samedi 3 février 2024

MIDWINTER festival 2024 – TivoliVredenburg Grote Zaal, Utrecht, Pays-Bas - 3 février 2024

 

L'imprévisible et l'inattendu pimente la plupart des aventures. Cette fois, c'est le conflit social mené par les agriculteurs européens qui aura bien failli nous empêcher d'assister à notre festival. Heureusement notre conductrice Véro fit preuve d'une maitrise salvatrice, soutenu il est vrai par Xavier, notre Bison Futé. Nous avons pu contourner un premier barrage à Senlis grâce à une ruse de Sioux. Le passage de la frontière franco-belge tant redouté n'a finalement causé aucun souci, mais c'était sans compter avec nos amis les Belges. Ou plus exactement les agriculteurs flamands qui ont bloqué la frontière belgo-néerlandaise, ce qui nous causa trois bons quarts d'heures de retard. Bref, dans la joie et bonne humeur, nous avons atteint notre premier objectif, en ce vendredi soir ; Utrecht et notre gîte dans sa banlieue.

Le stéréotype attribué aux cités bataves n'est pas usurpé. L'impression qui marque l'esprit du touriste français dès qu'il aborde la ville d'Utrecht, c'est la domination absolue du monde cycliste. L'ensemble des voies d'accès semble avoir été dessiné exclusivement pour les cyclistes. La ville semble agréable à vivre, à condition de prendre en considération les cyclistes, qui sont omniprésents et sûrs de leur droit. En tant qu'automobiliste, mais même en tant que piéton, le Français a tout intérêt à s'en souvenir constamment ! Le fameux ciel gris et humide, tant chanté par Brel, ne semble décourager aucun d'entre eux, sans doute habitués aux aléas climatiques régionaux.

Bref, le lendemain samedi c'est je Grand Jour ; nous retournons en ville et garons notre véhicule dans une aire de stationnement située au sous-sol d'un centre commercial. (En sortir nous coûtera quarante euros.)

Après une restauration à l'Olivier, une église désacralisée et transformée en brasserie belge, nous nous rendons dans la TivoliVredenburg Grote Zaal. A l'entrée, nous avons retrouvé une partie de notre microcosme de mélomanes internationaux. Notamment l'Ecossaise Fiona et son Hongrois Zölt, la Française Marie-Antoinette (elle aussi avec sa mascotte) et son Allemand Axel, l'Allemand Lily Müller (qui se confond avec son inséparable mascotte), le Belge Jean-François, le Français Christophe et sa néerlandaise Coby, entre autres…


Ouverture des portes à 13h00.

Nous découvrons un bel auditorium, configuré en en demi-cercle pour l'évènement. La salle est équipée avec les 1 717 places assises, disposées en gradin. Sa capacité d'accueil peut atteindre 2 000 personnes, avec la fosse. Elle s'avérera bien remplie, pour cette toute première édition ! L'organisateur Rob Palmen peut en effet se réjouir de son pari hivernal réussi ; il vante sur sa page Facebook "presque 1 600 personnes".

Nous prenons place dans le virage à droite (en regardant la scène). La relative proximité avec les enceintes ne s'avèrera pas pénalisant et la vue est excellente ; aucun obstacle visuel ne gêne la vue. Les fauteuils sont très confortables. La déclivité abrupte des gradins permet une hauteur entre chaque rangée qui est mesurée de manière à ce qu'aucun auditeur ne gêne celui qui est placé devant ou derrière. Petits et grands sont ainsi à la même enseigne. Dans un pays à la pointe de la lutte contre les discriminations, c'est un bon point supplémentaire…

Au sujet de l'acoustique, j'ai entendu des avis divergents, mais pour ma part, après avoir testé deux points d'écoute, les conditions d'audition me semblèrent très correctes. Toutefois, ma perception me parut meilleure en gradin qu'en fosse. En effet pour m'être rendu au bord de la scène pour LAZULI, je n'ai pu que constater l'excès sonore des basses et la (relative) faiblesse du son au micro.

Chaque groupe a pu bénéficier d'un vaste espace scénique. La procédure de transfert de matériel entre les artistes fut suffisamment astucieuse pour qu'aucun ne gêne l'autre. Le dispositif d'éclairage et de sonorisation m'a semblé globalement équitable durant toute la soirée.

Quant à la programmation, nous retrouvons le groupe norvégiens MEER, qui était déjà présent il y a huit mois lors du Midsummer, l'autre festival organisé par le Monsieur … Dans le même ordre d'observation, le groupe international (mais basé en Norvège) TEMIC, ici proposé, sera également présent dans quatre mois au prochain Midsummer… Comme par hasard, Rob Palmen, qui est l'organisateur des deux festivals, est aussi le manager de TEMIC … Toutefois, le haut de l'affiche est un sans-faute ; nous assisterons aux prestations de nos chers LAZULI (cocoricooooooo), puis des Américains SPOCK's BEARD et enfin des Suédois PAIN of SALVATION !!!

