Ce n'est pas mon premier concert de rock progressif de
l'année, après le déplacement au Midwinter festival au début de ce mois, mais
c'est cependant le premier à Paris. Avec ma p'tite Fée et mon fils cadet, nous
nous rendons ainsi à l'Elysée Montmartre. Une salle que j'affectionne beaucoup,
que j'ai fréquentée trente fois depuis le 18 mai 1988 (concert de MAGNUM), et dans
laquelle je n'avais plus eu l'occasion d'aller depuis… le 5 décembre 2021,
pour le concert de LEPROUS !
Pour cet évènement, la soirée sera essentiellement
constituée du concert de THE PINEAPPLE THIEF, puisqu'il sera précédé d'une
courte prestation acoustique.
Bon, ce n'est pas la première fois que le concert d'un
groupe est précédé d'un unique musicien(*) à qui est confiée la redoutable
mission de "chauffer" la
salle. Je respecte toujours la courageuse démarche de l'artiste qui accepte ce
défi, même si elle peut surprendre l'auditoire. Mais c'est sans doute moins
onéreux pour l'organisateur… Chacun se fera son opinion sur le principe, pour
ma part je ressens le plus souvent une relative frustration, que je masque par
mes applaudissements qui marquent mon encouragement sincère mais aussi mon
envie de passer à l'étape suivante…
Nous optons ce soir pour un positionnement en retrait,
juste devant la console de sonorisation. Choix qui s'avèrera judicieux pour un
confort d'écoute optimal, mais aussi pour une liberté de mouvement à laquelle
je n'étais plus habitué depuis longtemps !
Notre microcosme musical est décidément bien petit. Ce
soir, c'est un complice de Gavin sur la récente tournée de PORCUPINE TREE, qui
assume chauffer la salle. Randy McSTINE
est un multi-instrumentiste, auteur-compositeur et producteur, guitariste et chanteur
au sein LO-FI RESISTANCE. Parmi ses collaborations, depuis 2010, je retiens notablement
celle avec "IN CONTINUUM", ou encore avec Marco MINNEMANN, mais aussi
évidemment celle au sein de cette mémorable tournée de PORCUPINE TREE. J'ai
ainsi pu assister à trois de ses prestations ; les mercredi 2 novembre 2022 au Zénith de Paris, le samedi 17 juin 2023 à Clisson lors du
Hellfest, et le jeudi 29 juin 2023 à
Manchester.
Après ses multiples collaborations sus-évoquées, "Unintentional" est paru le 1er
décembre 2023. Le musicien y assure le chant, la guitare, et la basse ; il est
soutenu par Marco Minnemann à la batterie. Le tout étant écrit et produit par lui-même.
Enregistrement mixé et supervisé par Rich Mouser.
Pour cette prestation acoustique, la sonorisation est
adaptée, audible, l'éclairage se réduit à un faisceau braqué sur lui, seul sur
cette grande scène.
L'artiste est talentueux et a démontré, en tant que
guitariste et en tant que chanteur, un réel potentiel que je connaissais déjà,
après sa participation aux concerts de PORCUPINE TREE. Cependant, je ne peux
cacher un certain ennui que j'ai peiné à combattre.
Le public se montra magnanime en lui accordant des
applaudissements respectueux.
PROGRAMME Intro instrumental avec pistes
et bidouilles. Before Who to Avoid Activate Big Wave.
Les biographies nous expliquent : "Fondé
en 1999 par Bruce Soord, le
quatuor progressif a connu une renaissance en 2016/17 avec l'arrivée de Gavin
Harrison (King Crimson, Porcupine Tree) à la batterie. Complété par le bassiste
Jon Sykes et le claviériste Steve Kitch, ils ont peaufiné un son épuré mais
luxuriant, tranquillement intemporel".
"Bruce
Soord a fondé le groupe The Pineapple Thief en 1999, comme un exutoire pour sa musique. Au départ, le nom du
groupe était simplement Pineapple Thief, d'après un dialogue dans le film "Eve's
Bayou". Soord l'a ensuite changé en son nom actuel, en partie pour
différencier les initiales PT de Porcupine Tree, un autre groupe anglais de la
scène rock progressive".
Gavin Harrison apparait, en tant qu'invité, à la batterie
le 12 août 2016, à l'occasion de la parution du onzième album "Your Wilderness". On pourrait
s'étonner qu'après sa contribution au sein de KING CRIMSON, le batteur se soit
tourné vers ces voleurs de fruits exotiques, mais on connait la suite, cette expérience
semble avoir fondé une complicité durable.
The Pineapple Thief revient avec son quinzième album "It Leads To This" qui est paru ce 9 février 2024, sur le label Kscope. La
tournée promotionnelle débute le 20 février ; Paris en est la troisième des vingt
dates.
En ce qui me concerne, j'ai tardé à connaitre ce
groupe puisque ce n'est que vers 2010 que j'ai commencé à m'intéresser à eux,
en discutant avec des mélomanes admirateurs de PORCUPINE TREE, sur le forum
"Chemical Harvest". Mais rapidement j'avais été séduit par les
atmosphères éthérées douces mélancoliques et délicatement ciselées de leur
musique. Accompagné de ma P'tit Fée, je me suis rendu à un premier concert le
samedi 22 septembre 2012, à
Londres au Pub Barfly, Camden Town (49 Chalk Farm Rd). Ce concert, inscrit
dans leur tournée promotionnelle de "All
the Wars", nous a durablement marqué. Au cours de la même tournée, deux
mois plus tard, je suis retourné les voir à la Maroquinerie dès le jeudi 29 novembre 2012. Puis le samedi 16 mars 2013, sur la péniche
"Batofar". Je n'ai pu les revoir que le vendredi 1er juillet 2016, au Poble Espagnol de Barcelone, lors
du BeProg My Friend festival (Gavin n'était pas encore derrière les futs). Lors
de la tournée "Your Wilderness",
je les ai revus le 1er
février 2017 au Divan du Monde. Enfin, le vendredi 22 juillet 2022, à St Goarshausen, lors du Night of the Prog.
J'ai manqué leurs deux derniers concerts parisiens
(2018, tournée Dissolution et 2021,
tournée Versions of the Truth). Je
les revois ainsi pour la sixième
fois ce soir.
Bruce Soord
(guitares, voix depuis 1999) est entouré de Jon Sykes (basse, chœurs depuis 2002), Steve Kitch (claviers, depuis 2005), Gavin Harrison (batterie et percussions, depuis 2016) et Beren Matthews (guitares, chœurs, depuis 2021).
L'affluence est forte, c'est rassurant. Notre
microcosme de mélomanes habitués s'étonne de la jeunesse du public ce soir. J'y
ai contribué puisque mon fils cadet m'accompagne, mais au moins il doit se
sentir moins seul !
Dès le début du concert, l'auditoire peut constater
une sonorisation excellente, je ne ressens pas la nécessité de protéger mes
oreilles. Un dispositif d'éclairage bien dosé contribuera également à maitriser
les atmosphères si particulières. En fond de scène, une large tapisserie montre
logiquement la couverture de l'album promu.
