mercredi 14 octobre 2026

LAZULI – UK TOUR 2026 – 14 et 15 octobre 2026

A L'ENVIE. Décidément bien plus addictif que ladite pierre, le quintuor enchanteur m'entraine encore, avec ma P'tite Fée, dans la déraison du musicotourisme sans frontières !

Car en effet, notre valeureux représentant du rock français et francophone sillonne (de nouveau) le Royaume-Uni (l'Angleterre et le Pays de Galles), arpenté sur cinq étapes qui débutent le 14 octobre à Southampton (Hampshire), se poursuit le 15 à Londres, puis le 16 à Fletching-Uckfield (East Sussex), le 17 à Chepstow (Monmouthshire, Pays de Galles), et se terminent le 18 à Birmingham (West-Midlands).

Ce n'était pourtant pas l'envie d'y retourner auparavant qui nous manquait ; c'est juste que les regrettables entraves à la libre circulation, entrées en vigueur le 1er janvier 2021, ont largement contribué à nous démotiver, en dépit des moult tentations. Notre dernier transit sous-manchois remonte à celui qui nous mena à Londres, en septembre 2019 (pour un ultime et mémorable concert de CAMEL). Toutefois, délaissant l'Eurostar, nous avions fait deux bonds aériens ; un, vers Manchester (en juin 2023 pour MAGMA/PROCUPINE TREE), puis un autre, vers Edinburgh (en mars 2024 pour OZRIC TENTACLES / GONG). Mais ensuite, l'accès à l'île ne s'est pas vraiment simplifié, avec l'instauration, le 25 février 2026, de l'autorisation de voyage électronique (ETA)…

Nonobstant ces complications politiques, cette abstinence avait assez duré. Il nous fallait, tôt ou tard revenir humer les parfums rock'n'roll sur ses terres d'origine ! Une fois les formalités accomplies, et les tickets acquis le 14 septembre (concerts et rails), il nous restait à patienter avant de nous rendre Outre-Manche, pour y vérifier la notoriété de nos troubadours favoris.


A L'HONNEUR. F https://lazuli-music.com  Ce talentueux quintuor existe depuis 1998 et pourtant seuls quelques médias confidentiels s'obstinent à promouvoir leur Activité. Vaille que vaille, les frangins gardois Dominique Leonetti (chant, guitare, depuis 1998), et Claude Leonetti (léode, depuis 1998), continuent leur œuvre contre vents et marées d'indifférence, et ils sont désormais entourés de Vincent Barnavol (batterie, percussions depuis 2010), Romain Thorel (claviers, cor d'harmonie, depuis 2010) et Arnaud Beyney (guitare, depuis 2020).

En dépit de ce coupable et incompréhensible mépris national, depuis le premier concert officiellement répertorié le 5 avril 2005 à l'Antirouille de Montpellier, LAZULI parcourt l'Europe (surtout), et la France (plus rarement). Pour notre part, avec ma P'tite Fée, nous avons rejoint ce sillage depuis quelques années pour assister à vingt-deux concerts enivrants, avec d'autant plus de bonheur que, paradoxalement, l'apathie culturelle française pour le quintuor nous incite à voyager avec lui ; l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, la Norvège, le Danemark et épisodiquement en France !

L'album "Être et ne plus Être" paru le 30 janvier 2026 est, à mon sens, le chef d'œuvre de LAZULI, qui entraine son auditeur dans un tourbillon enivrant de notes harmonieuses et de mots délicieusement ciselés. Sa tournée promotionnelle a débuté le 10 mars 2026. Elle nous avait déjà fourni le nouveau prétexte d'une première escapade de trois dates entre les 12 et 14 mars 2026, dans le Benelux. Cette tournée britannique nous permet donc de revoir LAZULI, avant sa prestation en première partie du concert de MARILLION le 21 novembre !