Avant le début je me précipite aux échoppes. Je me procure le t-shirt de cette première édition du festival (25€), mais je m'abstiens (à tort, a posteriori) d'acquérir quelques CD manquant à ma discothèque (j'étais tenté notamment par quelques Pain of Salvation).

MEER [13h45-14h45]. Le groupe ne me semble toujours pas proposer d'autre site officiel que son bandcamp que voici : https://meer.bandcamp.com/album/playing-house

Ce groupe norvégien qui définit sa musique comme un pop progressif alternatif, est constitué de huit musiciens. "MEER a débuté en 2008 en tant que duo à Hamar, en Norvège. Depuis, le duo s'est considérablement développé pour devenir ce qu'il est aujourd'hui : un collectif éclectique de huit musiciens dont la musique est un mélange de pop orchestrale, de musique classique et de rock progressif."

La formation actuelle comprend Johanne Kippersund au chant, Knut Kippersund au chant, Eivind Strømstad à la guitare, Åsa Ree au violon, Ingvild Nordstoga Eide à l'alto, Ole Gjøstøl au piano, et Morten Strypet à la basse. A la batterie, Mats Lillehaug, récent papa, est remplacé par Martin Utby, frère de Christopher Utby (actuel batteur de The Windmill et d'Infringement).

"Playing House" est paru le 29 janvier 2021.

MEER ne m'avait que modérément séduit le vendredi 23 juin 2023, à l'Openluchtheater de Valkenburg (PB), à l'occasion du Midsummer festival. Nonobstant, conscient de leur potentiel, je misais sur un concert ultérieur plus intimiste, dans un lieu clos, peut-être plus propice à leur musique… Les revoilà déjà, mais dans cette (petite) arène, ayant la redoutable responsabilité d'ouvrir ce nouveau festival…

Un fond de scène, un écran fixe le logo du groupe.

Aujourd'hui, je ressens peu ou prou des sensations similaires à celles ressenties en juin dernier. Oui, ce rock progressif symphonique, mélodique, est plein de charme. Les huit musiciens, y compris les cordes, semblent impliqués et enthousiastes, certes. Le duo de chant offre de belles harmonies, souvent élégamment soutenues par les chœurs des autres pupitres. Le guitariste nous a offert de jolis soli, mais il m'a paru trop effacé le reste du temps. Nonobstant, je ne parviens pas à accrocher, tout cela me parait convenu et sans aspérité ; sans doute une question de perception. Disons que je n'ai pas encore trouvé la Porte, ce qui ne fait pas d'eux de mauvais musiciens bien sûr ! Je veux croire que je finirai bien par La trouver …

Fort heureusement pour eux, une bonne partie du public leur accorde des belles ovations, sans doute méritées d'un certain point de vue (ou d'écoute, plus exactement).

Il m'a été rapporté que le clavier semble avoir dû surmonter un souci technique durant le troisième titre (Honey), mais honnêtement je ne l'ai pas remarqué. Le sixième titre (Child) fut dédicacé à Alfred le nouveau-né de Mats, le batteur excusé.

Parmi dix titres, six sont issus de "Playing House" (2021). Les autres titres sont sans doute issus de leur troisième album en préparation.

PROGRAMME

  1. Picking Up the Pieces (Playing House, 2021)
  2. Take Me to the River
  3. Honey (Playing House, 2021)
  4. Chains of Changes
  5. Across the Ocean (Playing House, 2021)
  6. Child (Playing House, 2021)
  7. Golden Circle
  8. Today Tonight Tomorrow
  9. Beehive (Playing House, 2021)
  10. Lay It Down (Playing House, 2021).

TEMIC [15h30-16h30] https://temicband.com/
https://temic.bandcamp.com/album/terror-management-theory

TEMIC est considéré comme un groupe de métal progressif norvégien, même si sa composition est multinationale, puisqu'il comprend le claviériste Diego Tejeida (né au Mexique, vivant au Royaume-Uni), précédemment dans Haken, le multi-instrumentiste américain Eric Gilette, le chanteur norvégien Fredrik Bergersen Klemp et le batteur norvégien Simen Sandness.