Je ne connaissais pas le très récent album. Je savais
(après consultation des deux précédentes
dates, en Angleterre) que le programme fut constitué principalement de
l'opus promus. Paradoxalement, il me fallut ainsi souvent me placer en mode
"découverte". Toujours bercé par leur délicieuse fusion de mélodies
riches et enivrantes, brodées d’arrangements complexes, j'ai cependant peiné à
vraiment trouver la Porte ce soir. Je n'ai pas réussi à comprendre la portée
des nouveaux titres. (Objectif parfaitement
atteint le lendemain à l'écoute dans mon salon !). C'est sur la seconde
partie de soirée que leur talent artistique et leur capacité à créer une ambiance
transcendante, m'ont finalement emporté.
Les deux fidèles lieutenants, Jon Sykes, toujours avec
son casque fixé sur le crâne (atypique
habitude chez un bassiste !), et Steve Kitch, brillent toujours par leurs interventions
pertinentes. Les chœurs de Jon font partie des mélodies distinctives de la
musique des voleurs d'ananas.
Même si je reste attaché à la version d'origine, le
remaniement de "Give It Back"
est intéressant, il me semble être marqué par l'expertise de Gavin. Les trois
derniers titres (rappel compris) ont achevé de me confirmer tout l'attrait de
la mélancolie onirique produite par ces anglais. Il faut dire que l'apport du propulseur
polyrythmique Gavin et du très efficace guitariste Beren, consolide encore les
harmonies envoutantes et puissantes à la fois.
L'auditoire est très enthousiaste et l'exprime très
bruyamment, ce qui semble bouleverser Bruce. Pourtant peu charismatique d'une
manière générale, il semble sincère dans sa reconnaissance pour son public
démonstratif.
Nous avons pu ainsi écouter ce soir dix-sept titres, dont huit sont issus
du "It Leads to This" (2024), trois de " Versions of the Truth " (2020),
trois de " Your Wilderness "
(2016), un de " All the Wars " (2012), un de " Little Man " (2006),
et un de " Magnolia " (2014).
PROGRAMME
The Frost (It Leads to This,
2024)
Demons (Versions of the
Truth, 2020)
Put It Right (It Leads to
This, 2024)
Our Mire (Versions of the
Truth, 2020)
Versions of the Truth (Versions
of the Truth, 2020)
Every Trace of Us (It Leads
to This, 2024)
Dead in the Water (Version remaniée) (Little Man, 2006)
All That's Left (It Leads to
This, 2024)
Now It's Yours (It Leads to
This, 2024)
Fend for Yourself (Your
Wilderness, 2016)
Rubicon (It Leads to This,
2024)
To Forget (It Leads to This,
2024)
It Leads to This (It Leads
to This, 2024)
Give It Back (Version remaniée, All the Wars, 2012)
The Final Thing on My Mind (Your
Wilderness, 2016).
RAPPEL :
In Exile (Your Wilderness,
2016)
Alone at Sea (Magnolia, 2014).
Les
mines réjouies trahissent une satisfaction générale, même si les plus anciens
complices de ces voleurs auraient apprécié une évocation de plus anciens
larcins, telles que celles issues de la période de "Variations On A Dream" (2003) à "Tightly Unwound" (2008). Mais bon, le diptyque "Stories Down" va avoir vingt ans
cette année ; qui sait, une p'tite tournée anniversaire serait la bien venue …
Je me procure le CD du nouvel album, moyennant 15 €.
Je ne le regretterai pas ; le lendemain, dès sa première écoute je tombe sous
son charme. Je retrouve ce subtil mélange de douceur mélancolique délicatement secouée par le percutant Gavin ; c'est tout bon !
* Parmi ces
prestations solitaires, pour mémoire citons notamment Jacob MOON (en 2013, en
ouverture de Marillion), Petter CARLSEN (en 2014 en ouverture de Blackfield) , Gary
CHANDLER (en 2014 seul, sans Jadis, en ouverture de Pendragon), John YOUNG (en
2016 seul, sans Lifesigns, en ouverture de Pendragon), John WESLEY (en 2016 en
ouverture de Marillion), Paul MASVIDAL (en
2020, seul sans Cynic, en ouverture d'Anathema), Davey DODDS (en 2020 en
ouverture de Pendragon), Glen MATLOCK (en 2018, seul ex-SexPistols, en
ouverture de Dropkick Murphys), Tristan DECAMPS (en 2020, en ouverture d'Ange),
Jesse AHERN (en 2020 en ouverture de Dropkick Murphys). Et plus récemment ZUN
ALAK (en 2024, alias Benoît Cougoulat Guerroué, en ouverture de Patron).
“IT
LEADS TO THIS” EUROPEAN TOUR 2024 20/2 Manchester (GB) – O2 The
Ritz 21/2 Bristol (GB) – SWX 23/2 Paris (FR) – Elysee Montmartre 24/2 Amsterdam (NL) – Melkweg 26/2 Neunkirchen (DE) –
Gebläsehalle 27/2 Aschaffenburg (DE) –
Colos Saal 28/2 Zurich (CH) – Komplex
457 1/3 Barcelona (ES) – Apolo 2/3 Madrid (ES) – La Paqui 3/3 Lisbon (PT) – Lisboa Ao
Vivo 5/3 Toulouse (FR) – Metronum 6/3 Lyon (FR) – La Rayonne 7/3 Milan (IT) – Alcatraz 8/3 Strasbourg (FR) – La
Laiterie 9/3 Munich (DE) – Technikum 11/3 Warsaw (PL) – Palladium 13/3 Krakow (PL) – Klub
Studio 14/3 Berlin (DE) – Kesselhaus 15/3 Cologne (DE) – Carlswerk
Victoria 16/3 London (GB) – O2 Shepherd’s Bush Empire.
L'imprévisible et l'inattendu pimente la plupart des
aventures. Cette fois, c'est le conflit social mené par les agriculteurs
européens qui aura bien failli nous empêcher d'assister à notre festival.
Heureusement notre conductrice Véro fit preuve d'une maitrise salvatrice,
soutenu il est vrai par Xavier, notre Bison Futé. Nous avons pu contourner un
premier barrage à Senlis grâce à une ruse de Sioux. Le passage de la frontière
franco-belge tant redouté n'a finalement causé aucun souci, mais c'était sans
compter avec nos amis les Belges. Ou plus exactement les agriculteurs flamands
qui ont bloqué la frontière belgo-néerlandaise, ce qui nous causa trois bons
quarts d'heures de retard. Bref, dans la joie et bonne humeur, nous avons
atteint notre premier objectif, en ce vendredi soir ; Utrecht et notre gîte
dans sa banlieue.
Le stéréotype attribué aux cités bataves n'est pas
usurpé. L'impression qui marque l'esprit du touriste français dès qu'il aborde
la ville d'Utrecht, c'est la domination absolue du monde cycliste. L'ensemble
des voies d'accès semble avoir été dessiné exclusivement pour les cyclistes. La
ville semble agréable à vivre, à condition de prendre en considération les
cyclistes, qui sont omniprésents et sûrs de leur droit. En tant
qu'automobiliste, mais même en tant que piéton, le Français a tout intérêt à
s'en souvenir constamment ! Le fameux ciel gris et humide, tant chanté par
Brel, ne semble décourager aucun d'entre eux, sans doute habitués aux aléas
climatiques régionaux.
