape de nouveau empruntée deux ans plus tard. Je n'étais
donc plus revenu à Southampton depuis quarante-sept années…
L'Angleterre n'étant pas particulièrement réputée pour
sa gastronomie, nous nous restaurons copieusement dans un resto chinois, le
Mi Rice
Noodle Bar, (52 Commercial Rd, Southampton SO15 1GD, Royaume-Uni).
Le port de Southampton évoque surtout deux fameux
bateaux ; le MAYFLOWER et le TITANIC. Si l'évocation du premier ne ravit pas
les Amérindiens, le second n'évoque pas de meilleurs souvenirs aux Anglais ; car
sur environ [!?] 2 200 personnes au
total, [passagers et membres d'équipage
confondus], seuls survécurent 711 au naufrage). Nous nous devions d'honorer
ces malheureux en visitant le musée.
Après quelques pas dans la ville (nous la visiterons davantage demain matin) et un repos mérité, nous
rejoignons donc la mythique salle de concert…
Le 14
octobre 2026 : SOUTHAMPTON, The 1865.
Nous sommes les premiers arrivés aux abords du
bâtiment. Naturellement inquiets dans le calme de cette petite rue déserte,
nous sommes rapidement rassurés en remarquant la fourgonnette du groupe, qui
est discrètement garées sur le côté du bâtiment ! Puis, nous distinguons, au
travers des hublots, les musiciens ainsi que Nellie et Alison, probablement les
deux anglaises les plus lazuliphiles ! Nous percevons les mélodies
familières de l'intérieur ; LAZULI procède à l'équilibrage sonore. Nous sommes
donc soulagés d'être arrivés à bon port !
La salle The
1865 (sise Brunswick Square, SO14 3AR Southampton) affiche une
capacité d'accueil d'environ 225 personnes en configuration assis,
(jusqu'à 800 en configuration debout). Mais en cette soirée de semaine, des
tables bien espacées atténuent l'impression d'espace vide. Peu à peu les
auditeurs arrivent. Les discussions sont enrichissantes ; j'apprends ainsi que,
contrairement à ce que j'imaginais, les Anglais peinent, eux aussi, à remplir
les salles pour écouter du rock progressif… Triste époque, décidément…
Nonobstant, en commentant les affiches placardées au mur, un mélomane attise ma
curiosité en me ciblant l'existence de "HENGE" un groupe anglais,
réputé "space-rock", composé de musiciens visiblement habités, disons
farfelus. J'apprendrai plus tard qu'ils passent à Paris en février ; à suivre…
Ouverture des portes : 19:00. L'accès
est rendu compliqué à cause du dispositif imposé par DICE. Déjà que je hais
leur concept de tickets virtuels, visibles uniquement durant une fenêtre de
deux heures avant le spectacle, mais de surcroît la lecture de leur "QR
code" pose un problème. Sans ticket aucun, ni avant, ni après, nous pénétrons
finalement dans la salle, après avoir donné nos noms ; curieux Sésame n'est-il
pas…
Bref, nous nous installons à une table en première
rangée, avec un sentiment intense de vivre un certain privilège. Il nous en
faut peu pour être heureux… Un bar propose un bel assortiment de bières, dont
la barcelonaise Estrella qui nous
hydrate délicatement ! Que du bonheur !!
L'acoustique de la salle se révèlera excellente. La
scène est vaste et elle permet à LAZULI de déployer son écran mural.
Eliott
LEONETTI [19:25-19:40]
Dominique présente la première partie avec l'aplomb
d'un papa qui peine à masquer son émotion. C'est en effet son fils, Eliott
qui a le redoutable privilège d'ouvrir la soirée ! Les admirateurs de LAZULI le
connaissent bien ; depuis des années Eliott fait partie de l'équipe
technique et se charge en particulier de l'échoppe des marchandises du groupe
de son père. Lui-même musicien sur divers instruments, nous savions qu'il entretient
une passion particulière pour la musique électronique. Peu à peu, il s'affirme dans
cette voie. Si bien que cet été, il s'est produit sur quelques scènes, avec son
père et son oncle. Désormais, ce soir il va devoir assumer seul les feux de la
rampe !
Eliott est
assis en tailleur, entouré des instruments qu'il a conçus. Il nous emmène dans
son univers électronique, élaboré de sons bidouillés, triturés, produits avec
maintes astuces ; une foison de fils multicolores relie des machines qui
combinent séquenceur, boîte à rythmes, synthétiseurs, touches, boutons, ainsi
qu'un thérémine. Cette musique, sans doute plus qu'une autre, a pour vocation
de propulser son auditeur dans un monde onirique, chacun selon son ressenti, en
fonction de ses expériences personnelles, de ses émotions. Pour ma part, je
connais les influences majeures mais, personnellement, ces sonorités m'évoquent
mon premier concert de Jean-Michel JARRE sur la place de la Concorde en été 1979
! D'ailleurs, clin d'œil de l'histoire, quelques jours après j'embarquais pour Southampton
!
