samedi 28 janvier 2023

GALAAD + SYNAPSE – La Camillienne (Paris 12) – samedi 28 janvier 2023.

Il y a trois semaines, vous nous auriez demandé, à moi et ma p'tite Fée, où nous serions ce 28 janvier, nous aurions bien été incapables de prétendre être présents à cette soirée. GALAAD est certes un groupe dont le nom était cité parfois dans les discussions, mais pas suffisamment pour me convaincre d'y prêter davantage d'attention. Il faisait partie des nombreux artistes dont on remet l'étude aux calendes grecques, fautes de temps. Cependant, lors de la soirée Ennéades & Friends ce 14 janvier, des Helvètes bienveillants nous ont chaudement conseillé de nous pencher sur l'affaire, à l'occasion de cette proche prestation parisienne.

Pendant l'apéritif à quelques heures dudit rendez-vous, après moult hésitations et écoutes sur les sites appropriés, nous avons fini par nous procurer nos Sésames, mettant ainsi fin à une trop longue procrastination ! Nous ne l'avons pas regretté.

LE SITE
https://www.lacamillienne.fr/reserver-une-salle/

Outre l'aspect "découverte musicale", pour ces deux groupes que nous ne connaissions pas encore, nous étions curieux aussi de découvrir par la même occasion cette salle de spectacle, proche de chez nous (enfin dans le Sud parisien !!), qui a la bonne idée d'ouvrir ses portes à notre passion musicale !!

La consultation de son historique nous apprend que La Camillienne fut d’abord un patronage. En 1894, l'Abbé Delamaire, Curé de Bercy, décide de créer une Maison afin d'y accueillir les jeunes gens de la Paroisse de Bercy pour y faire des activités. Après la guerre La Camillienne se constitue en association. Le théâtre de La Camillienne s'est mis, petit à petit, à disposition de spectacles, de conférences, de concerts, jusqu'à ce jour béni de prog ! Notons qu'il est équipé d'un écran rétractable et d'un rétroprojecteur, le théâtre peut servir de salle de projections, mais nos artistes n'ont pas opté pour cette option.

Située au sous-sol, la salle offre une capacité de 170 places. Dans la journée, nous apprenions que le taux de réservations s'élevait à 70% pour ce soir.

Après vingt-cinq minutes de transports en commun (quel bonheur cette proximité, pour une fois !) Nous nous présentons peu avant l'ouverture des portes prévue à 19h, et nous avons le plaisir d'y retrouver une part de notre microcosme de mélomanes passionnés. Le lieu est insignifiant de l'extérieur ; une simple porte métallique à deux battants. Une fois dans la cour intérieure, l'espace associatif me rappelle des souvenirs d'enfance. Après une petite attente, nous descendons nous placer très tranquillement dans la fosse, aux abords de la scène.

LE CONCERT

SYNAPSE [19:55-20:45].
https://synapsefrance.bandcamp.com/
https://linktr.ee/Synapse.band

Avant ce plongeon dans l'inconnu, j'ai ressenti le besoin de prospecter afin d'assouplir mes outils réceptifs. La consultation de la biographie du groupe d'ouverture et la lecture des entretiens m'apprend ainsi que SYNAPSE est un groupe de rock progressif, parisien mais anglophone, fondé par d'Alex Sacleux (guitariste) et Carlos Bardonnet (batterie) en avril 2016. Sacha Le Roy (bassiste) les a vite rejoints. Le poste de chant fut compliqué à stabiliser mais finalement c'est Thomas Valentin qui les rejoints en 2019 ; peu avant la parution de leur mini-album "Impulse" paru le 16 septembre 2019, à ce jour épuisé (l'album, pas Thomas !). Thomas et Sacha continuent cependant leurs autres projets en parallèle.

Le groupe, comme souvent, a débuté en tant que groupe de reprises. A l'écoute de leur musique, je perçois des influences qui me séduisent telles que Dream Theater ou Haken. Les autres influences affichées (du Yes, du Genesis, du jazz) me conviennent aussi a priori. Je lis que les compositions se veulent une "invitation au voyage rock/prog aux sonorités résolument métal entremêlées de refrain mélodiques" et de passages instrumentaux intenses, "avec un soupçon de couleurs jazz", voire un soupçon de salsa (notable sur "Brand New Sky"). Bandcamp et Youtube contribuent à allumer une petite veilleuse en moi.

