samedi 20 janvier 2018

AUDREY HORNE + THE NEW ROSES au Petit-Bain à Paris (13ème) – 20/01/2018



Quatre bonnes raisons pour contrarier cette morose soirée hivernale et pluvieuse.
- D'abord, AUDREY HORNE est un groupe norvégien qui nous avait laissé un souvenir étourdissant et impérissable lors de son passage au fameux Raismesfest lors de l'édition 2013.
- Le Petit-Bain est une salle de concert que je ne connaissais pas encore.
- Cerise sur le gâteau, les teutons THE NEW ROSES, autre belle révélation du Raismesfest (édition 2016) sont aussi de la partie !
- Epi, deux mois sans concert c'est long.
Ajoutons à cela que cette soirée était un bon prétexte pour festoyer joyeusement entre amis toute l'après-midi …

La crue de la Seine (l'eau est au ras du quai à cet endroit !) aurait pourtant pu contrarier ce projet car en fait ce site est une barge flottante, amarrée sur le quai opposé à Bercy, entre le quai de la Gare et le Batofar (…) ! Astucieusement aménagée, son fond-de-cale est un bel auditorium qui annonce pouvoir accueillir quelques 450 personnes et dont l'acoustique s'est révélée excellente !
Cette belle dame s'est cependant faite désirer ; la bande de joyeux drilles dont nous faisions partie a dû attendre sous une pluie fine, bien au-delà de l'horaire qui était annoncé. Mais il en fallait davantage pour refroidir nos (h)ardeurs !

Une fois dans la place, nous avons à peine le temps de papoter dans la fosse, que le hardrock mélodique, festif et énergique d'AUDREY HORNE vient nous décrasser les cages à miel ! Les nuques sont vite mises à l'épreuve, les crinières, les poings et les cornes s'agitent, les rangs se bousculent, bref c'est la fête !!!
Rapidement rassurés sur la qualité sonore (le son est audible et d'une puissance raisonnable !), nous sommes rentrés immédiatement dans le vif du sujet, en retrouvant toutes les qualités qui motivent notre intérêt pour ces Vikings ! Les lignes mélodiques et soli incisifs des guitares, la section basse/batterie implacable, les chœurs qui accompagnent un chanteur survitaminé, tout a contribué à nous rappeler les meilleures heures du hardrock des 80's. Il n'est pas rare que certains passages donnent l'impression troublante que Thin Lizzy aurait pris Ozzy au chant ! Iron Maiden n'était pas loin dans les esprits non plus mais n'allez pas croire que le répertoire d'AUDREY HORNE se limite à leurs influences ! C'est rafraichissant et jouissif à souhait !
C'est du rock pur jus et sans fioritures pas de bande-son, juste de l'énergie qui donne envie de bondir à en perdre haleine !

Dans le programme de quatorze titres, cinq permettent de se faire une idée prometteuse pour "Blackout", opus qui vient juste de paraitre (et que je me procure à l'échoppe) ; "Audrevolution", "Blackout", "Midnight Man", "Naysayer", et "This is War". Six titres sont issus de "Youngblood" paru en 2013, l'auditoire n'en attendait pas moins ! Mais bon, de toutes les façons, point de temps mort durant leur concert.

En tout état de cause, ces valeureux scandinaves confirment une nouvelle fois les talents que j'avais décelés en 2013 ; énergie, mélodie, folie et fraternité. En effet, ce groupe semble soudé depuis 2002 autour de Torkjell Rød/Toschie (chant), Arve Isdal/Ice Dale (guitare), Thomas Tofthagen (guitare), et Kjetil Greve (batterie). Le dernier arrivé est le bassiste barbu Espen Lien (depuis 2007), tout autant impliqué, notamment dans les chœurs.
Toschie, doté de tatouages remarquables, dispose comme à l'accoutumée d'un vrai charisme. Il harangue constamment le premier rang et vient dans la fosse chanter avec son public ébahi ! Comme si cela ne suffisait pas, les deux guitaristes font de même un peu plus tard, ce qui est encore plus surprenant. Comment ne pas être séduit par ces gros malades !
PROGRAMME
This Is War (Blackout)
Audrevolution (Blackout)
Out of the City (Pure Heavy)
This Ends Here (Youngblood)
Youngblood (Youngblood)
Midnight Man (Blackout)
Blackout (Blackout)
The King Is Dead (Youngblood)
Naysayer (Blackout)
Pretty Little Sunshine (Youngblood)
Straight Into Your Grave (Youngblood)
Redemption Blues (Youngblood)
Waiting For The Night (Pure Heavy)
Blaze of Ashes (Audrey Horne).