En opposition à tout soupçon inquisiteur que je subodore, non nous ne sommes pas "fans" (d'ailleurs, je n'aime pas cette abréviation qui vient de "fanatique" ; un mot vulgaire et inapproprié dans l'univers de LAZULI) ; avec notre esprit critique, nous sommes juste de fervents admirateurs de ces Artistes qui nous paraissent injustement méconnus dans notre pauvre, pôôôvre france.


A L'AVENTURE. Aucun regret du mode de transport ; sur un trajet de cent cinquante minutes, l'Eurostar Paris-Londres constitue, moyennant 154 € (aller/retour), un confort appréciable et ponctuel. Puis, Londres n'étant qu'un rebond, nous constatons que le réseau ferré anglais s'est bien amélioré ces dernières décennies ; le SWR (South Western Railways) nous permet de rallier London-Waterloo à Southampton-Central en soixante-dix minutes, moyennant 18,15 € (aller/retour). The Star Hôtel nous accueillera dans un confort typiquement britannique moyennant 77 €. J'affiche ces tarifs à dessein afin de démontrer que le coût de notre musicotourisme n'est pas si exorbitant, en fait !

Je remets les pieds dans cette ville portuaire non sans une certaine émotion. J'y avais accosté une première fois, à l'été 1977 ; il y a plus de quarante-neuf ans, après une traversée de sept heures, depuis le Havre. Ce n'était qu'une étape avant de me rendre en vacances dans le vert comté du Somerset. Etape de nouveau empruntée deux ans plus tard. Je n'étais donc plus revenu à Southampton depuis quarante-sept années…

L'Angleterre n'étant pas particulièrement réputée pour sa gastronomie, nous nous restaurons copieusement dans un resto chinois, le Mi Rice Noodle Bar, (52 Commercial Rd, Southampton SO15 1GD, Royaume-Uni).

Le port de Southampton évoque surtout deux fameux bateaux ; le MAYFLOWER et le TITANIC. Si l'évocation du premier ne ravit pas les Amérindiens, le second n'évoque pas de meilleurs souvenirs aux Anglais ; car sur environ [!?] 2 200 personnes au total, [passagers et membres d'équipage confondus], seuls survécurent 711 au naufrage). Nous nous devions d'honorer ces malheureux en visitant le musée.

Après quelques pas dans la ville (nous la visiterons davantage demain matin) et un repos mérité, nous rejoignons donc la mythique salle de concert…


Le 14 octobre 2026 : SOUTHAMPTON, The 1865.

Nous sommes les premiers arrivés aux abords du bâtiment. Naturellement inquiets dans le calme de cette petite rue déserte, nous sommes rapidement rassurés en remarquant la fourgonnette du groupe, qui est discrètement garées sur le côté du bâtiment ! Puis, nous distinguons, au travers des hublots, les musiciens ainsi que Nellie et Alison, probablement les deux anglaises les plus lazuliphiles ! Nous percevons les mélodies familières de l'intérieur ; LAZULI procède à l'équilibrage sonore. Nous sommes donc soulagés d'être arrivés à bon port !

La salle The 1865 (sise Brunswick Square, SO14 3AR Southampton) affiche une capacité d'accueil d'environ 225 personnes en configuration assis, (jusqu'à 800 en configuration debout). Mais en cette soirée de semaine, des tables bien espacées atténuent l'impression d'espace vide. Peu à peu les auditeurs arrivent. Les discussions sont enrichissantes ; j'apprends ainsi que, contrairement à ce que j'imaginais, les Anglais peinent, eux aussi, à remplir les salles pour écouter du rock progressif… Triste époque, décidément… Nonobstant, en commentant les affiches placardées au mur, un mélomane attise ma curiosité en me ciblant l'existence de "HENGE" un groupe anglais, réputé "space-rock", composé de musiciens visiblement habités, disons farfelus. J'apprendrai plus tard qu'ils passent à Paris en février ; à suivre…

Ouverture des portes : 19:00. L'accès est rendu compliqué à cause du dispositif imposé par DICE. Déjà que je hais leur concept de tickets virtuels, visibles uniquement durant une fenêtre de deux heures avant le spectacle, mais de surcroît la lecture de leur "QR code" pose un problème. Sans ticket aucun, ni avant, ni après, nous pénétrons finalement dans la salle, après avoir donné nos noms ; curieux Sésame n'est-il pas…

Bref, nous nous installons à une table en première rangée, avec un sentiment intense de vivre un certain privilège. Il nous en faut peu pour être heureux… Un bar propose un bel assortiment de bières, dont la barcelonaise Estrella qui nous hydrate délicatement ! Que du bonheur !!