Le deuxième album "Singularities" est paru le 18 novembre 2021, enregistré au studio Axone et produit par Pierre Danel, du groupe Kadinja.

Voilà, les présentations étant faites, il me restait à évaluer leur potentiel de séduction sur scène.

La scène sans décor offre un espace suffisant et correctement éclairé.

La sonorisation me semble ma foi correcte, même si certains autres auditeurs auraient préférer minorer la part du bassiste ; ce qui n'est pas mon cas, car la mise en valeur du talent de Sacha m'a paru justifiée. Il n'était pas là pour nous assourdir de banals ostinatos ; ses accords, son doigté et sa sensibilité ont eu le don de souvent fixer mon attention sur sa partition. Certes, le son de la guitare d'Alex fut peut-être un peu moins perceptible, mais sans toutefois le léser. A mon sens, les interventions des deux pupitres à cordes m'ont paru remarquables par leurs virtuosités et leur sensibilité. Ces deux performances ont à elles seules finalement emporté mon enthousiasme. Par ailleurs, la batterie et son titulaire ont su marquer les rythmes avec efficacité sans compromettre la perception du reste.

Toutefois, cette quête d'équilibre du son des pupitres m'a semblé pénaliser un peu plus le chanteur… à moins que ce ne fût son propre timbre. Thomas raconte qu'à la base son chant s'est formé aux sonorités "surtout punk et death métal", avant que ses nouveaux complices "l'initie au prog". Personnellement, ce parcours me gêne moins que l'option du groupe pour un chant anglophone ; je rappelle que sur mon blog je ne manque jamais de revendiquer mon militantisme pour la francophonie dans le rock. Il parait que les textes de SYNAPSE causent de "la place de l’individu dans la société et l’influence de la société sur l’individu". Soit, je n'irai pas vérifier. A mon humble avis, ce choix linguistique leur ôte une chance de se distinguer davantage de la concurrence. Néanmoins, à l'invitation valeureuse de Thomas, il m'a bien fallu me plier à la majorité pour yaourter quelques mots comme "sunlight" et "sunrise", pendant "3000".

Mais fort heureusement, tout le monde n'est pas aussi obtus que moi sur l'aspect linguistique et la réaction du public est franchement positive ; SYNAPSE quitte la scène avec une belle et méritée ovation !

Ce concert nous a permis de découvrir un groupe qui me parait prometteur. Nous étions nombreux en fosse à méconnaitre ces parisiens. Comme d'habitude, chacun a évalué la prestation à l'aune de sa propre sensibilité mais en ce qui me concerne, celle-ci m'a suffisamment convaincu pour me procurer leur opus que j'ai pu leur faire dédicacer.

Parmi les sept titres, cinq sont issus de leur nouvel album, un de leur premier essai et un morceau encore inédit.

PROGRAMME
Lost by design (Singularities, 2021)
Rage (Singularities, 2021)
The Stream (Impulse, 2021)
Brand New Sky (Singularities, 2021)
Lies (morceau inédit)
3000 (Singularities, 2021)
It’s Only Cries (Singularities, 2021).


GALAAD [21:10-22:45]
F https://www.galaad-music.ch/

Ainsi donc m'est-il permit enfin de faire connaissance avec ces braves Helvètes, trente-cinq années après leur création, mieux vaut tard que jamais, hein ! Car GALAAD a été fondé en 1988 à Moutier, dans le Jura suisse. Deux albums avaient pourtant montré un début prometteur ; "Premier Février" paru en 1992 et surtout "Vae Victis" paru en 1996. Mais, à ma décharge, leur collaboration s'était alors éteinte…

Comme le relate leur biographie officielle, "Sorti d'un coma de vingt ans et d'une mort donnée pour sûre, Galaad a repris vie en 2016". Pour que cette résurrection s'opère, il fallait de bons ingrédients de base ;"c’est d’abord une histoire de potes d'enfance transformée en aventure musicale et humaine. Autodidactes à leur début, les musiciens s'associent autour du désir de jouer leur propre répertoire". Même si leurs influences sont perceptibles, ils parviennent à se distinguer par leur talent créatif mais aussi "le chant en français, poétique et axé sur les sonorités, rock voir metal, pop, tendance fusion".