Bref, le lendemain samedi c'est je Grand Jour ; nous
retournons en ville et garons notre véhicule dans une aire de stationnement située
au sous-sol d'un centre commercial. (En sortir nous coûtera quarante euros.)
Après une restauration à l'Olivier, une église
désacralisée et transformée en brasserie belge, nous nous rendons dans la TivoliVredenburg
Grote Zaal. A l'entrée, nous avons retrouvé une partie de notre microcosme de
mélomanes internationaux. Notamment l'Ecossaise Fiona et son Hongrois Zölt,
la Française Marie-Antoinette (elle aussi avec sa mascotte) et son
Allemand Axel, l'Allemand Lily Müller (qui se confond avec son inséparable mascotte), le Belge Jean-François, le Français Christophe et sa néerlandaise Coby, entre autres…
Ouverture des portes à 13h00.
Nous découvrons un bel auditorium, configuré en en
demi-cercle pour l'évènement. La salle est équipée avec les 1 717 places
assises, disposées en gradin. Sa capacité d'accueil peut atteindre 2 000 personnes, avec la fosse. Elle
s'avérera bien remplie, pour cette toute première édition ! L'organisateur Rob
Palmen peut en effet se réjouir de son pari hivernal réussi ; il vante sur sa
page Facebook "presque 1 600
personnes".
Nous prenons place dans le virage à droite (en regardant la scène). La relative
proximité avec les enceintes ne s'avèrera pas pénalisant et la vue est
excellente ; aucun obstacle visuel ne gêne la vue. Les fauteuils sont très confortables.
La déclivité abrupte des gradins permet une hauteur entre chaque rangée qui est
mesurée de manière à ce qu'aucun auditeur ne gêne celui qui est placé devant ou
derrière. Petits et grands sont ainsi à la même enseigne. Dans un pays à la
pointe de la lutte contre les discriminations, c'est un bon point
supplémentaire…
Au sujet de l'acoustique, j'ai entendu des avis
divergents, mais pour ma part, après avoir testé deux points d'écoute, les conditions
d'audition me semblèrent très correctes. Toutefois, ma perception me parut meilleure
en gradin qu'en fosse. En effet pour m'être rendu au bord de la scène pour
LAZULI, je n'ai pu que constater l'excès sonore des basses et la (relative) faiblesse du son au micro.
Chaque groupe a pu bénéficier d'un vaste espace
scénique. La procédure de transfert de matériel entre les artistes fut
suffisamment astucieuse pour qu'aucun ne gêne l'autre. Le dispositif
d'éclairage et de sonorisation m'a semblé globalement équitable durant toute la
soirée.
Quant à la programmation, nous retrouvons le groupe norvégiens
MEER, qui était déjà présent il y a
huit mois lors du Midsummer, l'autre festival organisé par le Monsieur … Dans
le même ordre d'observation, le groupe international (mais basé en Norvège) TEMIC, ici proposé, sera également
présent dans quatre mois au prochain Midsummer… Comme par hasard, Rob Palmen,
qui est l'organisateur des deux festivals, est aussi le manager de TEMIC … Toutefois,
le haut de l'affiche est un sans-faute ; nous assisterons aux prestations de
nos chers LAZULI (cocoricooooooo),
puis des Américains SPOCK's BEARD et
enfin des Suédois PAIN of SALVATION
!!!
Avant le début je me précipite aux échoppes. Je me
procure le t-shirt de cette première édition du festival (25€), mais je
m'abstiens (à tort, a posteriori)
d'acquérir quelques CD manquant à ma discothèque (j'étais tenté notamment par quelques Pain of Salvation).
Ce groupe norvégien
qui définit sa musique comme un pop progressif alternatif, est constitué de
huit musiciens. "MEER a débuté en 2008 en tant que duo à Hamar, en Norvège. Depuis, le duo s'est
considérablement développé pour devenir ce qu'il est aujourd'hui : un collectif
éclectique de huit musiciens dont la musique est un mélange de pop orchestrale,
de musique classique et de rock progressif."
La formation actuelle comprend Johanne Kippersund au chant, Knut Kippersund au chant, Eivind Strømstad à la guitare, Åsa Ree au violon, Ingvild Nordstoga Eide à l'alto, Ole Gjøstøl au piano, et Morten Strypet à la basse. A la batterie, Mats
Lillehaug, récent papa, est remplacé par Martin Utby, frère de Christopher Utby (actuel batteur de The Windmill et d'Infringement).
"Playing
House" est paru le 29 janvier
2021.
MEER ne m'avait que modérément séduit le vendredi 23 juin 2023, à l'Openluchtheater de
Valkenburg (PB), à l'occasion du Midsummer festival. Nonobstant, conscient de
leur potentiel, je misais sur un concert ultérieur plus intimiste, dans un lieu
clos, peut-être plus propice à leur musique… Les revoilà déjà, mais dans cette
(petite) arène, ayant la redoutable responsabilité d'ouvrir ce nouveau festival…
Un fond de scène, un écran fixe le logo du groupe.
Aujourd'hui, je ressens peu ou prou des sensations
similaires à celles ressenties en juin dernier. Oui, ce rock progressif
symphonique, mélodique, est plein de charme. Les huit musiciens, y compris les
cordes, semblent impliqués et enthousiastes, certes. Le duo de chant offre de
belles harmonies, souvent élégamment soutenues par les chœurs des autres
pupitres. Le guitariste nous a offert de jolis soli, mais il m'a paru trop
effacé le reste du temps. Nonobstant, je ne parviens pas à accrocher, tout cela
me parait convenu et sans aspérité ; sans doute une question de perception. Disons
que je n'ai pas encore trouvé la Porte, ce qui ne fait pas d'eux de mauvais
musiciens bien sûr ! Je veux croire que je finirai bien par La trouver …
Fort heureusement pour eux, une bonne partie du public
leur accorde des belles ovations, sans doute méritées d'un certain point de vue
(ou d'écoute, plus exactement).
Il m'a été rapporté que le clavier semble avoir dû
surmonter un souci technique durant le troisième titre (Honey), mais honnêtement je ne l'ai pas remarqué. Le sixième titre
(Child) fut dédicacé à Alfred le
nouveau-né de Mats, le batteur excusé.
Parmi dix titres,
six sont issus de "Playing House"
(2021). Les autres titres sont sans doute issus de leur troisième album en
préparation.
TEMIC est considéré comme un groupe de métal
progressif norvégien, même si sa
composition est multinationale, puisqu'il comprend le claviériste Diego Tejeida
(né au Mexique, vivant au Royaume-Uni), précédemment dans Haken, le
multi-instrumentiste américain Eric Gilette, le chanteur norvégien Fredrik
Bergersen Klemp et le batteur norvégien Simen Sandness.
Leur biographie nous indique : "Les origines de TEMIC remontent à 2017,
lorsque Tejeida et Gillette ont parcouru le monde en tant que membres du groupe
Shattered Fortress de Mike Portnoy. Dès les premiers accords qu'ils ont
échangés, leur alchimie musicale sur et en dehors de la scène était indéniable,
ce qui les a amenés à discuter de la perspective de créer un nouveau groupe
ensemble. Malheureusement, des engagements contradictoires en matière de
tournées et d'enregistrements les ont obligés à se tourner vers d'autres
horizons pendant des années, jusqu'à ce que le monde s'arrête en 2020 et que
Tejeida appelle Gillette pour lui poser une question fatidique : "Tu te
souviens de la fois où nous avons dit que nous devrions faire un groupe de
musique ?