L'acoustique de la salle se révèlera excellente. La scène est vaste et elle permet à LAZULI de déployer son écran mural.

Eliott LEONETTI [19:25-19:40]

Dominique présente la première partie avec l'aplomb d'un papa qui peine à masquer son émotion. C'est en effet son fils, Eliott qui a le redoutable privilège d'ouvrir la soirée ! Les admirateurs de LAZULI le connaissent bien ; depuis des années Eliott fait partie de l'équipe technique et se charge en particulier de l'échoppe des marchandises du groupe de son père. Lui-même musicien sur divers instruments, nous savions qu'il entretient une passion particulière pour la musique électronique. Peu à peu, il s'affirme dans cette voie. Si bien que cet été, il s'est produit sur quelques scènes, avec son père et son oncle. Désormais, ce soir il va devoir assumer seul les feux de la rampe !

Eliott est assis en tailleur, entouré des instruments qu'il a conçus. Il nous emmène dans son univers électronique, élaboré de sons bidouillés, triturés, produits avec maintes astuces ; une foison de fils multicolores relie des machines qui combinent séquenceur, boîte à rythmes, synthétiseurs, touches, boutons, ainsi qu'un thérémine. Cette musique, sans doute plus qu'une autre, a pour vocation de propulser son auditeur dans un monde onirique, chacun selon son ressenti, en fonction de ses expériences personnelles, de ses émotions. Pour ma part, je connais les influences majeures mais, personnellement, ces sonorités m'évoquent mon premier concert de Jean-Michel JARRE sur la place de la Concorde en été 1979 ! D'ailleurs, clin d'œil de l'histoire, quelques jours après j'embarquais pour Southampton !

Mission spatiale réussie, sa prestation nous a bel et bien fait voyager durant un peu moins de 17 minutes.

Le public ovationne le magicien, dont le regard mêle le soulagement et une fierté légitime. Mais sans tarder, il doit tout démonter pour laisser places aux artistes suivants !

JONES & SON [19h55-20h45]. https://www.facebook.com/profile.php?id=61556173043410

JONES & SON est (aussi) une belle histoire de famille. Le duo réunit John Dexter Jones, chanteur et auteur-compositeur britannique, une figure emblématique de JUMP, un groupe anglais de rock réputé progressif (qui mêle en fait du néo-prog, du rock éclectique et mélodique), et son fils Tal Jones, également connu sous le nom de Charlie "Tal" Jones.

Personnellement, je n'avais jamais relevé l'existence de ce duo (qui avait pourtant déjà soutenu la tournée anglaise de LAZULI en mars 2025), ni même de JUMP (qui a pourtant à son actif quatorze albums et, me dit-on, plus de mille-cinq-cent concerts, partageant la scène avec des pointures du genre telles que Marillion, Fish, IQ ou Mostly Autumn). John Dexter Jones, semble précédé d'une certaine notoriété en Grande-Bretagne, acquise au sein de JUMP, un groupe britannique formé en 1990 à High Wycombe, en Angleterre.

Je conseille humblement d'écouter, par curiosité, JUMP via Bandcamp ; "The Winds of Change", le premier album studio début 1991, ainsi que le plus récent "Breaking Point" quatorzième album studio paru le 16 novembre 2020. Plutôt séduit (sans être transcendé), je perçois des influences sympathiques de Marillion période Fish, de Golden Earring de Machiavel, mais aussi de Foreigner. Bon, j'ai lu certains commentaires exaltés les décrivant comme " des piliers du rock progressif résolument divertissants " (dixit une affiche) ; ce qui me semble excessif, mais cette musique se laisse écouter, c'est déjà bien.

https://jumprockuk.bandcamp.com/
https://www.youtube.com/@JumpRockTV/videos

Bref, le duo nous propose de revisiter JUMP dans une formule acoustique intimiste, où deux voix et une guitare privilégient la simplicité, les harmonies vocales et l'émotion. Une relecture plus dépouillée d'un univers musical construit au fil des décennies, mêlée à des compositions originales. Je note que le duo s'est produit dans différentes salles et lors de festivals au Royaume-Uni.