GALAAD se reforme donc dans sa version originelle, avec Gianni Giardiello (claviers, depuis 1988), Laurent Petermann (batterie, depuis 1988), Pierre-Yves Theurillat (chant, depuis 1988), Sébastien Froidevaux (guitares, chœurs, depuis 1988), Gérard Zuber (basse, 1988-1992, depuis 2016).

Un troisième album "Frat3r" est ainsi paru 15 mai 2019. Il ne faudra attendre que deux années pour voir paraitre un quatrième opus "Paradis Posthumes" le 23 avril 2021. Des chroniques spécialisées sont dithyrambiques sur la qualité de ce retour.

Ces premières impressions lues et écoutées ici et là me placent dans de bonnes dispositions pour aborder ce premier concert. Et je ne serai pas déçu, mais alors pas du tout, bien au contraire très enthousiasmé par un univers qui me semble familier. Notamment par l'influence de Marillion qui me semble évidente à bien des égards, mais pas que. Une musique basée sur un chant francophone exprimé avec conviction et charisme, et sur des atmosphères alternant les rythmes complexes, surplombés par de magnifiques soli de guitare et, de somptueuses nappes de claviers.

Nous retrouvons un espace de scène (toujours dénué de décor) et un bel éclairage, équivalents à la précédente prestation. Avec un clavier en plus, l'espace du bassiste est toutefois un peu plus réduit.

La sonorisation m'a paru très bien équilibrée, laissant exprimer toutes les sensibilités des cordes ; Sébastien n'a pas à rougir de la comparaison avec ses influences, le son et la sensibilité sont là et nous font vibrer ; Gérard sans exubérance nous assure une bas(s)e solide, alors que le manche de son instrument (fret inclinés) en surprend plus d'un. La batterie est subtilement et opportunément présente mais pas assourdissante, ce qui entretien un confort d'écoute appréciable. Aucune protection auditive ne me parait nécessaire.

Encore néophyte, je ne me sens pas encore habilité à détailler leurs prestations individuelles, à commencer par les textes qui a priori me semblent vraiment intéressants. Pierre-Yves m'a semblé vraiment habité par ce qu'il relate, son charisme est saisissant, son regard hypnotisant. J'ai hâte d'étudier ces paroles. Les autres musiciens montrent une belle cohésion, une belle complicité ; les sourires et les regards en disent long ! J'ai particulièrement admiré le jeu de guitare de Sébastien qui, sous son air de faux Rudolf Schenker, nous sort des soli aux sonorités dignes de comparaison avec ceux d'un certain Steve Rothery. La conjugaison du puissant tricot de Gérard et des frappes délicates et chaloupées de Laurent, contribue à balancer les esprits, déjà emportés par les accords magnifiquement synthétisés par Gianni.

Une bonne partie du public était manifestement conquise d'avance, mais l'autre a forcément apporté son renfort pour ovationner bruyamment ! Encore un groupe qui mériterait une bien meilleure notoriété …

Parmi les onze titres, quatre sont issus de "Paradis posthumes" (2021), quatre de "Frat3r" (2019), et trois de "Vae Victis" (1996).

PROGRAMME
Paradis posthumes (Paradis posthumes, 2021)
L'Apocalypse (Paradis posthumes, 2021)
La Machine (Frat3r, 2019)
Le Feu et l'Eau (Vae Victis, 1996)
Kim (Frat3r, 2019)
Stone (Frat3r, 2019)
Jour sidéral (Paradis posthumes, 2021)
La Loi de Brenn (Vae Victis, 1996)
L'instinct, l'instant (Paradis posthumes, 2021)
Merci [pur] (Frat3r, 2019).
RAPPEL :
L'épistolier (Vae Victis, 1996).

Convaincu par cette magnifique prestation, je me procure les deux derniers opus (15€ chaque) et parviens à les faire dédicacer de Pierre-Yves et de Sébastien. Les autres musiciens ayant trop tardé à se montrer, j'ai lâché l'affaire. Ce sera pour la prochaine … bientôt, j'espère !

jeudi 19 janvier 2023

AMAROK - Spirit of 66 (Verviers, Belgique) - jeudi 19 janvier 2023.