La prestation incandescente dure soixante-quinze minutes ; un peu court, tout de même. Sans rappel de surcroit. Paradoxalement, alors que le public était logiquement déchainé durant le concert, le retour des musiciens ne m'a pas semblé être réclamé avec la vigueur qui eût été nécessaire. On va tenter une justification hasardeuse : c'est l'hiver, les ours ont ouvert un œil mais hibernent encore. Il est probable aussi que la soirée avait ainsi été planifiée pour permettre au second groupe de ne pas finir trop tard …
Toschie est le premier à venir à l'échoppe pour se soumettre volontiers aux demandes de dédicaces et de portraits. Les autres membres se montreront tout autant disponibles ! Bien entendu, le CD "Blackout" (15€) dédicacé sera désormais en bonne place dans mon salon dans les jours à venir.




La soirée continue avec les allemands de Wiesbaden, THE NEW ROSES.
Fondé en 2007, ce groupe est actuellement composé de Timmy Rough (chant et guitare), de Norman Bites (guitare), de "Hardy" (? mais où est donc Laurel ?? - basse) et Urban Berz (batterie). Ils commencent à disposer d'une notoriété grandissante grâce à leurs prestations en ouverture de ZZ-Top, Y&T, ou d'autres allemands tels qu'Accept ou Die Toten Hosen. Je les ai donc découverts et remarqués en 2016 lors du Raismesfest mais l'année suivante il étaient également au Hellfest…(non, je n'y étais pas).
Les musiciens sont efficaces, en particulier Norman Bites dont les interventions sont remarquables et leur style, qui me semble se rapprocher davantage de Guns 'n' Roses ou de Poison que de Metallica, est agréable à écouter. Etonnamment, alors qu'à la base je n'ai jamais été un admirateur de G'n'R, je parviens à apprécier (impression accentuée à l'écoute du dernier CD) ces sons chaloupés et endiablés  par des musiciens qui manifestement ont pris leur biberon en écoutant ces ricains.

Onze titres défilent, dont quatre du dernier opus "One More For The Road".
Mais, après la prestation très musclée des norvégiens il faut reconnaitre que l'atmosphère paru différente, relativement plus apaisée, on va dire …
PROGRAMME
Every Wildheart
Forever Never Comes (One More For The Road)
Dancing on a Razorblade
For A While (Without A Trace)
It's A Long Way (Dead Man's Voice)
Whiskey Nightmare (Dead Man's Voice)
Devil's Toys (Without A Trace)
Life Ain't Easy (For A Boy With Long Hair) (One More For The Road)
My Own Worst Enemy (One More For The Road)
Thirsty (Dead Man's Voice)
One More for the Road  (One More For The Road).

Pas de rappel non plus, il faut croire que la soirée était ainsi formatée… Je me demande bien qui est l'hurluberlu qui se permet ainsi de régenter notre soirée, car The New Roses semblait frustré de ne pas pouvoir continuer …



La durée de la prestation, l'éclairage et la sonorisation furent similaires aux deux groupes ; on ne peut donc pas prétendre que le dernier fut la tête d'affiche. Néanmoins, a posteriori, nous étions nombreux à imaginer que THE NEW ROSES eût mieux adapté pour chauffer la salle. Le public aurait pu se lâcher avec les Vikings et peut-être obtenir un programme un peu plus long
Je tiens à soutenir THE NEW ROSES qui n'a toutefois pas démérité, en me rendant à l'échoppe où je retrouve le bassiste qui me vend leur dernier CD "One More for the Road", (15€) paru en 2017. 

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