C'est ainsi
que les premières démos de ce qui allait devenir le premier album de TEMIC en
2023, "Terror Management Theory", ont commencé à émerger. Désireux de
s'entourer des meilleurs musiciens, Tejeida
et Gillette ont d'abord fait appel à
la puissance rythmique de leur ami et batteur Sandnes. (…) Sandnes recommande le chanteur Klemp. Enfin, pour compléter la section rythmique, le dynamique
bassiste Jacob Umansky (Intervals) a
été invité à jouer." Traduit
avec www.DeepL.com/Translator
Aujourd'hui, TEMIC sur scène est constitué d'Eric Gillette (ex-The Neal Morse Band, ex-Mike
Portnoy's Shattered Fortress, aux guitares et chœurs), Diego Tejeida (ex-Devin Townsend, ex-Mike
Portnoy's Shattered Fortress, ex-Haken, aux claviers et pistes), entourés de Fredrik
Bergersen Klemp (ex-Maraton, au chant),
et Simen Sandnes (ex-Shining, ex-Arkentype,
à la batterie / percussions). A la basse c'est l'italien Matteo Raccone qui a été désigné à ce poste
depuis le 21 janvier, en vue de cette prestation.
Leur premier album, intitulé "Terror Management Theory" est paru
le 17 novembre 2023.
TEMIC s'exprime pour la première fois sur la scène
néerlandaise.
A priori c'est le genre de prestation qui a vocation à
m'emballer assez facilement. Leurs références assumées à Pain of Salvation,
Dream Theater, Leprous ne sont pas pour me déplaire. Cette puissance, cette
énergie et ces harmonies expriment en effet une musique qui me touche. C'est
efficace, propre et bien exprimé. Eric Gillette nous a sorti quelques soli
étourdissants. Fredrik Klemp dispose d'une voix juste et puissante. Simen
Sandnes tape comme un fou furieux sur ces pauvres toms. Mon esprit s'est
souvent échappé, et ma nuque n'a pas résisté à quelques irrésistibles
secousses. Oui mais, je ne parviens pas encore à m'enflammer totalement sur ce
coup-là. La Porte était pourtant là, grande ouverte devant moi, mais il a
manqué un p'tit courant d'air frais, quelques arpèges d'originalité pour
m'emporter au-delà. Ça viendra peut-être… Sûrement on va dire, allez.
Nonobstant, au vu des réactions du public, TEMIC n'a
pas trop de soucis à se faire ; acclamé bruyamment, le groupe est reparti avec
le sourire des vainqueurs d'un premier combat.
Les huit titres
sont issus de leur unique album, "Terror
Management Theory" (2023). Notons que le cinquième titre (Acts of Violence) est ici introduit par
une séquence planante guitare/clavier. "Mothalah", constitue assurément une épopée finale de sept
minutes, idéale pour marquer les esprits.
PROGRAMME
Through the Sands of Time (Terror
Management Theory, 2023)
Falling Away (Terror
Management Theory, 2023)
Skeletons (Terror Management
Theory, 2023)
Count Your Losses (Terror
Management Theory, 2023)
Acts of Violence (Terror Management
Theory, 2023)
Friendly Fire (Terror Management Theory, 2023)
Once More (Terror Management
Theory, 2023)
Mothallah (Terror Management
Theory, 2023).
Pour la prestation à venir,
nous descendons en fosse pour nous placer au premier rang…
Même tendus par l'installation de leur dispositif de
concert, les musiciens nous reconnaissent et nous saluent amicalement. L'exigence
légitime de Dominique, la fragilité de la Léode de Claude, la contrainte
horaire du cadre festivalier entretient la crainte du tracas de dernière
minute… Mais finalement tout ira bien. Très bien même !
A l'intention de mélomanes qui ignoreraient encore
l'existence de ce fabuleux groupe français, victime du cirque médiatique
français, je me dois évidemment de reprendre ici un extrait de leur biographie
officielle, qui résume bien leur univers : "Le milieu du Rock est peu propice à l’exportation de la langue de
Molière, on le sait, mais Lazuli efface les frontières. En quelques années, le
groupe est devenu l’ambassadeur de la France sur les plus grosses scènes
internationales de Rock Progressif. Ses notes et ses mots sont devenus langage
universel. Héritier des Peter Gabriel et autres Pink Floyd, le groupe Gardois
se distingue par sa singularité, son instrumentation peu courante et
l’invention d’un instrument unique: La
Léode. Quelque part entre rock, chanson, électro et world, la musique
atypique de Lazuli, onirique, exploratrice, nous mène hors des sentiers battus.
Lazuli envisage ses chansons comme des toiles, mélange les couleurs, dépeint
son monde ou le repeint. Quelque part entre Jacques Prévert et Tim Burton, les
mots questionnent les maux du temps présent. La voix aérienne, funambulesque, tout
en jeu de mots, nous chante l’homme sous toutes ses formes et ses “déformes”.
Tour à tour on plane ou on est pris dans la tourmente, le temps se suspend ou
s’accélère…"
L'annonce de la participation de LAZULI à ce festival a
très largement contribué à notre décision d'y participer. Ce treizième concert
ne démentira pas mes impressions antérieures. Je me réjouis de retrouver Dominique
Leonetti (chant, guitare, depuis
1998), et Claude Leonetti (léode,
depuis 1998), entourés de Vincent Barnavol
(batterie, percussions depuis 2010), Romain Thorel (claviers, cor d'harmonie, depuis 2010) et Arnaud Beyney (guitare, depuis 2020).
L'opus "11"
est paru le 14 Janvier 2023.
Ces Gardois continuent, au fil des albums, au fil des
concerts, à assumer leur fonction de ménestrels des temps modernes. De la musique,
de la poésie, dont les textes sagaces sur notre société, tentent inlassablement
de nous convaincre, peut-être, ou de nous distraire plus surement. Les propos
peuvent déranger, interpeller la conscience, mais tout est chanté avec une
telle conviction et une telle élégance dans le langage, que l'esprit s'égare
volontiers dans les mélodies aux teintes nostalgiques.
Je ne puis que répéter mes précédentes impressions ressenties
lors de leurs concerts ; de surcroit, ces cinq artistes multi-instrumentistes
démontrent constamment un réel investissement collectif, un réel plaisir de
partager. Les sourires ne s'effacent que pour leur concentration nécessaire à
certaines séquences. Romain est
principalement titulaire du clavier, mais on ressent son attrait pour extraire
des sons cuivrés mais bidouillés de son cor d'harmonie. Vincent lui cède volontiers sa batterie ("Le miroir aux alouettes"), lorsqu'il s'adonne à sa passion
parallèle ; les percussions. Arnaud
exprime énormément de sensibilité lors des accords et soli avec sa guitare,
mais il sait également amplifier une rythmique puissante à la basse. Dominique n'est jamais aussi à son aise
qu'avec une de ses guitares en bandoulière mais le timbre de son chant
constitue indéniablement une des particularités du groupe, un peu à l'instar de
Geddy Lee pour RUSH. Quant à Claude,
sa Léode lui permet de combiner tant de sons différents qu'il semble pouvoir se
substituer à tous les pupitres. Enfin, à l'image de la cohésion qui se dégage
de ce quintet magique, tous participent peu ou prou aux chœurs.