 

C'est en 2017 que je remarque l'émotion suscitée par la parution de "Hunt", grâce aux discussions sur les réseaux sociaux. Immédiatement séduit, il me faudra cependant attendre ce 22 aout 2022 pour pouvoir enfin les voir sur une scène française, lors du festival Crescendo. Subjugué par leur prestation et par leur amabilité hors scène, ce concert fut l'un des moments les plus intenses de l'année.

Je craignais attendre une éternité avant de pouvoir revoir AMAROK. Et puis, à l'occasion du concert de Mostly Autumn le 16 décembre au Spirit of 66, nous avons remarqué que les polonais y étaient prévus ce 19 janvier. En dépit des prévisibles intempéries hivernales, et de la date fixée en semaine, nous nous étions engagés à venir. Néanmoins, ces deux écueils semblent avoir été rédhibitoires pour beaucoup, car cette salle de concert d'une capacité de 350 personnes n'en contenait qu'à peine une quarantaine.

Cette faible affluence est bien regrettable, car l'adage s'est de nouveau confirmé ; les absents ont toujours tort. Cette splendide soirée aura marqué nos mémoires ; tant par la qualité du concert, son atmosphère magique, son rarissime confort d'audition (vu l'espace, j'ai pu me déplacer à volonté en conservant mon point fixe au bord de la scène !) que par la disponibilité des artistes en fin de soirée.

BIOGRAPHIE
https://amarokmusic.bandcamp.com/  et https://amarok.pl/

Ces polonais méritent une bien plus grande notoriété ; je me permets de tenter humblement de l'amplifier en rappelant ici leur parcours. AMAROK est actuellement composé de Michał Wojtas (guitares, harmonium, claviers, thérémine), Marta Wojtas (chœur, percussions), Konrad Zieliński (batterie) et Kornel Popławski (basse, claviers, violon).

Michał Wojtas (né le 23 décembre 1977 à Kielce, Pologne) est un multi-instrumentiste qui a commencé au piano, très jeune, vite inspiré par la musique de J. M. JARRE. Il est curieux et s'initie aux guitares, ou aux instruments de percussion ethniques, au sein d'institutions musicales. En 1993, il est influencé par Mike OLDFIELD et PINK FLOYD. Dans les années 1996-97, il coopère avec Bartosz Jackowski, guitariste dont les inspirations lui paraissent similaires, pour des premiers enregistrements encourageants, avant de passer à d'autres participations.

Fasciné par l'album "Amarok" (1990) de Mike OLDFIELD, il fonde à Varsovie, en 1999, avec le guitariste Bartosz Jackowski, son nouveau projet musical qu'il baptise AMAROK et qui aboutira à un premier album éponyme en 2001. Sa musique peut être définie dans le style art-rock / rock progressif.

Entre 2001 et 2004, AMAROK a sorti trois albums. Depuis 2003, la formation s'est transformée en projet solo de Michał. Son parcours initiatique lui a permis de nouvelles inspirations avec notamment Mark KNOPFLER et Jeff BECK, avant de collaborer en studio avec des artistes tels que Colin Bass (Camel), Mariusz Duda (Riverside, Lunatic Soul) entre autres. Au cours de ses prestations, AMAROK a eu l'occasion de jouer sur la même scène que Nick Mason (Pink Floyd), Gazpacho, Bjørn Riis, Riverside et d'autres groupes.

Cependant, ce n'est qu'après une pause de douze années, que le quatrième album d'Amarok, "Hunt", est paru le 23 juin 2017. Les invités spéciaux étaient à nouveau Colin Bass et Mariusz Duda. Marta Wojtas, qui a écrit les paroles, a également rejoint la composition du groupe de façon permanente. C'est avec cet admirable opus, que j'ai acquis dès le 28 aout de la même année, qu'AMAROK me séduit.

En 2019, Michal a collaboré avec le chorégraphe britannique James Wilton ; ce qui a donné lieu au cinquième album "The Storm", paru le 24 mai 2019, pour le spectacle du même nom.

À partir de 2021, AMAROK a élargi la composition du groupe en intégrant deux musiciens supplémentaires Konrad Zielinski et le multi-instrumentiste Kornel Poplawski.

Le sixième album d'AMAROK, "Hero", paru le 15 octobre 2021.