Leur biographie nous indique : "Les origines de TEMIC remontent à 2017, lorsque Tejeida et Gillette ont parcouru le monde en tant que membres du groupe Shattered Fortress de Mike Portnoy. Dès les premiers accords qu'ils ont échangés, leur alchimie musicale sur et en dehors de la scène était indéniable, ce qui les a amenés à discuter de la perspective de créer un nouveau groupe ensemble. Malheureusement, des engagements contradictoires en matière de tournées et d'enregistrements les ont obligés à se tourner vers d'autres horizons pendant des années, jusqu'à ce que le monde s'arrête en 2020 et que Tejeida appelle Gillette pour lui poser une question fatidique : "Tu te souviens de la fois où nous avons dit que nous devrions faire un groupe de musique ?

C'est ainsi que les premières démos de ce qui allait devenir le premier album de TEMIC en 2023, "Terror Management Theory", ont commencé à émerger. Désireux de s'entourer des meilleurs musiciens, Tejeida et Gillette ont d'abord fait appel à la puissance rythmique de leur ami et batteur Sandnes. (…) Sandnes recommande le chanteur Klemp. Enfin, pour compléter la section rythmique, le dynamique bassiste Jacob Umansky (Intervals) a été invité à jouer." Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Aujourd'hui, TEMIC sur scène est constitué d'Eric Gillette (ex-The Neal Morse Band, ex-Mike Portnoy's Shattered Fortress, aux guitares et chœurs), Diego Tejeida (ex-Devin Townsend, ex-Mike Portnoy's Shattered Fortress, ex-Haken, aux claviers et pistes), entourés de Fredrik Bergersen Klemp (ex-Maraton, au chant), et Simen Sandnes (ex-Shining, ex-Arkentype, à la batterie / percussions). A la basse c'est l'italien Matteo Raccone qui a été désigné à ce poste depuis le 21 janvier, en vue de cette prestation.

Leur premier album, intitulé "Terror Management Theory" est paru le 17 novembre 2023.

TEMIC s'exprime pour la première fois sur la scène néerlandaise.

A priori c'est le genre de prestation qui a vocation à m'emballer assez facilement. Leurs références assumées à Pain of Salvation, Dream Theater, Leprous ne sont pas pour me déplaire. Cette puissance, cette énergie et ces harmonies expriment en effet une musique qui me touche. C'est efficace, propre et bien exprimé. Eric Gillette nous a sorti quelques soli étourdissants. Fredrik Klemp dispose d'une voix juste et puissante. Simen Sandnes tape comme un fou furieux sur ces pauvres toms. Mon esprit s'est souvent échappé, et ma nuque n'a pas résisté à quelques irrésistibles secousses. Oui mais, je ne parviens pas encore à m'enflammer totalement sur ce coup-là. La Porte était pourtant là, grande ouverte devant moi, mais il a manqué un p'tit courant d'air frais, quelques arpèges d'originalité pour m'emporter au-delà. Ça viendra peut-être… Sûrement on va dire, allez.

Nonobstant, au vu des réactions du public, TEMIC n'a pas trop de soucis à se faire ; acclamé bruyamment, le groupe est reparti avec le sourire des vainqueurs d'un premier combat.

Les huit titres sont issus de leur unique album, "Terror Management Theory" (2023). Notons que le cinquième titre (Acts of Violence) est ici introduit par une séquence planante guitare/clavier. "Mothalah", constitue assurément une épopée finale de sept minutes, idéale pour marquer les esprits.

PROGRAMME

  1. Through the Sands of Time (Terror Management Theory, 2023)
  2. Falling Away (Terror Management Theory, 2023)
  3. Skeletons (Terror Management Theory, 2023)
  4. Count Your Losses (Terror Management Theory, 2023)
  5. Acts of Violence (Terror Management Theory, 2023)
  6. Friendly Fire (Terror Management Theory, 2023)
  7. Once More (Terror Management Theory, 2023)
  8. Mothallah (Terror Management Theory, 2023). 


Pour la prestation à venir, nous descendons en fosse pour nous placer au premier rang…

LAZULI [17h15-18h30]. https://lazuli-music.com/

Même tendus par l'installation de leur dispositif de concert, les musiciens nous reconnaissent et nous saluent amicalement. L'exigence légitime de Dominique, la fragilité de la Léode de Claude, la contrainte horaire du cadre festivalier entretient la crainte du tracas de dernière minute… Mais finalement tout ira bien. Très bien même !

