On le sait bien, il y a une fin
à tout, mais elle survient parfois trop tôt. En 2024, deux festivals ont cessé
d'exister ; The Night of the Prog,
et le Prog en Beauce. Quant au Midsummer Prog Festival, il ne doit sa
survie en 2025 qu'à un déplacement géographique et calendaire.
C'est au tour de l'illustre Marillion Weekend Convention
d'alimenter la rubrique nécrologique, pour l'année 2025 qui aura marqué son édition
finale. En voici le faire-part : Rappelons que l'origine des Conventions, avant
celles de Port-Zélande, remonte à 2002, il y a donc vingt-trois années. Après
une journée préalable qui s'est tenue le mercredi 3 avril 2002 au Jumpin' Jaks,
à Cardiff, Pays de Galles, c'est de l'autre côté du canal de Bristol que la
véritable première Convention eut lieu du vendredi
5 au dimanche 7 avril 2002 à Pontins, Brean Sands, Angleterre.
Plus tard, une première édition
s'est tenue au Center Parcs de Port
Zelande aux Pays-Bas, du vendredi 2
au dimanche 4 février 2007. Depuis, elle a eu lieu tous les deux ans,
excepté lors de la Pandémie.
La neuvième Convention néerlandaise sera donc particulièrement
émouvante, puisqu'elle est présentée comme l'ultime édition à Port
Zelande. Le Center Parks a décidé d'exploiter durablement l'emplacement du
chapiteau, en y installant une centrale solaire photovoltaïque au sol. Notre
rendez-vous bisannuel sera ainsi sacrifié sur l'autel de l'énergie
renouvelable, au profit d'un dispositif de production d'électricité. Même si le
site risque d'avoir prochainement les pieds dans l'eau à cause de la montée du
niveau de la mer. Ainsi soit-il… Toujours est-il que pour ma P'tite Fée et moi,
ce sera notre quatrième Convention, puisque je n'avais pas eu l'audace
de m'engager avant 2017, hélas.
Autre particularité de cette
édition finale, une journée est ajoutée, ce qui permet à MARILLION de
s'accorder une pause intermédiaire. Ainsi notre réunion débute ce mercredi au
lieu du jeudi. Le vendredi, nous auront droit au concert d'un autre groupe
invité.
A l'instar de l'édition 2023,
les douze mêmes fêlés avaient convenu depuis plusieurs mois de postuler pour la
réservation de deux chalets, de six places chacun. Nous avons ensuite attendu
notre sélection avec une fébrilité identique aux précédentes éditions. Puis
nous sommes entrés dans un état paradoxal, mêlant impatience d'y être et
crainte que cela passe trop vite…
Détail plus prosaïque, mais non
moins intéressant ; certains amis mélomanes ne se sont pas engagés dans la
procédure, compte tenu du coût redouté. Il convient donc de faire un point de
situation afin de dissiper tout malentendu. Certes, c'est un budget important. Nous
avions chacun versé un apport de 235 € en juin 2024, qui a été complété
d'un solde de 365 € en janvier 2025, soit un total de 600 € par personne. Cette facturation comprend pour chacun, cinq
nuits au Center Parcs, l'exclusivité du Parc
réservé pour la Convention avec ses équipements (Aquamundo…), les soirées festives, les concerts annexes, … et bien
sûr les quatre concerts au chapiteau central (dont trois de Marillion et un de Anneke).
Nonobstant, je me permets de
relativiser avec une simulation de
la seule réservation d'une maison sur la même période (19 au 24 mars) qui
montre un cout de 572 € pour six personnes, soit 95,3 € par personne.
(Le prix de location varie selon les types
de maisons et les saisons ; dès le 2 avril
la même maison à la même période affiche 628 € !).
Difficile donc d'estimer le
prix isolé de chacun des quatre concerts ; disons environ soixante-dix euros. Mais
une chose est sûre, nous ne sommes pas dans le luxe absolu ; juste dans un luxe
de bonheur !
MERCREDI 12 MARS 2025
Comme aimantés irrésistiblement
par une Force Majeure, nos escouades respectives convergent vers le lieu devenu
mythique ; nous ma P'tite Fée et mon fils depuis la banlieue parisienne, Xavier
et Véronique depuis la Picardie, Philippe, Jean-Luc et Isabelle depuis
l'Aveyron, Valérie et Pascal depuis la Suisse, Hervé et Philippe depuis la
Normandie.
La traversée des Flandres
françaises puis belges, sont une formalité, mais le passage des ponts et des tunnels
qui traversent les bras de mer de la province néerlandaise de Hollande-Méridionale,
accroit notre excitation. C'est toujours impressionnant d'emprunter le tunnel de l'Escaut occidental (en néerlandais : Westerscheldetunnel)
long de 6,6 km (situé sur la route N62).
Sensation aussi sur le pont de Zélande
(Zeelandbrug) long de 5 022 m qui est un viaduc autoroutier
reliant Noord-Beveland à l'île de Schouwen-Duiveland ; lors de son inauguration
en 1965, c'était alors le plus long pont d'Europe mais il demeure encore à ce
jour le pont le plus long du pays !
On roule à un niveau proche de zéro au-dessus de la mer, mais le remplacement
des moulins à vent par des éoliennes gâche un peu le folklore.
Mais l'émotion est à son comble
lorsque nous approchons (une dernière fois) le site de la Convention, sous un
ciel bleu azur !... Soit dit en passant, nous aurons la chance de bénéficier
d'un soleil radieux durant tout le séjour, mais en contrepartie les
températures ressenties furent glaciales, souvent accentuées par un redoutable vent
maritime.
Arrivés peu après 14 heures, nous
ne tardons pas à nous emparer de nos enveloppes d'accueil afin de situer nos
chalets. Nous serons installés non loin des sites centraux avec vue sur la Marina
Port-Zélande. Le système d'ouverture des portes n'étant actionnés qu'après 16h,
nous optons pour une visite, parfaitement désintéressée bien sûr, à la boutique
officielle.
L'ouverture de la boutique était à 12h00. Vers 14h35, nous rejoignons une file d'attente déjà
très impressionnante. Ne nous leurrons pas, en victimes consentantes, ces
menues emplettes traditionnelles ne tarderons pas à grever nos budgets. Nous
avions été informés des marchandises proposées pour la présente édition, mais
nous les découvrons physiquement aujourd'hui. J'opte pour le t-shirt qui me
parait immanquable, celui intitulé "a
Farewell to PZ". Je regretterai plus tard de ne pas avoir acquis aussi
l'autre, avec les trois logos thématiques retenus pour les trois soirées. J'ai réalisé
tardivement la portée symbolique du troisième volet qui a pour thème l'album "Seasons End" qui est paru en 1989. En
effet, le choix me parait particulièrement opportun ; c'est la fin d'une
époque, celle des Conventions bisannuelle ici à Port-Zélande… Nous quittons ce
lieu de perdition vers 17h10, ruinés mais heureux !