Mission spatiale réussie, sa prestation nous a bel et
bien fait voyager durant un peu moins de 17 minutes.
Le public ovationne le magicien, dont le regard mêle
le soulagement et une fierté légitime. Mais sans tarder, il doit tout démonter pour
laisser places aux artistes suivants !
JONES
& SON [19h55-20h45].
https://www.facebook.com/profile.php?id=61556173043410
JONES &
SON est (aussi) une belle histoire de
famille. Le duo réunit John Dexter Jones,
chanteur et auteur-compositeur britannique, une figure emblématique de JUMP, un
groupe anglais de rock réputé progressif (qui mêle en fait du néo-prog, du
rock éclectique et mélodique), et son fils Tal Jones, également connu sous le nom de Charlie "Tal" Jones.
Personnellement, je n'avais jamais relevé l'existence de
ce duo (qui avait pourtant déjà soutenu la tournée anglaise de LAZULI en
mars 2025), ni même de JUMP (qui
a pourtant à son actif quatorze albums et, me dit-on, plus de mille-cinq-cent
concerts, partageant la scène avec des pointures du genre telles que Marillion,
Fish, IQ ou Mostly Autumn). John
Dexter Jones, semble précédé d'une certaine notoriété en Grande-Bretagne,
acquise au sein de JUMP, un groupe britannique
formé en 1990 à High Wycombe, en
Angleterre.
Je conseille humblement d'écouter, par curiosité, JUMP
via Bandcamp ; "The Winds of Change",
le premier album studio début 1991, ainsi que le plus récent "Breaking Point" quatorzième album
studio paru le 16 novembre 2020. Plutôt séduit (sans être
transcendé), je perçois des influences sympathiques de Marillion période Fish,
de Golden Earring de Machiavel, mais aussi de Foreigner. Bon, j'ai lu certains
commentaires exaltés les décrivant comme " des piliers du rock progressif résolument divertissants " (dixit
une affiche) ; ce qui me semble excessif, mais cette musique se laisse
écouter, c'est déjà bien.
https://www.youtube.com/@JumpRockTV/videos
Bref, le duo nous propose de revisiter JUMP dans une
formule acoustique intimiste, où deux voix et une guitare privilégient la
simplicité, les harmonies vocales et l'émotion. Une relecture plus dépouillée
d'un univers musical construit au fil des décennies, mêlée à des compositions
originales. Je note que le duo s'est produit dans différentes salles et lors de
festivals au Royaume-Uni.
Ce pedigree ne me parait pas particulièrement
effrayant ; j'aborde donc cette prestation avec sérénité. Sans surprise, la
prestation est sympathique et distrayante. La complicité père-fils est
palpable, et produit de belles émotions. La transmission d'un héritage musical
dans un respect réciproque, l'écoute et la construction d'une identité commune.
Le père se révèle dissert entre les chansons, et éloquent pendant ; alternant
exubérance mesurée et sobriété toute britannique. Cependant, le fiston laisse
transparaitre sa propre personnalité artistique ; une belle voix, une
interprétation poignante, habitée.
Puisque je ne connais pas vraiment JUMP, je ne peux
que me fier aux réactions du public qui semble apprécier l'expression plus
dépouillée, plus intimiste, de titres connus.
Le duo recueille une belle ovation, ma foi bien
méritée.
PROGRAMME
(à déterminer, mais probablement
similaire au lendemain, où j'ai relevé la liste)
LAZULI [20h55-22h55]
Les lumières s'estompent, l'introduction ne laisse
plus de doute sur le premier titre. Légitiment, c'est l'éponyme "Être et ne plus être" qui ouvre le bal des ondes.
L'occasion de confirmer l'excellent travail d'Ali à la console son, dans ce
p'tit écrin à l'excellente acoustique. Nous pressentons une soirée
exceptionnelle.
L'éclairage est
parfaitement dosé, à la fois coloré et lumineux. Pour parfaire encore les
sensations, l'écran délivre les images correspondantes. Quant à la scène, elle laisse un vaste espace à tous les musiciens
; Dominique la sauterelle va pouvoir s'éclater !
Comme à son habitude lors des concerts européens, Domi
a préparé ses p'tites feuilles de commentaires traduits dans la langue locale.
Je me surprends à comprendre son anglais, malgré mon niveau médiocre !