A l'intention de mélomanes qui ignoreraient encore l'existence de ce fabuleux groupe français, victime du cirque médiatique français, je me dois évidemment de reprendre ici un extrait de leur biographie officielle, qui résume bien leur univers : "Le milieu du Rock est peu propice à l’exportation de la langue de Molière, on le sait, mais Lazuli efface les frontières. En quelques années, le groupe est devenu l’ambassadeur de la France sur les plus grosses scènes internationales de Rock Progressif. Ses notes et ses mots sont devenus langage universel. Héritier des Peter Gabriel et autres Pink Floyd, le groupe Gardois se distingue par sa singularité, son instrumentation peu courante et l’invention d’un instrument unique: La Léode. Quelque part entre rock, chanson, électro et world, la musique atypique de Lazuli, onirique, exploratrice, nous mène hors des sentiers battus. Lazuli envisage ses chansons comme des toiles, mélange les couleurs, dépeint son monde ou le repeint. Quelque part entre Jacques Prévert et Tim Burton, les mots questionnent les maux du temps présent. La voix aérienne, funambulesque, tout en jeu de mots, nous chante l’homme sous toutes ses formes et ses “déformes”. Tour à tour on plane ou on est pris dans la tourmente, le temps se suspend ou s’accélère…"

L'annonce de la participation de LAZULI à ce festival a très largement contribué à notre décision d'y participer. Ce treizième concert ne démentira pas mes impressions antérieures. Je me réjouis de retrouver Dominique Leonetti (chant, guitare, depuis 1998), et Claude Leonetti (léode, depuis 1998), entourés de Vincent Barnavol (batterie, percussions depuis 2010), Romain Thorel (claviers, cor d'harmonie, depuis 2010) et Arnaud Beyney (guitare, depuis 2020).

L'opus "11" est paru le 14 Janvier 2023.

Ces Gardois continuent, au fil des albums, au fil des concerts, à assumer leur fonction de ménestrels des temps modernes. De la musique, de la poésie, dont les textes sagaces sur notre société, tentent inlassablement de nous convaincre, peut-être, ou de nous distraire plus surement. Les propos peuvent déranger, interpeller la conscience, mais tout est chanté avec une telle conviction et une telle élégance dans le langage, que l'esprit s'égare volontiers dans les mélodies aux teintes nostalgiques.


Je ne puis que répéter mes précédentes impressions ressenties lors de leurs concerts ; de surcroit, ces cinq artistes multi-instrumentistes démontrent constamment un réel investissement collectif, un réel plaisir de partager. Les sourires ne s'effacent que pour leur concentration nécessaire à certaines séquences. Romain est principalement titulaire du clavier, mais on ressent son attrait pour extraire des sons cuivrés mais bidouillés de son cor d'harmonie. Vincent lui cède volontiers sa batterie ("Le miroir aux alouettes"), lorsqu'il s'adonne à sa passion parallèle ; les percussions. Arnaud exprime énormément de sensibilité lors des accords et soli avec sa guitare, mais il sait également amplifier une rythmique puissante à la basse. Dominique n'est jamais aussi à son aise qu'avec une de ses guitares en bandoulière mais le timbre de son chant constitue indéniablement une des particularités du groupe, un peu à l'instar de Geddy Lee pour RUSH. Quant à Claude, sa Léode lui permet de combiner tant de sons différents qu'il semble pouvoir se substituer à tous les pupitres. Enfin, à l'image de la cohésion qui se dégage de ce quintet magique, tous participent peu ou prou aux chœurs.

Le déplacement du marimba par Vincent, préfigure toujours la fin du concert. Ce moment survient toujours trop vite, d'autant plus dans le cadre d'un festival où le créneau horaire est limité.

J'avais déjà assisté avec plaisir à l'engouement du public allemand (deux fois à Loreley), du public norvégien (Prog at Sea), du public belge (Spirit of 66), voici donc celui du public néerlandais. Ce soir encore LAZULI a démontré que la langue française est perceptible par un public étranger. Mes applaudissements se noient dans l'ovation enthousiaste et unanime, mais je souffre du mépris de la scène française. En rédigeant ce récit, je suis affligé par les "lauréats" des victoires de la musique française (ceux du 9 février 2024 restent aussi consternants que les précédents) … Tant pis ; avec ma P'tite Fée et mes amis, nous avons encore vécu des instants magiques grâce à nos troubadours gardois !

Quatre de leurs onze albums ont été évoqués ce soir. Parmi les dix titres, quatre sont issus de "Onze" (2023) trois de "Le Fantastique Envol de Dieter Böhm" (2020) un de "4603 Battements" (2011) un de "Tant que l’herbe est grasse" (2014). Les neufs mains jouent leur air traditionnel, puis une évocation des Beatles, en deux séquences.

PROGRAMME

  1. Sillonner des océans de vinyle (Onze, 2023)
  2. Triste carnaval (Onze, 2023)
  3. Qui d'autre que l'autre (Onze, 2023)
  4. Dieter Böhm (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
  5. Les chansons sont des bouteilles à la mer (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
  6. L'homme volant (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
  7. Égoïne (Onze, 2023)
  8. Le miroir aux alouettes (4603 Battements, 2011)
  9. Les courants ascendants (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
  10. 9 Hands Around the Marimba (Eleanor Rigby / Here Comes The Sun).