Cette fièvre acheteuse nous a
singulièrement donné soif. Ça tombe bien, nous pouvons désormais nous rendre à
nos chalets pour nous installer avant de prendre un premier apéro. Nous
enfilons nos bracelets et échangeons nous premières impressions sur le
programme des jours à venir. Chacun gère son énergie à sa guise, mais pour ma
part, je compte bien honorer tous les artistes invités en assistant à leur
prestation. En contrepartie, je renonce aux soirées festives d'après concert,
certes ô combien réjouissantes mais très fatigantes également.
Sans plus tarder, nous devons
nous préparer pour le premier rassemblement festif ; nous nous déguisons sur le
thème "héros et/ou méchants". Notre joyeuse équipe a opté pour deux
univers ; celui de STAR WARS et celui de SQUID GAMES. Sur le trajet qui nous
mène au lieu de débauche, nos déguisements sont remarqués, ce qui a le don de
nous décomplexer rapidement.
20h30 : "FANCY
DRESS PARTY : HEROES & VILLAINS".
La soirée, organisée dans l' "Adventure Factory", est présidée
par Lucy et Stephanie. L'ambiance musicale est débridée et loin de notre
confort musical habituel, mais tels des diables dans un bénitier on se trémousse
ou se dandine, bref on se laisse un peu aller. C'est l'avantage d'être déguisé.
Une atmosphère festive, surréaliste et bienveillante perdure encore lorsque,
vers 21h40 nous décidons de quitter les lieux. Cette première journée fut déjà
bien agitée et surtout on se ménage en prévision d'autres émotions à venir,
pour lesquelles nous tenons à garantir notre forme physique !
JEUDI 13 MARS 2025
Après cette première nuit
réparatrice, et un solide petit déjeuner, nous ciblons nos premières priorités
du jour. Il s'agit notamment de prévoir la très probable file d'attente pour
ceux qui souhaitent acquérir un bracelet donnant accès aux gradins, moyennant
un supplément de quarante euros.
11h00 : Mise en vente des
tickets pour les places assises dans les gradins du chapiteau principal. En ce
qui me concerne, je n'étais pas trop décidé à m'engager. Mais des âmes
bienveillantes ont jugé opportun de pousser le sexagénaire à accepter cette
option… Option qui a ses avantages et ses inconvénients, mais dont finalement je
ne me plaindrai pas. L'alternative porte entre l'ambiance de la fosse, la proximité
des artistes sur la scène ou, le confort visuel et auditif intéressant. Vanité
blessée, mais muscles reposés. Bref, c'est un choix à assumer…
Tous ces scrupules me donnent
soif ; heureusement c'est déjà l'heure de l'apéro !
13h00 : Séance dédicace d'Anne-Marie
Foker, une photographe adoubée par
MARILLION. Mais je m'abstiens délibérément pour ne pas risquer une dépense
supplémentaire, que j'estime dispensable, en dépit de la qualité indéniable des
clichés.
Et puis de toute façon, je n'ai
pas fini mes bières, et je compte bien me rendre à la Factory pour un premier
rendez-vous musical…
15h00-16h00 : DAISY MAE.
https://www.facebook.com/profile.php?id=100093140643825
Biographie publiée par le
site : "Daisy Mae est une chanteuse, compositrice et guitariste originaire du
Devon, au Royaume-Uni, dont la musique s'inscrit dans le style du jazz acoustique et de l'indie pop. Elle s'inspire de
musiciens aux mélodies pleines d'âme et aux paroles sincères tels que celles
chantées par Bob Marley, Julie London, Billie Holiday, Bob Dylan et Ella
Fitzgerald. La plupart de ses chansons prennent la forme d'un commentaire
social, (…)".
Les textes, en anglais bien
entendu, m'importent peu, je me contente d'écouter les mélodies. Un microphone,
une guitare pour exprimer un chant chaleureux et jazzy. C'est sympa. Ô, pas de
quoi me faire grimper aux rideaux, mais c'est ma foi très agréable à écouter. Ce
petit apéritif musical est une détente bien venue ; j'estime en tous cas que je
suis mieux là qu'ailleurs.
Je ne reconnais que deux titres
qui sont des reprises bien connues.
PROGRAMME
(à déterminer/compléter)
Summertime (reprise de George Gershwin, Porgy and Bess,
1935)
Heart of Glass (reprise de Blondie, 1979)
(…)
Je confesse ne pas avoir
attendu la fin, le masochiste était pressé de braver la fraicheur batave pour s'insérer
dans la file d'attente pour le chapiteau. Je sais déjà que je n'irai pas en gradin
ce soir. Je trépigne d'impatience de vivre intensément l'événement tant attendu
!
18h00 : Ouverture ponctuelle
des portes du chapiteau principal. La scène est disposée en largeur et, même si
les plus futés (ou privilégiés) ont déjà accaparé leur segment de barrière, je
n'ai aucune difficulté à me placer dans les premiers rangs, face au micro de H.
19h00 - 19h50 : THE BEGGS
SISTERS.
Biographie publiée par le
site : "Les Beggs Sisters sont Willow Beggs
(ukulélé, guitare et voix), Lula Beggs
(ukulélé, guitare et voix) et Nick Beggs
(contrebasse et voix). Willow et Lula ont été encouragées dès leur plus jeune
âge à suivre leur propre voie musicale par leur père Nick Beggs, musicien, qui
s'est d'abord fait connaître dans les années 80 avec le groupe Kajagoogoo. Son travail ultérieur avec
Steve Hackett et Steven Wilson lui a permis d'échapper à
l'appellation pop des années 80 et d'obtenir plusieurs récompenses et
distinctions en cours de route. Faisant
toujours partie du Steven Wilson Band et d'autres artistes en tournée comme
Howard Jones, Beggs embrasse une grande variété de genres, refusant d'être
catalogué. En 2024, les Beggs Sisters ont sorti leur premier EP, "Sleep
with the Ghost", et ont continué à se produire sur scène."
Les prestations de KAJAGOOGOO
dans les années 80 étaient loin d'attirer mon attention, mais je subissais
comme tout le monde le matraquage médiatique. Je n'imaginais pas à l'époque que
quelques décennies plus tard je serai un admirateur de son bassiste, que
d'ailleurs je n'avais jamais particulièrement remarqué ! Et pourtant, depuis le
26 octobre 2011 au Bataclan, j'ai assisté à douze prestations du fantasque bassiste
d'un certain Monsieur Steven WILSON. Le personnage extravagant (en jupe, cheveux
nattés) m'avait d'abord fait sourire avant que je réalise son talent
remarquable. Je me réjouis donc de le voir s'épanouir ici avec sa progéniture !