Le déplacement du marimba par Vincent, préfigure
toujours la fin du concert. Ce moment survient toujours trop vite, d'autant
plus dans le cadre d'un festival où le créneau horaire est limité.
J'avais déjà assisté avec plaisir à l'engouement du
public allemand (deux fois à Loreley), du public norvégien (Prog at Sea), du
public belge (Spirit of 66), voici donc celui du public néerlandais. Ce soir
encore LAZULI a démontré que la langue française est perceptible par un public
étranger. Mes applaudissements se noient dans l'ovation enthousiaste et unanime,
mais je souffre du mépris de la scène française. En rédigeant ce récit, je suis
affligé par les "lauréats"
des victoires de la musique française (ceux
du 9 février 2024 restent aussi consternants que les précédents) … Tant pis
; avec ma P'tite Fée et mes amis, nous avons encore vécu des instants magiques
grâce à nos troubadours gardois !
Quatre de leurs onze albums ont été évoqués ce soir.
Parmi les dixtitres, quatre sont issus de "Onze" (2023) trois de "Le Fantastique Envol de Dieter Böhm" (2020) un de "4603 Battements" (2011) un de "Tant que l’herbe est grasse" (2014).
Les neufs mains jouent leur air traditionnel, puis une évocation des Beatles,
en deux séquences.
PROGRAMME
Sillonner des océans de vinyle (Onze, 2023)
Triste carnaval (Onze, 2023)
Qui d'autre que l'autre (Onze,
2023)
Dieter Böhm (Le Fantastique
Envol de Dieter Böhm, 2020)
Les chansons sont des bouteilles à la mer (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
L'homme volant (Le
Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Égoïne (Onze, 2023)
Le miroir aux alouettes (4603
Battements, 2011)
Les courants ascendants (Tant
que l’herbe est grasse, 2014)
9 Hands Around the Marimba (Eleanor Rigby / Here Comes The Sun).
Habituellement nous parvenons toujours relativement
facilement à discuter avec les musiciens. Mais en terre étrangère, ils étaient
tous assaillis de sollicitations bienveillantes. Nous n'avons pas estimé
opportun de perturber ce moment important pour eux. J'ai juste pu les saluer
plus ou moins rapidement…
En revanche, un auditeur néerlandais m'interpelle
semblant me confondre avec Domi (je n'en
ai pourtant que la crinière). Je m'empresse de rectifier rapidement la
situation mais il insiste alors pour transmettre à Lazuli toute son admiration,
en tant que professionnel du son, pour la qualité acoustique de ce
concert (manifestement il est doté d'une
meilleure oreille que d'une bonne vue !). Voilà donc qui est dit et répété
!
Leur présence ici a également accentué mon envie de
participer à cette première édition du festival ! J'ai eu la chance de les
découvrir lors de leur tournée promotionnelle de "V", le vendredi 7 avril
2000, au Zénith de Paris, alors qu'ils étaient invités par DREAM THEATER à
ouvrir leur soirée. Je me souviens avoir été suffisamment séduit pour acheter
leur album quelques jours après ! Mais ils se font rares dans nos contrées…
Leur biographie nous indique : "Spock's Beard est un groupe américain de rock progressif forméen 1992 à Los Angeles, par les frères Neal (chant, claviers,
guitare) et Alan Morse (guitares),
John Ballard (basse) et Nick D'Virgilio (batterie). Neal Morse a quitté le
groupe après la sortie de leur sixième album, Snow (2002). Le groupe, en
particulier l'ère de Neal Morse, est considéré comme étant à l'avant-garde de
la musique rock progressive moderne. Quatre de leurs six premiers albums
figurent dans le "Top 50 Prog Albums 1990-2015" du Prog Report, The
Light and Snow figurant parmi les dix premiers." Traduit avec
www.DeepL.com/Translator
A ce jour, SPOCK'S BEARD est constitué d'Alan Morse (guitares, chœurs et
occasionnellement voix principale, depuis 1992), Dave Meros (basse, chœurs et occasionnellement voix principale, depuis
1993 et occasionnellement claviers, depuis 2002), Ryo Okumoto (claviers, chœurs, depuis 1995), Ted Leonard (chant principal, guitare, claviers, depuis 2011)et Nick Potters
(batterie, sur cette tournée).
Spock's Beard est en tournée en Grande-Bretagne, mais
a accepté de traverser la Manche pour cette unique date européenne. Il n'est
pas venu ici depuis plusieurs années !
Le treizième
studio, "Noise Floor" est
paru le 25 mai 2018.
Vingt-quatre années après les avoir vus une première
fois, je ne savais plus trop à quoi m'attendre car après le départ de Neal
j'avoue avoir un peu mis de côté leur parcours, dans le flot incessant des
autres nouveautés. Ainsi, j'ai passé les premières minutes du concert à les
observer mais sans vraiment retrouver la Porte. Mais dès le troisième titre
("The Good Don't Last")
j'ai failli grimper aux rideaux, sur ces ruptures endiablées ces interventions déjantées
! Puis mon plaisir est encore monté d'un cran lors de l'enchainement de "On a Perfect Day" avec "Harm's Way" ; un moment de très
haute intensité tel que le rock progressif peut en procurer à ses auditeurs !
Durant "The
Light" qui conclut brillamment le concert, Ryo Okumoto se porte
au-devant de la scène pour un solo avec son synthétiseur porté en guitare.
Une prestation de très, très haute qualité ; nous
sentions dans la salle une atmosphère de bonheur partagé, entre le public totalement
sous le charme des mélodies et les musiciens manifestement heureux d'être
présent parmi nous ! Je craignais que ces Américains nous concèdent les miettes
d'énergie de leur tournée britannique, mais en fait nous eûmes droit à une démonstration
intense de talent indéniable. Des voix justes, chaudes et harmonisées avec des
soli étourdissants, des rythmes renversants par ses ruptures parfaitement
assumées … Des séquences trahissent de prestigieuses influences, telles que THE
BEATLES, GENTLE GIANT, KANSAS… bref le bonheur total, d'un rock progressif exprimé
dans l'excellence !
Le public ne pouvait qu'exprimer bruyamment sa
satisfaction. Gageons que cette marque de grande estime leur rappelle de venir
plus souvent en Europe !……..
Six de leurs treize albums sont évoqués. Parmi les huit titres, deux sont issus de "The Kindness of Strangers" (1998),
deux de "The Light" (1995),
un de "Spock's Beard"
(2006), un de "Brief Nocturnes and
Dreamless Sleep" (2013), un de "Noise Floor" (2018) et un de "The Oblivion Particle" (2015).