Habituellement nous parvenons toujours relativement facilement à discuter avec les musiciens. Mais en terre étrangère, ils étaient tous assaillis de sollicitations bienveillantes. Nous n'avons pas estimé opportun de perturber ce moment important pour eux. J'ai juste pu les saluer plus ou moins rapidement…

En revanche, un auditeur néerlandais m'interpelle semblant me confondre avec Domi (je n'en ai pourtant que la crinière). Je m'empresse de rectifier rapidement la situation mais il insiste alors pour transmettre à Lazuli toute son admiration, en tant que professionnel du son, pour la qualité acoustique de ce concert (manifestement il est doté d'une meilleure oreille que d'une bonne vue !). Voilà donc qui est dit et répété !

 

SPOCK’S BEARD [19h15-20h45]. https://www.spocksbeard.com/

Leur présence ici a également accentué mon envie de participer à cette première édition du festival ! J'ai eu la chance de les découvrir lors de leur tournée promotionnelle de "V", le vendredi 7 avril 2000, au Zénith de Paris, alors qu'ils étaient invités par DREAM THEATER à ouvrir leur soirée. Je me souviens avoir été suffisamment séduit pour acheter leur album quelques jours après ! Mais ils se font rares dans nos contrées…

Leur biographie nous indique : "Spock's Beard est un groupe américain de rock progressif formé en 1992 à Los Angeles, par les frères Neal (chant, claviers, guitare) et Alan Morse (guitares), John Ballard (basse) et Nick D'Virgilio (batterie). Neal Morse a quitté le groupe après la sortie de leur sixième album, Snow (2002). Le groupe, en particulier l'ère de Neal Morse, est considéré comme étant à l'avant-garde de la musique rock progressive moderne. Quatre de leurs six premiers albums figurent dans le "Top 50 Prog Albums 1990-2015" du Prog Report, The Light and Snow figurant parmi les dix premiers." Traduit avec www.DeepL.com/Translator

A ce jour, SPOCK'S BEARD est constitué d'Alan Morse (guitares, chœurs et occasionnellement voix principale, depuis 1992), Dave Meros (basse, chœurs et occasionnellement voix principale, depuis 1993 et occasionnellement claviers, depuis 2002), Ryo Okumoto (claviers, chœurs, depuis 1995), Ted Leonard (chant principal, guitare, claviers, depuis 2011) et Nick Potters (batterie, sur cette tournée).

Spock's Beard est en tournée en Grande-Bretagne, mais a accepté de traverser la Manche pour cette unique date européenne. Il n'est pas venu ici depuis plusieurs années !

Le treizième studio, "Noise Floor" est paru le 25 mai 2018.


Vingt-quatre années après les avoir vus une première fois, je ne savais plus trop à quoi m'attendre car après le départ de Neal j'avoue avoir un peu mis de côté leur parcours, dans le flot incessant des autres nouveautés. Ainsi, j'ai passé les premières minutes du concert à les observer mais sans vraiment retrouver la Porte. Mais dès le troisième titre ("The Good Don't Last") j'ai failli grimper aux rideaux, sur ces ruptures endiablées ces interventions déjantées ! Puis mon plaisir est encore monté d'un cran lors de l'enchainement de "On a Perfect Day" avec "Harm's Way" ; un moment de très haute intensité tel que le rock progressif peut en procurer à ses auditeurs !

Durant "The Light" qui conclut brillamment le concert, Ryo Okumoto se porte au-devant de la scène pour un solo avec son synthétiseur porté en guitare.

Une prestation de très, très haute qualité ; nous sentions dans la salle une atmosphère de bonheur partagé, entre le public totalement sous le charme des mélodies et les musiciens manifestement heureux d'être présent parmi nous ! Je craignais que ces Américains nous concèdent les miettes d'énergie de leur tournée britannique, mais en fait nous eûmes droit à une démonstration intense de talent indéniable. Des voix justes, chaudes et harmonisées avec des soli étourdissants, des rythmes renversants par ses ruptures parfaitement assumées … Des séquences trahissent de prestigieuses influences, telles que THE BEATLES, GENTLE GIANT, KANSAS… bref le bonheur total, d'un rock progressif exprimé dans l'excellence !

Le public ne pouvait qu'exprimer bruyamment sa satisfaction. Gageons que cette marque de grande estime leur rappelle de venir plus souvent en Europe !……..

Six de leurs treize albums sont évoqués. Parmi les huit titres, deux sont issus de "The Kindness of Strangers" (1998), deux de "The Light" (1995), un de "Spock's Beard" (2006), un de "Brief Nocturnes and Dreamless Sleep" (2013), un de "Noise Floor" (2018) et un de "The Oblivion Particle" (2015).