S'épanouir est le verbe adéquat, tant le fanfaron ne cache pas sa fierté. Ses
filles sont très belles et démontrent un vrai talent de musicienne. Baignant
dans une euphorie retenue "so british" dans laquelle il excelle, il
plaisante, raconte le contexte des chansons de ses filles, qui ne manquent pas
de prendre le relais verbal et surtout musical. Elles semblent aussi à l'aise
que leur papa et pose leur voix et leurs accords de guitare avec la jovialité
et l'aisance de musicienne déjà rodée à l'exercice scénique. Je m'attache
davantage à la qualité harmonique des chansons. Il semble cependant que les
textes constituent une sorte de catharsis, ils racontent des événements familiaux,
tels que des naissances, ou des amourettes.
Bref, j'ai vécu un moment
agréable et rafraichissant. Les voix, y compris celle du père, accompagnées des
cordes ont entretenu des instants de grâce. Leur set a passé trop vite.
Pourtant, une
part bruyante du n'en avait manifestement cure ; un désagréable et malpoli
brouhaha a perduré en fond sonore pendant tout le spectacle. Mais le trio
semble déjà aguerri à la scène et n'a jamais oublié de sourire à la partie de
l'auditoire digne de ce nom.
PROGRAMME
Play It Safe ( 2022)
Walking Dead Man (Sleep
with the Ghost, 2024)
Into Your Heart (Sleep
with the Ghost, 2024)
So True (nouvelle
chanson)
Sarah (Sleep with
the Ghost, 2024).
20h30
- 22h25 : MARILLION.
Dans la pénombre, un film
introductif apparait sur la toile tendue devant la scène. H y apparait, sous différents aspects, tourmenté et inquiétant. On
peut imaginer qu'il a tenu à cette transition avant de paraitre avec sa
nouvelle apparence ? Nous sommes en tous cas nombreux à le découvrir pour la
première fois avec ses cheveux blancs. Une nouvelle ère débute.
Ce premier concert de la
Convention ravit la plupart des admirateurs ; MARILLION déroule le treizième
album studio du groupe, "Marbles".
De surcroit, certains titres n'avaient plus été joués depuis 2015 (Marbles I, II, II et IV, Angelina),
depuis 2017 (The Only Unforgivable Thing)
ou depuis 2019 (Don't Hurt Yourself).
Le son me semble parfait,
l'éclairage somptueux, la mise en scène soignée. Un imposant dispositif de
projecteurs multicolores et de tubes lumineux suspendus accentuent la féérie du
spectacle. La scène est habituelle ; sur notre droite on retrouve Steve Rothery, derrière lequel est disposé le
socle surélevé de Mark Kelly. Sur
notre gauche, c'est Pete Trewavas qui
nous rassure ; après son triple pontage coronarien subi l'an dernier, il
apparait marqué. Mais son talent n'en pas souffert. Derrière lui, trône la
batterie d'Ian Mosley, le métronome qui
continue de montrer un calme et une régularité à toutes épreuves.
Cet album n'est pas celui que
j'écoute le plus souvent. Hormis les titres phares (The Invisible Man, Genie,
Fantastic Place, Neverland) maintes fois joués et que tout le monde adore, j'ai
particulièrement apprécié l'enchainement enjoué de "Don't Hurt Yourself" et "You're Gone", puis "Angelina"
qui a permis d'assister à un duo de charme entre H et la ravissante Willow Beggs.
Manifestement, H multipliant les
facéties, fut là au sommet de son bonheur pour cette soirée (on peut le
comprendre). Les soli de Steve Rothery sont
systématiquement de nature à émouvoir, mais cette fois, sans doute touché par
tant de complicité, je fus particulièrement bouleversé. Ensuite, le reste du
concert fut un crescendo d'émotions sans fin ; "Neverland" fut l'extase. Une communion entre les artistes et
le chœur d'un public dans un état second. A noter que le groupe s'est autorisé un entracte inhabituel de quelques minutes, sans doute pour ménager Pete….
Est-il utile de préciser
l'intensité de l'ovation finale ?!
PROGRAMME
SOIREE MARBLES (2004)
- The Invisible Man
- Marbles I
- Genie
- Fantastic Place
- The Only Unforgivable Thing
- Marbles II
- Ocean Cloud
- Marbles III
- The Damage
- Don't Hurt Yourself
- You're Gone
- Angelina
- Drilling Holes
- Marbles IV
- Neverland.
Le public sort, à la fois
soulagé après tant d'attente et déjà impatient d'assister à la suite. Les plus
fêtards continueront la soirée. Avec un peu plus d'énergie en réserve je me
serais volontiers rendu au Lucy’s Rock
Disco à l' "Adventure Factory", ou alors au Stephanie’s progathon au "Market Dome". Les témoignages feront
état d'une belle ambiance… Mais bon, oserais-je le dire ; ce n'est plus trop de
mon âge ?
Nous préférons faire un premier
bilan émerveillé entre amis dans le confort de notre chalet.
VENDREDI 14 MARS 2025
9h00
- 10h00 : YOGA WITH NIKKI à l' "Adventure Factory". Ce n'est pas pour
moi.
Cette matinée est libre pour me
rendre à l'Aqua Mundo qui est laissé à notre entière disposition. La Musique de
MARILLION accentue le sentiment de bien-être, entre les différents bassins,
parcours extérieurs et autres tunnels express. Ce sont déjà des images et des
sensations qui s'ajouteront à nos mémoires ; notamment celles d'un ciel bleu et
froid dont on se sent protégé par une eau chaude et tumultueuse… Que du bonheur
!
11h : MARK KELLY’S MARKRUN
: Sur ce temps-là, le claviériste préside une course pour les plus sportif
d'entre nous… dont je ne fais pas partie. Mais, l'honneur est sauf, mon fils
m'y représente vaillamment, avec le courage et la vivacité de son âge ! Une
médaille honorifique, quoique symbolique, et un portrait avec le Maître, récompenseront
l'effort louable.
Le retour de mon héros est
dignement célébré, durant l'apéro qui ne manque pas de suivre. Les discussions
vont bon train, mais je n'omets pas de conserver un œil sur l'heure pour éviter
de manquer le prochain rendez-vous musical !
16h – 17h : THE DAVE FOSTER BAND à l' "Adventure Factory".
Biographie publiée par le
site : "Le duo anglo-néerlandais de rock progressif et de pop DAVE FOSTER BAND
(DFB) a été fondé en 2017 par Dave Foster
(UK) et le chanteur Dinet Poortman
(NL) après avoir été présentés par Steve Rothery.