PROGRAMME
Go the Way You Go (The Light,
1995)
Tides of Time (The Oblivion
Particle, 2015)
The Good Don't Last (The
Kindness of Strangers, 1998)
Hiding Out (Brief Nocturnes
and Dreamless Sleep, 2013)
Par leurs performances scéniques, et par leur originalité
musicale entretenue au fil de leur discographie, ces Vikings constituent un de
mes groupes préférés depuis plus de vingt ans. Mes sensations ressenties durant
ce concert se sont avérées nuancées, et je me dois donc d'étoffer mon récit
afin d'éviter tout malentendu. Pour contextualiser le concert de ce soir, il me
semble particulièrement opportun de rappeler ici un extrait de leur biographie
officielle: "Pain of Salvation est en
évolution permanente. "Je voulais un nom qui signifie quelque chose, un
nom qui soit plus qu'une expression cool. Pour moi, Pain of Salvation est
synonyme d'équilibre". Les paroles de Daniel Gildenlöw ne se limitent pas
au nom de ce groupe de metal progressif renommé. Pain of Salvation a toujours
été plus qu'une simple musique, plus que le plaisir du rythme et du groove.
Leur musique a toujours été plus axée sur les expériences humaines brutes, les
histoires tumultueuses passionnantes et les nuances de bien et de mal. Ces
choses sont enveloppées dans des polyrythmies sombres et progressives, des
syncopes stimulantes, des touches brillamment assombries, des percussions
musclées et des structures d'album conceptuelles. Le groupe a un son qui lui
est totalement propre ; une recette reconnaissable dès la première note : une
grosse portion de métal énigmatique, un côté alternatif, une ou deux pincées de
rock progressif, et des paroles qui vous arracheront le cœur de la poitrine.
Fondé en 1984 par le seul membre original restant,
Daniel Gildenlöw (chant et guitare), Pain of Salvation est connu dans le monde
entier comme l'un des groupes les plus importants de la résurgence de la
musique progressive. Avec une incroyable musicalité, une grande variété
d'influences et une approche sombre et poétique, Pain of Salvation a la
réputation d'être imprévisible, de sortir des sentiers battus et de vouloir
expérimenter avec les styles et peut-être même avec les cœurs des fans."Traduit
avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
Le premier opus "Entropia" est paru en 1997,
mais Daniel Gildenlöw (chant,
guitares, multi-instrumentiste) a débuté les fondations du groupe dès 1984. Il s'est entouré peu à peu de
ce qui allait devenir PAIN OF SALVATION ; Johan Hallgren (guitare, chœurs, de 1997 à 2011, puis depuis 2017), Léo Margarit (batterie, percussions,
chœurs, depuis 2007), Daniel "D2" Karlsson (claviers, percussions, chœurs, depuis 2011 et basse
depuis 2020).
Lors de l'enregistrement de "Panther", Gustaf Hielm (basse, chœurs, 1992-2020) a quitté le
drakkar, réduisant ainsi de fait le quintet, en quartet.
Le groupe présente ici pour la première fois aux
Pays-Bas son onzième album "Panther", paru le
28 aout 2020), sorti sur le label leader Inside Out. Je vous invite à consulter l'évaluation
assez pertinente sur ce site : http://metal.nightfall.fr/index_15682_pain-of-salvation-panther.html
J'ai eu la chance de découvrir ce groupe atypique lors
de sa tournée "Ramedy Lane"
le jeudi 7 février2002, au Zénith de Paris, alors qu'il
était invité par DREAM THEATER. Ce concert m'avait sidéré et convaincu d'un
talent pour exprimer une musique surprenante. Lorsque je l'ai revu lors de sa
tournée "Scarsick" le samedi
8 septembre2007 à l'occasion du Raismesfest,
j'avais été un peu déçu. Mais, mon estime était remontée grâce à une fabuleuse
prestation lors de sa tournée "Road
Salt" le mercredi 16 novembre2011 au Bataclan, alors qu'il était
invité par OPETH. Considération confirmée, lors de sa tournée "In the Passing Light of Day" le vendredi
29 juin2018, à l'occasion du BeProg festival
de Barcelone.
Même si je n'ai pas pris le temps d'écouter leur
dernier album, c'est donc avec envie que je les revois ici pour la cinquième
fois ! Ce groupe suédois délivre un metal progressif d'autant plus original que
Daniel Gildenlöw, qui est le principal auteur-compositeur, parolier, guitariste
et chanteur du groupe, entretient les atmosphères oscillant entre des séquences
lourdes puissantes et calmes. Les harmonies vocales, complexes mais toujours
mélodiques, sont valorisées par d'astucieuses polyrythmies particulièrement syncopées,
telles que celles si bien valorisées par les Norvégiens LEPROUS. Ajoutons à
cela que l'aspect lyrique n'est pas négligeable ; le groupe aborde souvent des
questions contemporaines, et existentielles.
Voilà pour le préambule qui me parait s'imposer.
L'éclairage m'a souvent semblé un peu sombre. En fond
de scène, pas d'autres images sur l'écran que le nom du groupe.
Je suis passé par plusieurs phases d'émotions sur
cette prestation qui m'a semblé d'intensité inégale. Le début fut énergique et
mélodique à souhait, conforme à ce que j'attendais de ce groupe que j'adore
depuis vingt-deux ans. "Reasons"
et "Meaningless" ont eu tôt
fait de m'emporter par leur puissance et leurs harmonies.
Puis le titre "Wait", issus du dernier album, laissait un peu retomber la
mayonnaise, lorsque de surcroit j'ai ressenti une gêne sur scène. Nous
comprendrons par la suite que le pauvre Daniel Karlsson essayait désespérément
de régler son clavier. Le batteur est invité à se lancer dans un solo incongru
qui ne tarda pas à m'agacer par sa longueur inopportune… Le solo s'interrompt
brutalement dans la perplexité des musiciens, ce qui ne manqua pas de rompre un
peu plus la magie. Ce flottement a été ressenti par Daniel lui-même puisqu'il a
recensé à mains levées le nombre de primo-auditeurs du groupe parmi le public,
avant de leur demander une mansuétude et d'assister à leur prochain concert. J'ai
peiné ensuite à rétablir le contact, d'autant plus que les titres "Panther" et "Restless Boy", également issus de
"Panther", m'ont semblé
particulièrement audacieux (doux euphémisme) musicalement.
Fort heureusement, le retour à un univers plus
énergique avec "On a Tuesday"
m'a permis de retrouver l'enthousiasme. Puis, le magnifique "In the Passing Light of Day", dont
l'intro faussement calme précède une montée en puissance, emporte encore une
fois l'auditoire dans une spirale enivrante.
Le rappel me permet même d'accroitre mon intérêt pour
le dernier album, avec "Icon".
Avec un peu de recul, ce concert, qui m'a semblé d'abord
décevant, est en fait globalement réussi tout de même. Je confesse me montrer
parfois un peu trop exigeant avec nos artistes favoris. J'aimerais que tout
soit parfait, au point de convaincre toujours plus d'adeptes. En ce qui me
concerne en tous cas, je leur accorde volontiers un ticket pour un hypothétique
prochain concert, que j'attends à Paris.
L'auditoire quant à lui est manifestement conquis
puisque les acclamations n'ont jamais cessé. Mon positionnement m'a permis de
constater que les nuques ont été mises à rudes épreuves, en fosse comme en
rangées supérieures.