LE CONCERT [20:30-22:27]

L'acoustique de cette salle mythique n'est plus à démontrer, et la sonorisation fut parfaitement maîtrisée ; ce qui aboutit à un concert absolument fantastique. L'espace n'offre pas de grande possibilité d'éclairage ni de mise en scène, mais la luminosité me parut parfaitement adaptée au besoin de la prestation. Mes prises d'images peuvent en témoigner.

Le premier volet de la soirée porte sur la période "Hunt", qui nous permet de retrouver aisément les sensations similaires à celles vécues lors leur concert à Saint-Palais. Michal et Kornel sont de remarquables multi-instrumentistes qui savent faire valoir toutes les harmonies avec virtuosité. Marta, avec une bienveillante attention, garantit l'alternance des atmosphères tantôt subtiles, tantôt dansantes, en complicité avec les frappes délicates ou fracassantes de Konrad

Comme une articulation, le titre "The Storm" précède le second volet qui promeut le dernier opus "Hero", paru déjà depuis dix-huit mois.  

Assister à l'interprétation fidèle de ces merveilleux titres sur scène, constitue un pur régal auditif et visuel. Je ressens peut-être encore davantage cette belle fusion de ses influences de Marc Knopfer pour la guitare, et de Jean-Michel Jarre pour les claviers. L'usage de l'harmonium, du thérémine, et (dans une moindre mesure) des percussions (gong, bâtons de pluie) de Marta et du violon, est assez peu courant pour attirer mon attention  admirative. Pas de bande-son, seulement la pleine exploitation de leurs instruments ; l'échange de pupitres notamment lorsque Kornel se substitue à Michal au clavier en est un bel exemple.

L'effleurement du thérémine par Michal, ou du gong par Marta, ou les accords de violon de Kornel et ceux de Michal à la guitare, les frappes délicatement mesurées de Konrad constituent des sonorités particulièrement délicates qui contribuent à faire chanceler les esprits. Les deux moments que j'attendais le plus n'ont pas manqué de me réjouir au plus haut point ; "Hail ! Hail ! Al" et surtout "The Dark Parade" qui nous entrainent dans un crescendo vers un irrésistible maelström avec une rythmique tribale. Et cependant, je n'ai pas boudé mon plaisir lors de titres plus calmes et atmosphériques, tel que " The Orb" ou encore "What You Sow" durant lequel Marta montre une chorégraphie élégante avec un ruban, histoire d'accentuer encore l'impression onirique. La répartition astucieuse de ces titres nous ont fait oublier que le temps passe ; ces deux heures sont passées bien trop vite !

L'auditoire est évidemment ravi et le fait entendre par une ovation enthousiaste et bruyante, malgré le faible effectif. Les sourires des artistes montrent qu'ils sont heureux d'avoir partagé cette soirée avec nous. Ce que me confirmera Michal à l'échoppe ; peu importe le nombre, pourvu qu'il y ait communion de bonheur.

Leur prestations de ce soir est comparable à celle du Crescendo mais comprend toutefois deux titres supplémentaires "Idyll" et "The Song of All Those Distant". Parmi les quinze titres interprétés ce soir, on aura écouté l'intégrale (les sept) de "Hero", cinq issus de "Hunt", deux de "The Storm" et un de "Metanoia".

PROGRAMME
Anonymous (Hunt, 2017)
Distorted Soul (Hunt, 2017)
Idyll (Hunt, 2017)
Winding Stairs (Hunt, 2017)
Nuke (Hunt, 2017)
The Storm (The Storm, 2019)
It's Not the End (Hero, 2021)
Surreal (Hero, 2021)
Hail! Hail! AI (Hero, 2021)
The Orb (Hero, 2021)
Hero (Hero, 2021)
The Dark Parade (Hero, 2021)
What You Sow (Hero, 2021).
RAPPEL :
The Song of All Those Distant (The Storm, 2019)
Metanoia (Metanoia, 2004).

On se retrouve à leur échoppe pour échanger nos impressions. Je me procure un CD (The Storm) qui me manquait encore et un t-shirt (même s'il n'est pas daté au dos, pour une fois ; je tenais à leur montrer mon soutien !). Les portraits s'imposaient pour se souvenir de cette si belle soirée ! Surtout qu'en leur rappelant l'attente d'une date parisienne, je n'y crois pas trop en réalité…