Foster joue également de la guitare dans le Steve Rothery Band. Leurs premiers
pas ont été une expérience pour voir s'ils pouvaient travailler ensemble
efficacement, mais un certain nombre de chansons coécrites qui sont apparues
sur les albums solo de Foster "Gravity" (2011) et ”Dreamless" (paru
le 25 avril 2016) ont été la preuve
solide qu'ils avaient une alchimie musicale. Après avoir formé DFB, ils ont
assuré la première partie des tournées de Rothery et de Marillion tout en
travaillant sur leur premier album, "Nocebo", qui est paru le 23 février 2019. Leur deuxième
album, "Glimmer", est paru le
19 mai 2023, et leur troisième album, "Maybe They'll Come Back For
Us", paru le 28 juin 2024.
L'album comprend des apparitions de Steve Rothery, guitariste de Marillion,
Mark King de Level 42 et Neil Fairclough de Queen + Adam Lambert. Lors du
week-end Marillion, ils donneront un concert acoustique spécial avec Riccardo Romano."
Cette même formation s'était
produite, ici même il y a deux ans, le 18
mars 2023. Dans l'excitation courante des activités de la Convention,
j'avais quelque peu méprisé la prestation. Depuis, cette date, j'ai appris à mieux
apprécier Monsieur Dave Foster ; j'ai
assisté à plusieurs de ses prestations au sein de Steve Rothery Band (à Stockholm les 7 et 8 octobre 2023, à
Valkenburg le 28 juin 2024 puis à Sankt Goarshausen le 21 juillet 2024) et avec
Anneke Van Giersbergen (à Sankt
Goarshausen le 14 juillet 2023). Je n'oublie pas l'avoir également apprécié
dès les 24 et 25 mars 2017 ici à PZ alors qu'il officiait au sein de Panic Room.
Bref, cette fois je perçois
davantage le talent de ce guitariste aussi sensible et efficace que souriant et
aimable, avant, pendant et après le concert. Son trio est également composé de Dinet
Poortman et de Riccardo Romano (Ranestrane).
Nous assistons à une prestation
très agréable, en semi acoustique. Dave gère son groupe en maître discret,
mettant ses compétences au service de sa musique, laissant s'exprimer sa
complice au micro ainsi que son très expressif claviériste qui ne manque pas
d'apporter ses chœurs.
Ses trois derniers albums sont
évoqués. Parmi les huit titres, on
en retrouve trois issus de "Dreamless",
deux de "Nocebo", un
issu de "Glimmer", mais
cependant un seul du plus récent "Maybe They'll Come Back For Us". A l'écoute de ce bel opus, il
est permis de déplorer sa faible place dans ce programme.
PROGRAMME
- Cabello (Dreamless, 2016)
- Karma (Nocebo, 2019)
- Lingering (Dreamless, 2016)
- Queen of Maybe (Maybe They'll Come Back For Us, 2024)
- Dive In (Glimmer, 2023)
- New York Rain (Dreamless, 2016)
- Marlene on the Wall (reprise de
Suzonne Vega)
- Counting Down The Days (Nocebo, 2019).
Nous ne nous attardons pas ;
peu après la fin du concert nous filons vers le chapiteau, histoire de nous
rafraichir, autant les idées que le corps, au gré d'un vent maritime qui accentue
une sensation de fraicheur.
18h00 : Ouverture des
portes du chapiteau principal.
19h00 - 20h10 : AN AUDIENCE WITH MARILLION.
Pour cette séquence, je me
rends directement sur les gradins, car je savais à quoi m'attendre… Je le redoutais,
l'audience s'est révélée être un trop long moment de bavardages pour anglophones,
dont je me suis senti exclu la plupart du temps. Pourtant, sincèrement j'aurais
voulu partager ses échanges qui semblaient très intéressants et souvent drôle.
On retiendra toutefois quelques
chiffres impressionnants. Tels que les 2556
concerts donnés par Marillion au cours de ses nombreuses tournées. Mais
aussi les 235 Conventions organisées
depuis les années 2000.
L'évocation de diversité
internationale aura toutefois soulevé des engagements disons discutables, que
j'évoque par souci d'objectivité, dans un océan de félicité. Le fascicule de la
Convention prétend vanter la représentation de quarante-cinq pays. On passe encore, sous peine de passer pour un
pisse-vinaigre, sur l'aspect sémantique et politique de la notion d'un pays,
d'un état ou d'une nation ; pour satisfaire chauvinismes et autres fatuités, on
cite sur un même plan les pays, les états, les territoires, les îles... En
revanche, je sais qu'un pays a été délibérément omis, sachant que nous savons
qu'il y en avait au moins un représentant présent parmi nous. Mais le citer,
serait déjà afficher un prétendu parti, donc fermons la parenthèse, je ne suis
concerné par aucune de ces chapelles partisanes, je voulais juste souligner que
rien n'est parfait en ce bas monde.
20h30
- 22h05 : ANNEKE VAN GIERSBERGEN.
https://www.annekevangiersbergen.com/
Biographie publiée par le
site : "Après treize ans passés à la
tête du groupe néerlandais The Gathering, Anneke a décidé de voler de
ses propres ailes en 2007. Elle a enregistré et joué avec des groupes tels que
Devin Townsend, Ayreon, Within Temptation, Amorphis, la légende du prog John
Wetton et le groupe folklorique islandais Árstíðir. En 2012, l'album
"Everything Is Changing", le premier à être publié sous le nom
d'Anneke, a reçu deux nominations aux Dutch Edison Awards dans les catégories
"Meilleure artiste féminine" et "Meilleur album". En 2015,
Anneke et Arjen Lucassen (Ayreon) ont sorti leur album "The Diary"
sous le nom de The Gentle Storm. En 2017, VUUR, le groupe de metal
progressif d'Anneke, a sorti son premier album, "In This Moment We Are
Free - Cities", qui est entré dans le Top 100 néerlandais des albums à la
deuxième place, la meilleure position d'Anneke dans le classement. Toujours
aussi imprévisible, Anneke a sorti fin 2018 Symphonized, un album orchestral
live de 11 titres. Il a été enregistré lors de deux concerts couvrant
l'ensemble de sa carrière aux côtés de Residentie Orkest Den Haag, et présente
des réarrangements de chansons de l'ensemble de son catalogue. Avec son dernier
album solo "The Darkest Skies Are The Brightest" (2021), Anneke a de
nouveau surpris ses fans. Cet album de chansons à histoires, essentiellement
acoustique, présente un éventail éclectique de styles musicaux - du folk au
classique en passant par le prog et la musique ethnique de l'Est.".