Trois de leurs onze albums ont été évoqués. Parmi les treize titres, cinq sont issus de "Panther" (2020), quatre de "In the Passing Light of Day" (2017)
et quatre de "The Perfect Element,
Part I" (2000).
PROGRAMME
Accelerator (Panther, 2020)
Reasons (In the
Passing Light of Day, 2017)
Meaningless (In the
Passing Light of Day, 2017)
Wait (Panther, 2020)
Used (The Perfect Element,
Part I, 2000)
Ashes (The Perfect Element,
Part I, 2000)
Panther (Panther, 2020)
Restless Boy (Panther, 2020)
On a Tuesday (In the
Passing Light of Day, 2017)
Falling (The Perfect
Element, Part I, 2000)
The Perfect Element (The
Perfect Element, Part I, 2000)
The Passing Light of Day (In the
Passing Light of Day, 2017)
RAPPEL :
Icon (Panther, 2020)
La deuxième édition est
d'ores et déjà prévue le 25 janvier 2025.
Pour l'instant, Rob et son
équipe se concentre sur le prochain Midsummer
Prog Festival en juin pour lequel il ne reste plus que 130 billets !!
L'édition la plus vendue jusqu'à présent…
Ce rendez-vous traditionnel fixé à chaque mi-décembre par
MOSTLY AUTUMN au Spirit of 66, est désormais inscrit à notre calendrier, qu'il
vente ou qu'il pleuve. Contrairement aux précédentes fois (pluie, neige, verglas), notamment à l'approche des Ardennes, les
conditions météorologiques furent cette fois satisfaisantes.
Au-delà de ce motif musical, notre décision pour ce
déplacement est facilitée par l'assurance d'un accueil confortable à l'hôtel des Ardennes où Maguy, la
patronne, personnifie la convivialité belge par excellence. D'ailleurs, nous
nous inquiétons désormais de la mise en vente de l'établissement ; l'avenir
nous dira ce que deviendra l'accueil.
De surcroit, la
Fringale est la friterie devenue incontournable, je dirais même rituelle
pour nous restaurer dès notre arrivée à Verviers. Elle a ouvert ces portes fin
2022 et offre de succulentes spécialités belges ; des frites délicieuses, les
viandes assorties de milles sauces possibles et surtout … des bières à la
pression issues de la {C}, une
brasserie locale, dont la plus récente est la Curtius, un régal aux saveurs florales étourdissantes !
Et puis surtout, le dévouement de Francis pour gérer cette
salle, devenue mythique au fil du temps, est admirable. Une programmation
éclectique tente d'attirer les mélomanes des pays environnants ; outre les
Belges bien sûr, dans le public on a pu discerner aussi des Français, des Allemands,
des Anglais, des Luxembourgeois, des Suisses, et des Néerlandais. Pourtant, ces
derniers ne sont pas les plus à plaindre s'agissant des étapes de tournées…
Nombreux sont, comme nous, près à parcourir des
centaines de kilomètres pour assister aux concerts de nos artistes favoris au Spirit of 66 ! En ce qui nous concerne,
cela représente quatre cents kilomètres, heureusement desservis en grand partie
par autoroutes, en un peu moins de quatre heures. Peu d'artistes sont de nature
à nous faire déplacer ainsi ; STEVEN WILSON (& Co), CAMEL, LAZULI,
THE WINDMILL sans doute. Mais aussi assurément MOSTLY AUTUMN, désormais.
En effet, même tardif, notre intérêt pour ces Anglais
ne fait que croitre à chacune de leurs prestations. Ce jour, nous nous
déplaçons pour la quatrième fois, et ce avec toujours le même engouement,
jamais déçu.
Pour éventuellement comprendre notre passion, j'invite
mon lecteur à se rapporter à mon précédent récit [ici] pour un reflet de leur
biographie. Je rappelle simplement ici que ce groupe originaire de York, (North Yorkshire) s’est formé en 1995 autour de Bryan Josh,
chanteur et guitariste et de la chanteuse Heather Findlay (qui mène maintenant une carrière solo depuis 2010).
A la base, leurs prestations consistaient
principalement à rendre hommage aux Pink Floyd. Mais, au fil du temps et des
changements d'effectifs, leur musique s'est forgé une identité, en fusionnant
diverses influences, notamment Pink Floyd donc, mais aussi Fleetwood Mac,
Jethro Tull ou Camel. Les ingrédients subtilement dosés se composent de
superbes mélodies enveloppées de voix féminines sensuelles, envoutantes, et
transcendées de superbes soli de guitares. Cet enchantement musical mêle
brillamment du rock à la fois puissant et mélodique avec des thèmes
folkloriques, traditionnels, celtiques. Avec ma p'tite Fée, on se surprend
souvent à s'imaginer autour d'un feu de camp, en compagnie de ces saltimbanques
pour chanter, boire et danser nuits et jours sous les cieux de l'Albion (ou
ailleurs) …
Leur discographie est riche de compositions
magnifiques. Mais s'il me fallait en désigner un, l'opus "WhiteRainbow", paru fin 2018 (ou le 1er mars 2019, selon les sources…) constitue selon
moi leur chef d'œuvre ; cet album transpire une émotion tellement sincère qu'elle
en est à la fois indescriptible et presque palpable. Un opus indispensable dans
la discothèque de tout mélomane. Il rend un émouvant hommage à Liam Davison,
longtemps guitariste de MA et ami d’enfance de Brian Josh, disparu brutalement
fin 2017.
Toutefois, "Graveyard
Star" le quatorzième album paru le 24 septembre 2021, est également somptueux, bourré de mélodies
entêtantes et d'harmonie entre tous les pupitres.
Bref, en compagnie de nos amis helvètes, nous sommes
de nouveau parmi les premiers à nous présenter à l'entrée de ladite salle, ce
qui nous permet de bénéficier de notre emplacement favori, au premier rang
(légèrement excentré sur la droite, face à Chris) pour mieux partager les
émotions avec les sept musiciens.
Cet emplacement n'est pas vraiment le meilleur sur un
plan acoustique, mais nous n'avons pas eu à en souffrir beaucoup. La voix, un
peu en retrait au début, est rapidement devenue perceptible, comme les autres
pupitres. Le dispositif d'éclairage m'a semblé un peu trop insistant sur les
rouges et les bleus (ce qui est nuisible
aux clichés depuis nos portables) mais sans altérer toutefois les
atmosphères requises.
Ce soir, autour de Bryan Josh (chant et guitares, depuis 1995), et Iain Jennings
(claviers, de 1995 à 2005, puis
depuis 2010), nous retrouvons Olivia Sparnenn-Josh
(chant principal depuis 2010, mais chœurs, percussions, flûte à bec, depuis 2004), Angela Gordon (flûtes, claviers, percussions, et chœurs, de 1999 à 2007, et depuis 2015), Chris Johnson (guitares rythmiques et
acoustiques, chant, claviers, de 2006 à 2007, et depuis 2014), Andy Smith (basse, depuis 2000) et de Henry Rogers (batterie, depuis 2018).