Ce pedigree ne me parait pas particulièrement effrayant ; j'aborde donc cette prestation avec sérénité. Sans surprise, la prestation est sympathique et distrayante. La complicité père-fils est palpable, et produit de belles émotions. La transmission d'un héritage musical dans un respect réciproque, l'écoute et la construction d'une identité commune. Le père se révèle dissert entre les chansons, et éloquent pendant ; alternant exubérance mesurée et sobriété toute britannique. Cependant, le fiston laisse transparaitre sa propre personnalité artistique ; une belle voix, une interprétation poignante, habitée.

Puisque je ne connais pas vraiment JUMP, je ne peux que me fier aux réactions du public qui semble apprécier l'expression plus dépouillée, plus intimiste, de titres connus.

Le duo recueille une belle ovation, ma foi bien méritée.

PROGRAMME

(à déterminer, mais probablement similaire au lendemain, où j'ai relevé la liste)


LAZULI [20h55-22h55]

Les lumières s'estompent, l'introduction ne laisse plus de doute sur le premier titre. Légitiment, c'est l'éponyme "Être et ne plus être" qui ouvre le bal des ondes. L'occasion de confirmer l'excellent travail d'Ali à la console son, dans ce p'tit écrin à l'excellente acoustique. Nous pressentons une soirée exceptionnelle.

L'éclairage est parfaitement dosé, à la fois coloré et lumineux. Pour parfaire encore les sensations, l'écran délivre les images correspondantes. Quant à la scène, elle laisse un vaste espace à tous les musiciens ; Dominique la sauterelle va pouvoir s'éclater !

Comme à son habitude lors des concerts européens, Domi a préparé ses p'tites feuilles de commentaires traduits dans la langue locale. Je me surprends à comprendre son anglais, malgré mon niveau médiocre ! Quoiqu'il en soit, dès qu'il se saisit de sa guitare style "requinto", on sait que ce sera l'insolent "Sourire" qui s'enchaine. Le ton est donné pour un concert qui alternera les atmosphères poétiques (L'homme sûr), romantiques (Chaque jour que le soleil fait), souriantes (Triste carnaval), recueillies (Au bord du précipice), nostalgique (Quel dommage), ou indignées (Matière première). Cette palette d'émotions sincères est parfaitement exprimée par des mélodies et des rythmes enivrants dont on ne se lasse pas. J'imagine que les auditeurs anglais ne captent pas davantage les textes que ce que je capte de ceux de Marillion, mais je veux croire qu'ils en saisissent les grandes lignes. Suffisamment en tous cas pour réaliser combien LAZULI constitue un ensemble, un concept artistique à part, appréciable tant sur le plan musical que philosophique. Heureusement, il ne s'agit pas d'une école de pensée avec ses dictats ; Domi sait qu'il s'adresse à un public tolérant et varié. Il s'agit juste de commentaires, de nature à porter une réflexion sur notre société, notre environnement.

La prestation musicale de cette soirée demeure conforme à l'admiration que nous vouons à chacun d'eux ; les frangins demeurent logiquement en accord parfait, les complices Romain et Arnaud continuent admirablement de mettre tout leur talent entretenu (dans leurs activités parallèles), au service de LAZULI. Quant à Vincent, de toute évidence il se régale à cadencer tout ce petit monde, à percuter tous les esprits !