Pour
ma part, je la revois pour la quatrième fois, par la force des choses ; j'ai
croisé son parcours au gré de ses participations. Le dimanche 10 octobre 2010,
à l'Elysée Montmartre invitée en duo avec Petter CARSLEN par ANATHEMA, puis le samedi
2 juillet 2016 à Barcelone lors du BeProg My Friend festival, puis
seule avec Dave Foster le vendredi 14 juillet 2023 à Sankt Goarshausen
lors du Night of the Prog festival.
A
l'instar de ces précédents, je ressens des sensations similaires; elle se
présente dans une configuration encore différente aujourd'hui, mais finalement
ce qui prédomine dans mon esprit c'est le gâchis qu'a constitué son départ de
THE GATHERING. Elle brille toujours du timbre puissant et juste de sa voix mais
aussi de son sourire et de sa beauté. Les chansons, soutenues par un groupe
cohérent et convaincant, sont enjouées et pop à souhait, mais ne me paraissent
pas à la hauteur de son talent réel. Heureusement, elle intercale quelques
évocations de sa participation à THE GATHERING, ce qui relève le niveau, à mon
sens. Même sa reprise de Kate Bush m'a moins ému que celle qu'elle avait interprétée
au NOTP. Elle revient en rappel, d'abord en solo pour rendre un hommage
apprécié à Genesis. Elle termine en beauté avec une évocation tardive de son
album "Air" d'Aqua de Annique qui était paru peu après
son départ de The Gathering, en 2007.
Il y
a pourtant du monde avec elle sur la scène ; pas moins de sept musiciens : une
violoniste, un batteur, un bassiste, deux guitaristes, un clavier et un
saxophoniste ! Mais globalement, je me suis un peu ennuyé ; sympa mais pas
transcendant. Dommage. Je l'ai applaudi poliment comme si on applaudit la
chanson d'une tante lors d'une réunion familiale.
Vingt titres dont dix
issus de ses albums parus en solo, trois reprises de THE GATHERING. Elle
interprète en outre les quatre titres, soit l'intégralité de son
mini-album "La Vie" qui est
paru ce 28 février 2025.
PROGRAMME
- You Will Never Change (Drive, 2013)
- She (Drive, 2013)
- Too Late (Everything is Changing, 2012)
- The May Song (Nighttime Birds, 1997) (The Gathering)
- My Promise (The Darkest Skies Are the Brightest, 2021)
- I Saw a Car (The Darkest Skies Are the Brightest, 2021)
- More Than a Thousand Words (La Vie, 2025)
- Survive (The Darkest Skies Are the Brightest, 2021)
- Saturnine (Sleepy Buildings, 2004)
(The Gathering)
- You Want to Be Free (Everything is Changing, 2012)
- When I Die (La Vie, 2025)
- Heal Me (La Vie, 2025)
- Running Up That Hill (A Deal With
God) (Hounds of Love, 1985) (reprise de Kate Bush)
- Stay (Everything is Changing, 2012)
- One More Nanosecond (La Vie, 2025)
- Strange Machines (Mandylion, 1995) (The Gathering).
RAPPEL
- Follow You Follow Me (...And Then There Were Three..., 1978) (reprise de Genesis)
- Hurricane (The Darkest Skies Are the Brightest, 2021)
- Mental Jungle (Drive, 2013)
- Witnesses (Air, 2007) (Agua de Annique).
Les soirées organisées à l'
"Adventure Factory" (rockaoke)
ou au "Market Dome" (chill
& chat zone) ne nous inspirent pas assez pour nous éviter un sage
retour à nos foyers.
SAMEDI 15 MARS 2025
9h00
- 10h00 : YOGA WITH NIKKI au site "Adventure Factory". Ce n'est pas
pour moi.
12h45-15h00 : MARILLION QUIZ
également au site "Adventure
Factory". Ce n'est pas pour moi non plus ; je ne suis pas anglophone et de
surcroit je ne prétends pas connaitre leur Histoire au point de jouer le
Sherlock Holmes !
… Et puis nous avons mieux à
faire. A commencer par une balade sur la plage, suivie de l'apéro dans le
chalet d'un ami ch'ti. Suivi d'un autre apéro chez nos voisins.
16h – 17h : THE BEGGS SISTERS au site "Adventure
Factory".
Cette prestation est similaire
à celle de leur ouverture pour Marillion avant-hier, mais dans un cadre plus chaleureux,
mieux adapté à ce mode acoustique. Je me place à proximité du micro de Lula
pour me laisser bercer de nouveau par ces comptines familiales et sympathiques.
Un spectacle sans autre
prétention que de divertir avec des chansons de qualité, interprétées avec
décontraction, sourire et bonne humeur.
PROGRAMME
A confirmer, mais titres quasi sûrs (photo de la liste de
scène) :
(à
vérifier : "Fallen Angels" "You've got a friend in me")
- Sarah (Sleep with the Ghost, 2024)
- Play It
Safe (2022)
- Will You
- Into Your
Heart (Sleep with the Ghost, 2024)
- Walking
Dead Man (Sleep with the Ghost, 2024)
- Just Fine
(Sleep with the Ghost, 2024)
- This Life
I lead (Sleep with the Ghost, 2024)
- So True
- You
Remind Me Of Me.
Le public me semble ici davantage
respectueux qu'au chapiteau et les ovations méritées ponctuent la prestation
d'une durée d'une petite heure. Le temps de saisir un autoportrait avec les
deux Belles (qui me comparent à l'aspect
de leur papa !), et hop, je file au chapiteau sans plus tarder !
18h00 : Ouverture des
portes du chapiteau principal.
Je parviens à me placer dans
les premiers rangs. Je suis impatient de revoir HAUNT THE WOODS dont le talent
nous avait séduits à l'occasion de leur prestation sur la scène du VIème
Midsummer festival, le samedi 29 juin 2024,
alors qu'ils assuraient la promotion de leur album "Ubiquity" qui est paru le 9 septembre 2023.
19h00 - 19h45 : HAUNT THE
WOODS.
Biographie publiée par le
site : "Formé entre le Devon et les Cornouailles en 2016, HAUNT THE WOODS
entremêle habilement alt rock, folk, prog et pop avec un niveau épique de pompe
et d'élégance poétique. Avec deux EPs chaleureusement accueillis et un premier
album, Opaque, qui est sorti en 2020, la scène a été préparée pour leur
introduction tardive au monde, et un disque magnifiquement conçu, "Ubiquity"
: 12 pistes de brillance excentrique, de lumière et d'ombre et de cette qualité
la plus rare : la portée. De l'échelle cinématographique de leur morceau
d'ouverture opératique à la ballade émouvante et confessionnelle de Home, en
passant par le psychédélisme rêveur de leur puissante déclaration d'intention,
Ubiquity est un album de qualité."