PROGRAMME

  1. Go the Way You Go (The Light, 1995)
  2. Tides of Time (The Oblivion Particle, 2015)
  3. The Good Don't Last (The Kindness of Strangers, 1998)
  4. Hiding Out (Brief Nocturnes and Dreamless Sleep, 2013)
  5. On a Perfect Day (Spock's Beard, 2006)                               ….
  6. Harm's Way (The Kindness of Strangers, 1998)
  7. One So Wise (Noise Floor, 2018)
  8. The Light (The Light, 1995).

 

PAIN OF SALVATION [21h30-23:00]. https://painofsalvation.com/

Par leurs performances scéniques, et par leur originalité musicale entretenue au fil de leur discographie, ces Vikings constituent un de mes groupes préférés depuis plus de vingt ans. Mes sensations ressenties durant ce concert se sont avérées nuancées, et je me dois donc d'étoffer mon récit afin d'éviter tout malentendu. Pour contextualiser le concert de ce soir, il me semble particulièrement opportun de rappeler ici un extrait de leur biographie officielle: "Pain of Salvation est en évolution permanente. "Je voulais un nom qui signifie quelque chose, un nom qui soit plus qu'une expression cool. Pour moi, Pain of Salvation est synonyme d'équilibre". Les paroles de Daniel Gildenlöw ne se limitent pas au nom de ce groupe de metal progressif renommé. Pain of Salvation a toujours été plus qu'une simple musique, plus que le plaisir du rythme et du groove. Leur musique a toujours été plus axée sur les expériences humaines brutes, les histoires tumultueuses passionnantes et les nuances de bien et de mal. Ces choses sont enveloppées dans des polyrythmies sombres et progressives, des syncopes stimulantes, des touches brillamment assombries, des percussions musclées et des structures d'album conceptuelles. Le groupe a un son qui lui est totalement propre ; une recette reconnaissable dès la première note : une grosse portion de métal énigmatique, un côté alternatif, une ou deux pincées de rock progressif, et des paroles qui vous arracheront le cœur de la poitrine.

Fondé en 1984 par le seul membre original restant, Daniel Gildenlöw (chant et guitare), Pain of Salvation est connu dans le monde entier comme l'un des groupes les plus importants de la résurgence de la musique progressive. Avec une incroyable musicalité, une grande variété d'influences et une approche sombre et poétique, Pain of Salvation a la réputation d'être imprévisible, de sortir des sentiers battus et de vouloir expérimenter avec les styles et peut-être même avec les cœurs des fans." Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Le premier opus "Entropia" est paru en 1997, mais Daniel Gildenlöw (chant, guitares, multi-instrumentiste) a débuté les fondations du groupe dès 1984. Il s'est entouré peu à peu de ce qui allait devenir PAIN OF SALVATION ; Johan Hallgren (guitare, chœurs, de 1997 à 2011, puis depuis 2017), Léo Margarit (batterie, percussions, chœurs, depuis 2007), Daniel "D2" Karlsson (claviers, percussions, chœurs, depuis 2011 et basse depuis 2020).

Lors de l'enregistrement de "Panther", Gustaf Hielm (basse, chœurs, 1992-2020) a quitté le drakkar, réduisant ainsi de fait le quintet, en quartet.

Le groupe présente ici pour la première fois aux Pays-Bas son onzième album "Panther", paru le 28 aout 2020), sorti sur le label leader Inside Out. Je vous invite à consulter l'évaluation assez pertinente sur ce site : http://metal.nightfall.fr/index_15682_pain-of-salvation-panther.html

J'ai eu la chance de découvrir ce groupe atypique lors de sa tournée "Ramedy Lane" le jeudi 7 février 2002, au Zénith de Paris, alors qu'il était invité par DREAM THEATER. Ce concert m'avait sidéré et convaincu d'un talent pour exprimer une musique surprenante. Lorsque je l'ai revu lors de sa tournée "Scarsick" le samedi 8 septembre 2007 à l'occasion du Raismesfest, j'avais été un peu déçu. Mais, mon estime était remontée grâce à une fabuleuse prestation lors de sa tournée "Road Salt" le mercredi 16 novembre 2011 au Bataclan, alors qu'il était invité par OPETH. Considération confirmée, lors de sa tournée "In the Passing Light of Day" le vendredi 29 juin 2018, à l'occasion du BeProg festival de Barcelone.