Cette cohésion est ressentie par un public composé de purs mélophiles. Pour l'anecdote, à la fin du concert, parmi les auditeurs admiratifs, un couple anglais qui nous avait remarqué (les seuls spectateurs français de la salle, pensez donc !) nous interpelle pour en savoir davantage, avant de tenter de leur parler ; c'est une découverte pour eux, ce soir ! Preuve en est, si nécessaire, que même dans une petite ville de province anglaise, dans une salle a peine remplie (pour ne pas dire à moitié vide !) LAZULI parvient à séduire ! Ah, si seulement les média pouvait s'emparer de … et puis non. Gardons-les pour nous, épicétou.

Nous assumons les revoir pour la quatrième fois sur cette même tournée, et nous ne bouderons donc pas le florilège choisi, qui ne diffère pas du début de la tournée. Au fil des tournée, je m'impatiente juste d'entendre d'autres titres plus anciens (disons avant 2010) ; non pas qu'il faille comparer, juste se souvenir !

Dix-sept titres (sans compter le traditionnel final avec le marimba), quatre albums. Onze issus de "Être et ne plus Être", quatre de "11", un de "4603 Battements", et un de "Tant que l'Herbe est grasse". Les Neuf Mains autour d'un Marimba expriment d'abord l'air habituel. Ensuite, une improvisation inspirée de leur propre répertoire "les courants ascendants". De la contrainte horaire qu'imposent deux premières parties, il résulte l'éjection d'un titre, "Mon Body se meurt" ; il fallait probablement en sacrifier un, mais je n'aurais pas désigné celui-là… mais bon.

PROGRAMME
Être et ne plus être (Être et ne plus être, 2026)
Sourire (Être et ne plus être, 2026)
Qui d'autre que l'autre (11, 2023)
Une chanson cherokee (Être et ne plus être, 2026)
Les 4 mortes saisons (Être et ne plus Être, 2026)
L'eau qui dort (Être et ne plus être, 2026)
Le miroir aux alouettes (4603 Battements, 2011)
Quel dommage (Être et ne plus être, 2026)
Triste carnaval (11, 2023)
L'homme sûr (Être et ne plus être, 2026)
Matière première (Être et ne plus Être, 2026)
Parlons du temps (11, 2023)
Chaque jour que le soleil fait (Être et ne plus être, 2026)
Le Pleureur sous la Pluie (11, 2023)
Les courants ascendants (Tant que l'herbe est grasse, 2014)
L’Instant (Être et ne plus Être, 2026)
Au bord du précipice (Être et ne plus être, 2026).
RAPPEL :
9 mains autour d'un marimba.

Notre hôtel étant à moins de cinq minutes à pied, la bière n'étant pas mauvaise, nous prolongeons la soirée dans cette salle agréable, en compagnie notamment des musiciens et d'Ali le fidèle et efficace ingé'son.


Après une matinée touristique dans Southampton (…), notre retour à Londres me permet de retrouver mon p'tit Alhambra-hôtel que j'affectionnais depuis quelques décennies. Son attrait réside toujours dans sa proximité avec la gare Saint-Pancras, mais cependant son propriétaire a changé. Le Paki ne propose plus le même service. Si le cadre et les chambres demeurent propres et (relativement) confortables, en revanche il ne propose plus de petit-déjeuner. La contrepartie d'une nuitée modique, à Londres.

Le 15 octobre 2026 : LONDON, 229 The Venue.

Si le nom de cette salle (sise 229 Great Portland St, W1W 5PN London), ne brille pas par son originalité, en revanche, elle séduit par son aspect cocon. Son accès est étonnant ; une porte se dresse d'un espace piéton, et précède un escalier qui plonge dans un sous-sol tortueux. Puis on pénètre un antre douillet à l'éclairage tamisé. En fait, le complexe comprend deux salles distinctes ; la grande (que nous ne verrons pas) peut accueillir 620 personnes debout, et la petite (où nous demeurons) peut accueillir environ 150 personnes. Les deux pouvant être combinées.

Ouverture des portes : 19:00. Nos amis Véro et Xavier nous rejoignent. Nous sommes cinq Français, fixés au premier rang, ne laissant ainsi qu'un seul Anglais entre nous ! Mais le reste du public londonien ne semble pas nous en tenir rigueur.