Nous retrouvons donc avec
plaisir le quatuor composé de Phoenix Elleschild
à la guitare, Jonathan Stafford au
chant et à la guitare rythmique, Jacke Hale
à la basse et Oliver Bignell à la
batterie.
Leurs mérites se confirment et
je ne regrette pas d'avoir investi mon intérêt pour ces artistes prometteurs.
La tessiture de la voix de Jonathan Stafford
est saisissante, son timbre peut exprimer une grande douceur ou une immense
révolte. Le guitariste Phoenix Elleschild
exprime beaucoup de délicatesse et de nuance dans ses accords ; l'introduction
de "The Line" fut à cet
égard d'une finesse audacieuse dans ce cadre. Le tout est soutenu avec
sensibilité par une basse et une batterie discrète ou puissante selon les
humeurs.
Bref, je ne suis pas déçu et
j'ai même déjà hâte de les revoir à Paris, au-delà de leur prestation
acoustique prévue demain à la Factory !
Neuf titres dont sept
issus de "Ubiquity", leur
album le plus récent.
PROGRAMME
Intro, bande
son.
- Elephant (Opaque, 2020)
- Fever Dream (Ubiquity, 2023)
- Gold (Ubiquity, 2023)
- Save Me (Ubiquity, 2023)
- The Line (2017)
- The Line, Pt. II (Ubiquity, 2023)
- Ubiquity (Ubiquity, 2023)
- Overflow (Ubiquity, 2023)
- Twisted
- Helter Skelter (The Line, 2017)
- Said And Done (Ubiquity, 2023).
20h30 - 22h20 : MARILLION.
Le drap tombe en dévoilant une
scène similaire à la première soirée, mais avec un dispositif d'éclairage
légèrement modifié. Les tubes lumineux suspendus ont été déplacés et répartis. H entre en scène tout sautillant pour
engager "Gazpacho", un
titre il est vrai assez enjoué. Mais c'est avec l'émouvant "Beautiful" que j'accroche à
l'ambiance, sans doute autant ému par le talent des artistes que par ce public
chantant et heureux.
Le programme enjoue le public avec dix-huit titres, comprenant surtout l'intégralité des huit issus de "Afraid of Sunlight" qui est ainsi le thème principal de la soirée.
Puis le groupe se retire pour un entracte de quelques minutes.
Mais loin de se limiter à l'interprétation du deuxième thème de la Convention, un premier rappel permet au public de réentendre aussi les quatre chapitres de "The New Kings", le titre issu de F.E.A.R..
Le choix des titres ravit tout
le monde ; un enchainement d'émotions puissantes, telles que Marillion est
capable d'en procurer.
Les joies du direct et de
l'authenticité créent l'anecdote, le "Waiting
to Happen" débute avec la tranquillité requise ; Rothery engage ses accords avec sa jubilation habituelle, H entoure
l'épaule de Trewawas avec complicité… Puis Rothery grimace et regarde Kelly
avec inquiétude avant de sortir. La chanson s'interrompt après le premier
couplet ; H fait le fanfaron pour faire patienter le public, avant que Rothery
revienne avec une nouvelle guitare temporaire, dont il se débarrassera dès le
dernier accord de la chanson. La légendaire bienveillance du public a très vite
oublié cet incident. D'autant plus que "Sugar Mice" a le don de faire systématiquement monter la
tension encore d'un cran, tel un karaoké géant, le public chante à pleine
poitrine ! H, peut-être soulagé, en
tout cas reconnaissant, tend le micro à l'auditoire qui ne demande pas mieux
que de prendre le relais !
Un second rappel ravit la part
du public qui est attaché à l'opus "Brave"
pour un bon quart d'heure excellemment interprété. Un très grand moment ;
"The Great Escape" émeut par
un H très en voix et Rothery impérial. Le public exulte,
chante… Puis "Hooks in You"
libère les esprits, des ballons rebondissent sur un public exalté et heureux,
même Rothery quitte son cercle sacré pour venir montrer son talent au public
opposé.
PROGRAMME
- Gazpacho (Afraid of Sunlight, 1995)
- Cannibal Surf Babe (Afraid of Sunlight, 1995)
- Beautiful (Afraid of Sunlight, 1995)
- Afraid of Sunrise (Afraid of Sunlight, 1995)
- Out of This World (Afraid of Sunlight, 1995)
- Afraid of Sunlight (Afraid of Sunlight, 1995)
- Beyond You (Afraid of Sunlight, 1995)
- King (Afraid of Sunlight, 1995).
RAPPEL
- The New Kings: I. Fuck Everyone
and Run (F E A R, 2016)
- The New Kings: II. Russia's
Locked Doors (F E A R, 2016)
- The New Kings: III. A Scary Sky (F E A R, 2016)
- The New Kings: IV. Why Is Nothing
Ever True? (F E A R, 2016)
- Waiting to Happen (Holidays in Eden, 1991)
- Sugar Mice (Clutching at Straws, 1987).
RAPPEL
2:
- Goodbye to all That : I Wave (Brave, 1994)
- Goodbye to all That : II Mad (Brave, 1994)
- The Great Escape (Brave, 1994)
- Hooks in You (Seasons End, 1989).
Rothery distribue ses derniers
médiators, les lumières se rallument et les enceintes diffusent un très
opportun "Happy Together" (titre
de The Turtles en 1967) qui anime l'entrain d'un public festif après un si beau
concert, l'avant-dernier déjà …
Les mélomanes se dispersent
pour leur fin de soirée respective ("rockaoke"
au site "Adventure Factory" "chill
& chat" zone au "Market Dome"). Nous rentrons sagement à
notre chalet, la tête pleine d'étoiles, sans doute un reflet de la voute
céleste, sans nuage encore ce soir.
DIMANCHE 16 MARS 2025
Après une matinée calme, nos errements
dans le Parc aboutissent finalement à un apéro au chalet de nos voisins, sur la
terrasse desquels se réunissent l'ensemble des trois maisons. Trois musiciens
faisant partie de l'ensemble, nous improvisons un rockaoké sous le soleil néerlandais. Toutes les querelles
paraissent futiles à l'aune de ces moments exquis. Ce sont encore des émotions,
des sons et des images inoubliables.
Cependant, nous sommes nombreux
à ne pas perdre l'idée de revoir HAUNT THE WOODS.
16h – 16h45 : HAUNT THE WOODS au
site "Adventure Factory".
Cette salle se prête idéalement
à la Musique de ces très talentueux et très prometteurs anglais. L'auditoire se
montre particulièrement silencieux et respectueux pour écouter toutes les
subtilités que ces jeunes artistes sont capables d'exprimer. Pour beaucoup,
c'est une découverte depuis hier, mais pour moi et ma P'tit Fée, nous sommes
ravis de les voir confirmer nos espoirs placés en eux depuis leur apparition à
Valkenburg l'an dernier.