Quoiqu'il en soit, dès qu'il se saisit de sa guitare style "requinto",
on sait que ce sera l'insolent "Sourire" qui s'enchaine. Le
ton est donné pour un concert qui alternera les atmosphères poétiques (L'homme
sûr), romantiques (Chaque jour que le soleil fait), souriantes (Triste
carnaval), recueillies (Au bord du précipice), nostalgique (Quel
dommage), ou indignées (Matière première). Cette palette d'émotions
sincères est parfaitement exprimée par des mélodies et des rythmes enivrants
dont on ne se lasse pas. J'imagine que les auditeurs anglais ne captent pas
davantage les textes que ce que je capte de ceux de Marillion, mais je veux
croire qu'ils en saisissent les grandes lignes. Suffisamment en tous cas pour
réaliser combien LAZULI constitue un ensemble, un concept artistique à part,
appréciable tant sur le plan musical que philosophique. Heureusement, il ne
s'agit pas d'une école de pensée avec ses dictats ; Domi sait qu'il s'adresse à
un public tolérant et varié. Il s'agit juste de commentaires, de nature à porter
une réflexion sur notre société, notre environnement.
La prestation musicale de cette soirée demeure
conforme à l'admiration que nous vouons à chacun d'eux ; les frangins demeurent
logiquement en accord parfait, les complices Romain et Arnaud continuent
admirablement de mettre tout leur talent entretenu (dans leurs activités
parallèles), au service de LAZULI. Quant à Vincent, de toute évidence il se
régale à cadencer tout ce petit monde, à percuter tous les esprits !
Cette cohésion est ressentie par un public composé de
purs mélophiles. Pour l'anecdote, à la fin du concert, parmi les auditeurs
admiratifs, un couple anglais qui nous avait remarqué (les seuls spectateurs
français de la salle, pensez donc !) nous interpelle pour en savoir
davantage, avant de tenter de leur parler ; c'est une découverte pour eux, ce
soir ! Preuve en est, si nécessaire, que même dans une petite ville de province
anglaise, dans une salle a peine remplie (pour ne pas dire à moitié vide !)
LAZULI parvient à séduire ! Ah, si seulement les média pouvait s'emparer de …
et puis non. Gardons-les pour nous, épicétou.
Nous assumons les revoir
pour la quatrième fois sur cette même tournée, et nous ne bouderons donc pas le
florilège choisi, qui ne diffère pas du début de la tournée. Au fil des
tournée, je m'impatiente juste d'entendre d'autres titres plus anciens (disons avant
2010) ; non pas qu'il faille comparer, juste se souvenir !
Dix-sept
titres (sans compter le traditionnel final avec le marimba), quatre albums. Onze issus de
"Être et ne plus Être", quatre de "11",
un de "4603 Battements", et un de "Tant
que l'Herbe est grasse". Les Neuf Mains autour d'un Marimba expriment
d'abord l'air habituel. Ensuite, une improvisation inspirée de leur propre
répertoire "les courants ascendants".
De la contrainte horaire qu'imposent deux premières parties, il résulte
l'éjection d'un titre, "Mon Body se meurt" ; il fallait
probablement en sacrifier un, mais je n'aurais pas désigné celui-là… mais bon.
PROGRAMME
Être et ne plus être (Être
et ne plus être, 2026)
Sourire (Être et ne plus être, 2026)
Qui d'autre que l'autre (11,
2023)
Une chanson cherokee (Être
et ne plus être, 2026)
Les 4 mortes saisons (Être et ne plus Être, 2026)
L'eau qui dort (Être
et ne plus être, 2026)
Le miroir aux alouettes (4603
Battements, 2011)
Quel dommage (Être
et ne plus être, 2026)
Triste carnaval (11,
2023)
L'homme sûr (Être
et ne plus être, 2026)
Matière première (Être et ne plus Être, 2026)
Parlons du temps (11,
2023)
Chaque jour que le soleil
fait (Être et ne plus être, 2026)
Le Pleureur sous la Pluie (11,
2023)
Les courants ascendants (Tant
que l'herbe est grasse, 2014)
L’Instant (Être et ne plus Être, 2026)
Au bord du précipice (Être
et ne plus être, 2026).
RAPPEL :
Notre hôtel étant à moins de cinq minutes à pied, la
bière n'étant pas mauvaise, nous prolongeons la soirée dans cette salle
agréable, en compagnie notamment des musiciens et d'Ali le fidèle et efficace
ingé'son.
Après une matinée touristique dans Southampton (…),
notre retour à Londres me permet de retrouver mon p'tit Alhambra-hôtel que
j'affectionnais depuis quelques décennies. Son attrait réside toujours dans sa
proximité avec la gare Saint-Pancras, mais cependant son propriétaire a changé.