Eliott LEONETTI [19:25-19:40]

La scène est à l'image de la fosse ; étroite. Les instruments sont imbriqués et laissent peu d'espace pour s'exprimer. Le pauvre Eliott doit se tenir debout cette fois, dressé devant ses outils. Pourtant, il retrouve ses repères et exprime de nouveau ses harmonies rythmées avec une concentration qui ne l'empêche pas quelques regards obliques vers le regard de son papa qui l'admire toujours dans l'ombre du coin de scène.

Les aléas techniques inhérents au genre ont pu tracasser Eliott, mais ils ont au moins le mérite de nous accorder quelques nuances avec la prestation de la veille. En tout état de cause, il termine sous l'ovation bruyante d'un public satisfait !

JONES & SON [20h-20h45].

Le duo prend place dans le faible espace disponible ; l'exubérance des deux hommes est mesurée et ils parviennent donc à se maintenir dans l'ombre de leur pied de micro, sans trop de difficulté.

Sa prestation est similaire à la veille, avec des variantes que je ne suis pas en mesure de déterminer précisément puisque je ne connais pas l'historique. Toutefois, cette seconde prestation achève de nous séduire ; les deux musiciens montrent tant de ferveur et de conviction que même sans comprendre tous les textes, les mélodies énergiques parviennent à captiver l'auditeur.

Nonobstant, le public se montre ici aussi enthousiaste et réceptif aux commentaires, au chant et à la musique de duo, qui sera applaudit chaleureusement.

PROGRAMME (sur la foi de la liste photographiée)
Rise (On Impulse, 2001)
Old Gods (Over the Top, 2016)
The Heroes (Braking Point, 2020)
Superstar (inédit JONES & SON)
Kingstone Corner Blues (The Beachcomber, 2010)
The Black Pilgrim (The Black Pilgrim, 2013)
Down Three Times (The Beachcomber, 2010)
L.I.A.M. (inédit JONES & SON)
Free at Last (A Man Was Made, 2004).

LAZULI [20h55-22h50]

La superficie restreint l'espace de chaque musicien, il interdit tout écran mural, il réduit aussi la densité d'éclairage. L'acoustique de la salle est très correcte ; je ressens cependant le besoin de protections auditives afin de modérer la disproportion du volume avec la taille de la salle, phénomène sans doute accentué par ma proximité avec les enceintes. Sur un plan technique, il aura fallu quelques réglages sur la console de Claude pour affiner le son, mais rien d'insupportable heureusement.

Domi demeure intenable, en dépit du faible espace dont il dispose, il parvient toutefois à sautiller dès que les frappes de Vincent imposent des rythmes dansants !

Globalement la prestation ne diffère pas de la veille ; la contrainte horaire demeure et impose une nouvelle fois l'éjection du titre "Mon Body se meurt". Quel dommage, si j'ose dire…

L'auditoire londonien exulte ; les articles lus sur la Toile le lendemain montrent que cette joie n'était pas feinte.

Le programme est identique à la veille.


Des deux concerts, j'ai préféré celui de Southampton, question de confort. Mais les deux furent de formidables moments d'évasion ! Vivement un vingt-cinquième concert ce 21 novembre, à Paris !

Nous aurions volontiers suivi LAZULI les deux jours suivants (surtout au fameux Trading Boundaries de Fletching-Uckfield, puis à Chepstow). Mais un malheureux conflit de dates nous imposait un retour à Paris. (Cela dit, a posteriori, nous ne le regretterons plus car Claude y a connu des soucis avec sa Léode, et de surcroit, notre autre rendez-vous musical aura été un régal !)

Maintenant que nous disposons de l'ETA (sans vouloir insulter les Basques), nous comptons bien cibler davantage le Royaume-Uni. D'ailleurs, RUSH constitue d'ores et déjà une autre cible londonienne d'ores et déjà verrouillée, en mars 2027. Dans le viseur, MOSTLY AUTUMN pourrait prochainement nous pousser à visiter la médiévale York !


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