Sept titres, tous avaient été interprétés la veille au chapiteau, mais prennent ici une texture toute particulière. En prime, ici ils chantent a capella "Sleepwalking". Respect.
PROGRAMME
- Fever Dream (Ubiquity, 2023)
- Gold (Ubiquity, 2023)
- Save Me (Ubiquity, 2023)
- The Line, Pt. II (Ubiquity, 2023)
- Beautiful Catastrophe
- Ubiquity
- Overflow
- Helter Skelter (The Line, 2017)
- Said And Done (Ubiquity, 2023)
- Sleepwalking (Ubiquity, 2023) (Acoustique).
Je ne les aborde une nouvelle
fois que pour les inciter à ne pas oublier Paris à l'avenir. Puis je m'éclipse
rapidement pour laisser aux autres admirateurs mesurer leur gentillesse et leur
disponibilité.
On part se ranger dans la file
d'attente pour l'ultime prestation de cette merveilleuse convention.
18h00 : Ouverture des
portes du chapiteau principal.
Je renonce d'office à me rendre
en fosse et je prends place en gradin en premier rang ; vue panoramique pour
des sensations qui s'annoncent très probablement d'un niveau élevé… En parlant
d'émotions, en surplomb de la zone PMR, je dois souligner mon admiration pour
cette rangée de mélomanes pudiquement qualifiés de personnes en situation de
handicap, qui ont tenu à venir ici partager ces instants de grâce, cette
parenthèse dans un monde de brutes. Je les ai souvent vus chanter, pleurer,
s'émouvoir ; il me plait de croire que nous étions tous dans le même état
d'esprit le temps de quelques vagues de notes.
19h00 - 20h00 : RICK & DAVE.
Biographie publiée par le
site : "R&D est la collaboration entre la musique de Rick Armstrong et la créativité de Dave Foster, inspirée par des artistes tels
que Tangerine Dream, Vangelis, Jean Michel Jarre et Klaus Schulze. Rick, qui
est également membre du groupe EDISONS CHILDREN avec Pete Trewavas et Eric
Blackwood, a sorti trois albums ; "Infinite Corridors" en 2021, "Spatial
Elements" en 2022 et "Chromosphere" en 2023. Le travail sur le
prochain album a commencé et la sortie est prévue pour 2025. Rick a également
joué de la basse avec Steve Rothery and Friends au Chili et des claviers avec
Lonely Robot sur Cruise To The Edge en 2024. Dave est bien connu des fans de
Marillion en tant que membre du Steve Rothery Band et a joué sur les scènes du
Marillion Weekend plus que n'importe qui d'autre en dehors de Marillion. Il a
également contribué à des chansons sur chacun des albums de Rick. Outre son
travail en solo (deux albums), The Dave Foster Band (trois albums) et SRB, Dave
a joué avec un certain nombre d'autres groupes, dont Big Train, Panic Room et
Mr. So & So, et a fait une longue liste d'apparitions sur scène en tant
qu'invité, notamment à Night Of The Prog 2023 avec Anneke Van Giersbergen."
Honnêtement j'ai peiné à
demeurer attentif et éveillé durant cette prestation. Les musiciens sont certes
honorables et sincères dans leur démarche. C'est juste que je serais davantage
enclin à écouter cette musique dans mon salon, dans le noir, détendu sur mon
canapé. Le lieu et l'évènement me semble peu propice à cette écoute…
D'ailleurs, beaucoup d'entre nous avaient les paupières fermées, plus proches
de l'assoupissement que de la méditation ou son regard sur un écran de
portable.
Notons toutefois un regain
d'intérêt lorsque Steve Rothery est venu pour assurer un duo avec son complice
Dave.
PROGRAMME
(à
déterminer)
Nous déployons nos membres
engourdis, histoire de reprendre nos esprits. J'en profite pour aller me
chercher une p'tite bière et visiter une ultime fois ce chapiteau fantôme, déjà
voué à disparaitre.
20h30 - 22h50 : MARILLION.
La scène dévoile encore un
éclairage différent qui suscite l'ébahissement bruyant du public. D'une
luminosité et d'une richesse inouïe ; faisceaux de lumières et de lasers
somptueux ! Le titre "The King of
Sunset Town" paraitra un simple apéritif en comparaison avec la suite
que nous réserve le groupe !
Des serpentins inondent la
fosse lorsque débute "Slàinte Mhath"
qui ravit un public toujours aussi chantant et prompt à faire la fête aux
sonorités de nos années 80 ! Enorme
… De surcroit, MARILLION enivre le public en interprétant des titres quelque
peu oubliés depuis de nombreuses années ; "Script for a Jester's Tear" (première fois depuis 2013),
"Lavender" et "Bitter Suite : III Blue Angel" (première
fois depuis 2016), et "Kayleigh"
(première fois depuis 2018). En fait, nous aurons droit à quatre titres issus
de "Misplaced Childhood" (1985), un de "Script for a Jester's Tear" (1983) et un de de "Clutching
at Straws" (1987) !
Toutefois, le thème de la
soirée a été choisi très opportunément. "Seasons End", dont nous entendrons sept titres (le huitième ayant été interprété la vieille),
a largement contribué à émouvoir les esprits. Car il évoque à la fois un virage
dans la carrière du groupe avec l'arrivée de H, mais il évoque aussi la fin des
Conventions néerlandaises ; la fin d'une époque (ou d'une saison, par
extension).
Alors que les premiers accords
de la chanson "Seasons End"
sont engagés, un incident technique semble contrarier H (lequel, mystère…. ?). Tout s'arrête quelques instants. Mais
rapidement les musiciens réengagent le titre.
Il y a un titre que j'attendais
en particulier pour clore l'événement, c'est bien "The Space", que je considère comme un monument, une pièce
majeure de l'ère Hogarth. Ce treizième titre m'a comblé de bonheur, donc.
D'autant plus que la voix de H n'a pas fait défaut dans cet exercice périlleux
surtout en fin de Convention !
Mais ces treize premiers
titres, d'une charge émotionnelle déjà puissante, n'auront été que les prémices
à un feu d'artifice sensationnel !
Après un entracte de quelques minutes, nous espérions tous un p'tit rappel sympa', histoire de terminer en beauté cette si belle suite de rencontres internationales, vieilles de deux décennies. Par ailleurs, je gardais dans un coin de ma mémoire une petite frustration depuis la dernière édition (PZ 2023), que le Choir Noir (chœur ayant participé au dernier opus) n'y fut pas invité.
Une vague émotionnelle me
submerge totalement lorsque la chute du rideau dévoile la présence d'un chœur
placé en fond de scène entre la batterie et les claviers !!!!! Excusez mon impudeur. J'en perds la voix,
et j'en pleure de bonheur.