Le Paki ne propose plus le même service. Si le cadre et les chambres demeurent
propres et (relativement) confortables, en revanche il ne propose plus de
petit-déjeuner. La contrepartie d'une nuitée modique, à Londres.
Le 15
octobre 2026 : LONDON, 229 The Venue.
Si le nom de cette salle (sise 229 Great Portland
St, W1W 5PN London), ne brille pas par son originalité, en revanche, elle
séduit par son aspect cocon. Son accès est étonnant ; une porte se dresse d'un
espace piéton, et précède un escalier qui plonge dans un sous-sol tortueux.
Puis on pénètre un antre douillet à l'éclairage tamisé. En fait, le complexe
comprend deux salles distinctes ; la grande (que nous ne verrons pas) peut
accueillir 620 personnes debout, et la petite (où nous demeurons) peut
accueillir environ 150 personnes. Les deux pouvant être combinées.
Ouverture des portes : 19:00. Nos amis Véro et Xavier nous rejoignent. Nous sommes cinq
Français, fixés au premier rang, ne laissant ainsi qu'un seul Anglais entre
nous ! Mais le reste du public londonien ne semble pas nous en tenir rigueur.
Eliott LEONETTI [19:25-19:40]
Les aléas techniques inhérents au genre ont pu
tracasser Eliott, mais ils ont au moins le mérite de nous accorder quelques
nuances avec la prestation de la veille. En tout état de cause, il termine sous
l'ovation bruyante d'un public satisfait !
JONES
& SON [20h-20h45].
Le duo prend place dans le faible espace disponible ;
l'exubérance des deux hommes est mesurée et ils parviennent donc à se maintenir
dans l'ombre de leur pied de micro, sans trop de difficulté.
Sa prestation est similaire à la veille, avec des
variantes que je ne suis pas en mesure de déterminer précisément puisque je ne
connais pas l'historique. Toutefois, cette seconde prestation achève de nous
séduire ; les deux musiciens montrent tant de ferveur et de conviction que même
sans comprendre tous les textes, les mélodies énergiques parviennent à captiver
l'auditeur.
Nonobstant, le public se montre ici aussi enthousiaste
et réceptif aux commentaires, au chant et à la musique de duo, qui sera
applaudit chaleureusement.
PROGRAMME (sur la foi de
la liste photographiée)
Old Gods (Over the Top, 2016)
The Heroes (Braking Point, 2020)
Superstar (inédit JONES & SON)
Kingstone Corner Blues (The
Beachcomber, 2010)
The Black Pilgrim (The Black
Pilgrim, 2013)
Down Three Times (The Beachcomber, 2010)
L.I.A.M.
(inédit JONES & SON)
Free at Last (A Man Was Made, 2004).
LAZULI [20h55-22h50]
La superficie restreint l'espace de chaque musicien,
il interdit tout écran mural, il réduit aussi la densité d'éclairage.
L'acoustique de la salle est très correcte ; je ressens cependant le besoin de
protections auditives afin de modérer la disproportion du volume avec la taille
de la salle, phénomène sans doute accentué par ma proximité avec les enceintes.
Sur un plan technique, il aura fallu quelques réglages sur la console de Claude
pour affiner le son, mais rien d'insupportable heureusement.
Domi demeure intenable, en dépit du faible espace dont
il dispose, il parvient toutefois à sautiller dès que les frappes de Vincent
imposent des rythmes dansants !
Globalement la prestation ne diffère pas de la veille ;
la contrainte horaire demeure et impose une nouvelle fois l'éjection du titre
"Mon Body se meurt". Quel dommage, si j'ose dire…
L'auditoire londonien exulte ; les articles lus sur la
Toile le lendemain montrent que cette joie n'était pas feinte.
Le programme est identique à la veille.
Des deux concerts, j'ai préféré celui de Southampton,
question de confort. Mais les deux furent de formidables moments d'évasion ! Vivement
un vingt-cinquième concert ce 21 novembre, à Paris !
Nous aurions volontiers suivi LAZULI les deux jours
suivants (surtout au fameux Trading Boundaries de Fletching-Uckfield, puis
à Chepstow). Mais un malheureux conflit de dates nous imposait un retour à
Paris. (Cela dit, a posteriori, nous ne
le regretterons plus car Claude y a connu des soucis avec sa Léode, et de
surcroit, notre autre rendez-vous musical aura été un régal !)
Maintenant que nous disposons de l'ETA (sans vouloir insulter les Basques), nous
comptons bien cibler davantage le Royaume-Uni. D'ailleurs, RUSH constitue
d'ores et déjà une autre cible londonienne d'ores et déjà verrouillée, en mars
2027. Dans le viseur, MOSTLY AUTUMN pourrait prochainement nous pousser à
visiter la médiévale York !











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