Même si je n'ai pas pris le temps d'écouter leur dernier album, c'est donc avec envie que je les revois ici pour la cinquième fois ! Ce groupe suédois délivre un metal progressif d'autant plus original que Daniel Gildenlöw, qui est le principal auteur-compositeur, parolier, guitariste et chanteur du groupe, entretient les atmosphères oscillant entre des séquences lourdes puissantes et calmes. Les harmonies vocales, complexes mais toujours mélodiques, sont valorisées par d'astucieuses polyrythmies particulièrement syncopées, telles que celles si bien valorisées par les Norvégiens LEPROUS. Ajoutons à cela que l'aspect lyrique n'est pas négligeable ; le groupe aborde souvent des questions contemporaines, et existentielles.

Voilà pour le préambule qui me parait s'imposer.

L'éclairage m'a souvent semblé un peu sombre. En fond de scène, pas d'autres images sur l'écran que le nom du groupe.

Je suis passé par plusieurs phases d'émotions sur cette prestation qui m'a semblé d'intensité inégale. Le début fut énergique et mélodique à souhait, conforme à ce que j'attendais de ce groupe que j'adore depuis vingt-deux ans. "Reasons" et "Meaningless" ont eu tôt fait de m'emporter par leur puissance et leurs harmonies.

Puis le titre "Wait", issus du dernier album, laissait un peu retomber la mayonnaise, lorsque de surcroit j'ai ressenti une gêne sur scène. Nous comprendrons par la suite que le pauvre Daniel Karlsson essayait désespérément de régler son clavier. Le batteur est invité à se lancer dans un solo incongru qui ne tarda pas à m'agacer par sa longueur inopportune… Le solo s'interrompt brutalement dans la perplexité des musiciens, ce qui ne manqua pas de rompre un peu plus la magie. Ce flottement a été ressenti par Daniel lui-même puisqu'il a recensé à mains levées le nombre de primo-auditeurs du groupe parmi le public, avant de leur demander une mansuétude et d'assister à leur prochain concert. J'ai peiné ensuite à rétablir le contact, d'autant plus que les titres "Panther" et "Restless Boy", également issus de "Panther", m'ont semblé particulièrement audacieux (doux euphémisme) musicalement.

Fort heureusement, le retour à un univers plus énergique avec "On a Tuesday" m'a permis de retrouver l'enthousiasme. Puis, le magnifique "In the Passing Light of Day", dont l'intro faussement calme précède une montée en puissance, emporte encore une fois l'auditoire dans une spirale enivrante.

Le rappel me permet même d'accroitre mon intérêt pour le dernier album, avec "Icon".

Avec un peu de recul, ce concert, qui m'a semblé d'abord décevant, est en fait globalement réussi tout de même. Je confesse me montrer parfois un peu trop exigeant avec nos artistes favoris. J'aimerais que tout soit parfait, au point de convaincre toujours plus d'adeptes. En ce qui me concerne en tous cas, je leur accorde volontiers un ticket pour un hypothétique prochain concert, que j'attends à Paris.

L'auditoire quant à lui est manifestement conquis puisque les acclamations n'ont jamais cessé. Mon positionnement m'a permis de constater que les nuques ont été mises à rudes épreuves, en fosse comme en rangées supérieures.

Trois de leurs onze albums ont été évoqués. Parmi les treize titres, cinq sont issus de "Panther" (2020), quatre de "In the Passing Light of Day" (2017) et quatre de "The Perfect Element, Part I" (2000).

PROGRAMME

  1. Accelerator (Panther, 2020)
  2. Reasons (In the Passing Light of Day, 2017)
  3. Meaningless (In the Passing Light of Day, 2017)
  4. Wait (Panther, 2020)
  5. Used (The Perfect Element, Part I, 2000)
  6. Ashes (The Perfect Element, Part I, 2000)
  7. Panther (Panther, 2020)
  8. Restless Boy (Panther, 2020)
  9. On a Tuesday (In the Passing Light of Day, 2017)
  10. Falling (The Perfect Element, Part I, 2000)
  11. The Perfect Element (The Perfect Element, Part I, 2000)
  12. The Passing Light of Day (In the Passing Light of Day, 2017)

RAPPEL :

  1. Icon (Panther, 2020)

La deuxième édition est d'ores et déjà prévue le 25 janvier 2025.

Pour l'instant, Rob et son équipe se concentre sur le prochain Midsummer Prog Festival en juin pour lequel il ne reste plus que 130 billets !! L'édition la plus vendue jusqu'à présent…


mercredi 20 décembre 2023

TILL LINDEMANN – Palais Omnisport de Paris, Bercy (Paris 12) - mercredi 20 décembre 2023.

Ma chute dans la marmite RAMMSTEIN remonte vers 2010, avant d'assister à un premier concert le mercredi 7 mars 2012, ici même à Bercy. Cette première expérience demeure, à ce jour, la meilleure pour moi. Les quatre qui ont suivi furent plus ou moins convaincantes ; la pire était Lyon avec une sonorisation épouvantable. Quoiqu'il en soit l'univers RAMMSTEIN demeure indéniablement un des groupes incontournables du métal festif !