LE CONCERT
[20h30/21h20 – 21h45/23h30]
Pour décrire mes émotions dans mes récits, j'ai
toujours des scrupules à user de superlatifs qui pourraient être de nature à
décrédibiliser mes propos. Et pourtant. Il s'agit bien de magie. Du septuor se dégage
un état d'esprit positif, collectif, généreux ; et ce, avant, pendant et après
leurs concerts. Je l'ai déjà ainsi relaté et je le répète volontiers ; ces sept
ne font qu'un sur scène. Aucun ne semble tirer les couvertures à lui, pas même
Bryan dont les soli pourtant brillants semblent couler de source dans ce flot
de mélodies. Personnellement, Bryan Josh
m'émeut autant que David Gilmour, Andrew Latimer, Nick Barett, Steve Rothery ou
John Mitchell (pour ne citer qu'eux…).
Chacun des pupitres conserve cependant l'opportunité de s'exprimer et de s'épanouir à tour de rôle, tout en étant complémentaires. Tout est dans le collectif. Chris vient en support de Bryan dans les soli. Angela vient en support d'Olivia dans ses chants. Ils sont visiblement heureux et contribuent ainsi à nous envelopper dans une bulle de bonheur. Ils assument leur rôle de troubadours des temps modernes. Leur Musique parle à notre âme avec poésie et lyrisme.
Je serais d'une mauvaise foi si je n'avouais pas mon
admiration béate pour Olivia qui
continue d'irradier la scène de son charisme, de son charme, de sa vivacité et
de sa voix. Son timbre limpide, harmonieux et puissant est un surcroit
indéniable de qualité pour ce groupe, qui n'en manque pourtant pas ! Je ne peux
pas m'empêcher de me réjouir de la complémentarité du couple qu'elle forme avec
Bryan. On les sent complices, sans exubérances mais avec des regards et des
signes qui ne trompent pas l'observateur.
Discret, concentré et appliqué Iain permet d'accentuer toute la sensibilité musicale des morceaux
; les accords riches et puissants de son synthétiseur ont souvent détourné mon
attention.
Autre duo dont la complicité est au service du groupe,
celui que forment Chris et Angela habitués à jouer ensemble aux
seins d'autres formations folkloriques du Yorkshire. Ce sont deux remarquables multi-instrumentistes
qui alternent leurs talents aux flûtes et au clavier (Angela), aux guitares et
au clavier (Chris) ou encore au chant (pour les deux). Leur expérience et leur
complémentarité constitue un apport incontestablement de nature à magnifier les
compositions. Je suis particulièrement sensible à la voix douce et expressive
de Chris, notamment lorsque qu'il chante "Changing Lives" et "Silver Glass".
Andy lève rarement les yeux au-dessus de sa basse mais dispute
souvent l'espace d'Olivia, avec vivacité. Ses lignes de basse sont expressives et
puissantes. Avec la batterie d'Henry,
ils constituent un plateau puissant et rythmé qui contribue largement à remuer
les corps et les esprits !
Cette soirée en deux actes n'a jamais baissé en intensité
d'émotions, alternant des morceaux plus folk, d'autres plus bluesy, ou plus
rock. Le public ne peut qu'être pleinement emporté dans ce flot d'harmonies. Je
pourrais citer tel ou tel titre particulièrement touchants mais il me semble
vain vouloir distinguer la qualité dans la qualité ! Comme d'habitude, le
mélomane présent pourrait être animé d'une frustration à l'égard de tel titre
qui n'aura pas été interprété, mais franchement ce sentiment ne se ressent pas
durant le concert ; chaque séquence étant un émerveillement auditif.
C'est maintenant un rituel, en clôture de soirée, les membres de MOSTLY AUTUMN se parent des couvre-chefs adéquats pour nous accorder un rappel en rapport avec l'esprit de Noël.
Dans un louable souci de renouveler leur programme, davantage
de titres anciens ont été joués ce soir. Huit titres diffèrent ainsi de l'an
dernier. Nous avons voyagé sur vingt-deux
titres, dont deux de leur superbe
premier opus "For All We Shared..."
(1998), un de "The Spirit of Autumn Past" (1999), un titre de "The Last Bright Light" (2001), un titre de "Passengers"
(2003), un titre de "Storms over Still Water" (2005), un titre de "Heart Full of Sky" (2006), un titre de "Dressed in
Voices" (2014), trois de
"Sight of Day" (2017), trois de issus de "White Rainbow" (2019), quatre du dernier opus "Graveyard Star" (2021), ainsi qu'une reprise issu de l'album de Josh
& Co. Limited "Transylvania -
Part 1 - The Count Demands It "(2016). Le final étant composé de trois reprises spéciales pour fêter
Noël.
PROGRAMME ACTE 1:
In for the Bite (Limited, Transylvania - Part 1 - The
Count Demands It, reprise de Josh
& Co, 2016)
Into the Stars (White Rainbow, 2019)
Spirit of Mankind (Graveyard Star, 2021)
Western Skies (White Rainbow,
2019)
Skin
of Mankind (Graveyard Star, 2021)
Passengers (Passengers , 2003)
Heart, Body and Soul (Sight of Day, 2017)
Silver
Glass (Heart Full of Sky, 2006)
The
Night Sky (For All We Shared…, 1998).
ACTE 2:
Tomorrow Dies (Sight of Day, 2017)
Winter
Mountain (The Spirit of Autumn Past,
1999)
Broken
Glass (Storms over Still Water,
2005)
Changing Lives (Sight of Day, 2017)
Half
the Mountain (The Last
Bright Light, 2001)
Dressed
in Voices (Dressed in Voices, 2014)
This Endless War (Graveyard Star, 2021)
Back in These Arms (Graveyard Star, 2021)
White Rainbow (White Rainbow,
2019).
RAPPEL
Heroes Never Die (For All We Shared…, 1998)
I Believe in Father
Christmas (reprise de Greg Lake)
A Spaceman Came Travelling (reprise de Chris de Burgh)
Fairytale of New York (reprise de The Pogues).
Comme à leur habitude, les musiciens descendent parmi
nous pour discuter, partager, échanger. Bryan toujours aussi modeste,
sympathique et chaleureux a pris ma P'tite Fée dans ses bras. Puis il m'a confié
que la réédition des premiers albums était bien prévue, mais sans préciser
toutefois les délais … Un nouvel album devrait paraitre d'ici l'été prochain.
Nous avons pu également clamer à Olivia toute l'admiration que nous lui vouons.
Le timide Ian a également pu écouter nos compliments. Tout ce beau monde a accepté
volontiers les portraits visant à fixer ces mémorables moments. C'est compliqué
de pouvoir discuter avec les sept ; j'ai renoncé à aborder Chris, et Angela avec
lesquels j'avais déjà parlé les précédentes fois. Et j'ai dû abandonner mon
objectif d'approcher Andy. Mais je ne doute pas y parvenir une prochaine fois.
A l'échoppe, nous nous procurons le DVD récemment paru
ainsi que le CD "Live in Abbey
Road's Studio 2" qui est paru ce 13 octobre 2023.
Quitter cette agréable compagnie est toujours
difficile, mais il faut bien se ménager en vue de reprendre la route le
lendemain. D'ailleurs, il en est de même pour eux qui rejouent aux Pays-Bas.
Nous les reverrons dans dix mois, ce sera pour
l'apothéose du Prog en Beauce en octobre 2024.