J'avais bien observé sur les
trois concerts l'absence du quatuor de cordes et celle du percussionniste des
prestations récentes. Mais je n'osais pas espérer que cela compenserait un tel
effort de la part de Marillion. Il s'agit du chœur italien, FLOWING CHORDS, composé ici de cinq
femmes et trois hommes, dirigé par une femme, qui avait déjà accompagné H et Ranestrane, à Rome l'année dernière.
Quatre titres ont été choisis
pour cet exercice exceptionnel (un autre
chœur, français, avait déjà accompagné le groupe à la salle Pleyel de Paris le 9
décembre 2019). Même si d'autres titres auraient également pu faire
l'affaire, le choix me semble incritiquable ! "The Crow and the Nightingale" et "Care" s'imposaient absolument bien entendu ! Quant à "Go!" ce fut un émerveillement
total. Frissons imparables, j'en ai chialé comme un gamin. Ajoutez à ces voix
divines, le son tout aussi divin des soli de Rothery, et vous aurez une petite
idée de l'état d'incandescence dans mon cerveau !! L'Art, et la Musique en
particulier, ce doit être avant tout de l'émotion ; là j'estime être gâté par
la Chance d'assister à une telle féerie musicale. Ces moments sont
inoubliables, gravés à jamais, et tant pis si Alzheimer en serait contrarié… Un
film conservera cela pour la postérité de toute façon.
Passé cette séquence
bouleversante, un deuxième rappel ramène d'abord uniquement P. Trewewas, S.
Rothery et H qui viennent s'asseoir en bord de scène pour interpréter "Faith" (qui n'avait plus été
joué depuis 2018), en acoustique.
La chanson "Made Again" était de nature à me
maintenir en lévitation, mais elle m'aura permis d'atterrir en douceur. Nous
assistons à une scénographie qui aurait pu être parfaite pour illustrer
l'atmosphère bienveillante entre les participants de notre Convention ; des
porteurs de drapeaux arborent les symboles des différentes nations présentes.
C'est beau, émouvant et symboliquement très fort. En écoutant les paroles de la
chanson ("comme si le monde entier
était refait"), on se met à rêver d'une harmonie planétaire. Emporté
par une sorte d'exaltation humaniste, j'imaginais naïvement que chaque nation
représentée intégrait évidemment un ensemble de peuples avec toutes ses
diversités culturelles et sociétales. Pourtant, dans ce beau tableau
multicolore agité et joyeux qui se voulait fédérateur, un cheveu sur la soupe.
Une faute de gout m'interpelle... Il m'avait semblé que nous étions tous réunis
sans distinction de religion ou de mœurs pour partager ensemble une même dévotion
musicale. Mais non. Au lieu de préserver cette magie, certains tiennent à
revendiquer leur particularité, comme pour s'extraire du Groupe, apparemment
pas si fusionnel que cela. Brandir le symbole partisan aux couleurs LGBT+qq'z…&yxw#@+ ect...
m'a paru aussi clivant et incongru s'il y avait eu un symbole BTHAE (lisez
Blanc, Tolérant, Hétéro, Apolitique, Ecolo). On n'était pas réuni ici pour
revendiquer autre chose que le droit au bonheur pour tous…
En passant ainsi de
l'apesanteur à la pesanteur, je suis assis, déconcerté pour assister au dernier
titre de la dernière Convention. Fort heureusement, "The Leavers" me permet de balayer ce tracas vigoureusement ;
il demeure un de mes titres préférés de son album. A la fois pour ce qu'il
relate et pour sa musique, en plusieurs mouvements nuancés. Au sommet d'un
crescendo, l'expulsion de milliers de confettis en forme de cœurs pose un point
d'orgue de toute beauté finale.
L'auditoire a beau claquer des
mains et chanter le dernier refrain en guise de rappel, les lumières se
rallument, les enceintes balances à fond une bande son masquant toute velléité
de résistance. C'est la fin.
Voici donc le programme de vingt
titres qui nous a été délivré :
PROGRAMME
- The King of Sunset Town (Seasons End, 1989)
- Slàinte Mhath (Clutching at Straws, 1987)
- Script for a Jester's Tear (Script for a Jester's Tear, 1983)
- The Uninvited Guest (Seasons End, 1989)
- Easter (Seasons End, 1989)
- Holloway Girl (Seasons End, 1989)
- Berlin (Seasons End, 1989)
- Seasons End (Seasons End, 1989)
- Kayleigh (Misplaced Childhood, 1985)
- Lavender (Misplaced Childhood, 1985)
- Bitter Suite : III Blue Angel (Misplaced Childhood, 1985)
- Heart of Lothian : I Wide Boy (Misplaced Childhood, 1985)
- The Space (Seasons End, 1989).
RAPPEL
- The Crow and the Nightingale (An Hour Before It's Dark, 2022) (avec chœur)
- Go! (marillion.com, 1999)
(avec chœur)
- Man of a Thousand Faces (This Strange Engine, 1997) (avec chœur)
- Care (IV) Angels on Earth (An Hour Before It's Dark, 2022) (avec chœur)
RAPPEL
2:
- Faith (Somewhere Else, 2007)
- Made Again (Brave, 1994).
RAPPEL
3:
- The Leavers: V. One Tonight (F E A R.), 2016).
La plupart des mines sont
réjouies après un concert d'une telle intensité. Pour ma part, je suis partagé
entre sentiments de joie et d'amertume mêlés. On s'attarde sur les gradins et
en fosse, on se dandine sur fond sonore des bandes sons (Focus, Queen, …).
L'heure des bilans approche.
Comme tous les soirs, les mélomanes se séparent selon leur choix de fin de
soirée, de fin de Convention cette fois. Nous écartons l'option "rockaoké" à l' "Adventure
Factory", jugée un peu trop bruyante et agitée. Nous respectons notre
rituel de fin de Convention en optant pour "chill & chat zone", au "Market Dome". C'est là
où notre microcosme s'attarde traditionnellement pour marquer la fin de
l'aventure avec une photo souvenir et partager un dernier verre d'amitié.
LUNDI 17 MARS 2025.
Le lendemain est forcément
douloureux. Un peu de pudeur ne me fera pas de mal, je tais donc la morosité et
les sourires figés (forcés) au moment des embarcations, des séparations. La
route m'en parait d'autant plus longue et pensante.
A LA MAISON.
On ne ressort pas indemne d'une
telle expérience. Selon les états d'esprit, c'est soit le bonheur du vécu, soit
la mélancolie du passé qui prend le dessus. Mais en tout état de cause, les
images et les sensations ne manqueront pas d'être soutenus, notamment grâce un
DVD-BluRay qui manquera pas de paraitre dans les semestres à venir… wait and
see.