Toutefois, à mon humble avis, Till est fondamentalement lié à RAMMSTEIN et doit le rester, afin de contribuer à maintenir l'unité d'un des rares groupes à demeurer soudé depuis le début de leur succès. Et donc, l'idée de soutenir le projet parallèle d'un de ses membres, susceptible de créer ainsi une faille dans cette unité, ne m'enchante guère à priori. J'ai donc suivi son émancipation de loin et écouté furtivement un titre par-ci et un autre par-là ; suffisamment pour constater que sa création musicale ne me semblait pas se démarquer vraiment de son univers indus'… Quant à ses vidéos, bien réalisées au demeurant, n'étaient pas de nature à me convertir.

Cependant, son projet semble recueillir un écho favorable puisque le voilà à Bercy, dans le cadre d'une tournée dont de nombreuses étapes se sont déroulées à guichets fermés ! Tournée européenne qui se termine ici à Bercy.

Till aurait ainsi pu continuer longtemps son parcours à mon mépris ; seulement voilà, mon fils nous propose de l'accompagner à ce concert. Reconnaissant et curieux de nature, j'ai eu le pressentiment de devoir accepter, avec ma P'tite Fée, elle aussi intriguée. Pourtant nous avions encore l'esprit imprégné de notre précédent concert en Belgique d'un groupe nettement plus romantique ; THE MOSTLY AUTUMN !

Pour une fois, nous bénéficions de sièges numérotés en carré or ; nous sommes plutôt bien placés, même si une pile d'amplis suspendus me pollue partiellement la vue. Ce détail réanime mon agacement de ce découpage en zones de cette salle devenue mythique… Je me souviens avec nostalgie de mes années 80 où les premiers venus étaient les premiers servis … mais ça c'était avant. Mon fils, lui (à tout S(a)eigneur, tout honneur) est au deuxième rang, au pied de l'Ogre.

Bercy ouvre ses portes à 18h30. De nombreux sièges resteront vacants dans les deux virages de gradins. De nombreux provinciaux sont pourtant montés à Paris pour cette seule date française. Et j'ai entendu beaucoup de germanophones présents dans l'auditoire…

PHANTOM VISION [20h00-20h20]. https://phantomvision.bandcamp.com/album/guilty

Une fois n'est pas coutume, voilà un groupe portugais fondé en 2000 à Lisbonne. Totalement méconnu de mes répertoires, je lis en préalable qu'il revendique des influences de THE SISTERS OF MERCY et BAUHAUS, dans un style "gothic/darkwave".

PHANTOM VISION est actuellement composé de Pedro Morcego Santos (chant), Pedro Barradas (guitare), Tiago Barbosa (clavier) et Carlão N-Hancer (batterie). Son sixième album, intitulé "Guilty", est paru 23 Septembre 2019.

Le quatuor lusitanien dispose d'un espace restreint mais d'une sonorisation et d'un éclairage correct. De surcroit, ils ont pu arborer le logo du groupe étendu en grand en fond de scène.

Pas désagréable à entendre, mais pas non plus de nature à transcender nos esprits peut-être devenus trop exigeants. Effectivement, je rejoins la définition de leur musique sur leur bio ; on est dans une sorte de "dark-wave", un univers hybride ou l'électro se mêlent gentiment à de lointaines évocations punkies, selon les chansons.

La prestation ne nous a pas davantage convaincu que le reste du public, qui leur a accordé quelques applaudissements convenus.

Titres à déterminer

 

AESTHETIC PERFECTION [20h35-21h]. www.aesthetic-perfection.net

Deuxième prestation, encore des inconnus pour moi. J'apprends qu'ils sont Austro-américains ; c'est un projet "électro" fondé par Daniel Graves en 2000, Los Angeles (Californie) avant qu'il émigre vers Linz (Autriche).

La composition d'AESTHETIC PERFECTION actuelle me laisse perplexe. Sur le site officiel on peut lire que Daniel Graves (chant, claviers, programmations, depuis 2000), est entouré de Joe Letz (batterie, depuis 2018 et membre de TILL LINDEMANN), mais aussi de Constance Antoinette Day (claviers, guitares, basse, depuis 2021, et membre de TILL LINDEMANN). Or, nous avons une brunette bien agitée mais qui ne ressemblait pas vraiment à la blonde officiant au sein de groupe de Till… Si quelqu'un a une info, je suis preneur… Il semblerait qu'à la guitare/clavier ce fut Lore Jarocinski et à la batterie ce fut (si j'ose dire) Mike Schopf.

Un huitième album studio"MMXXI" est paru le 3 juin 2022.

On le pressentait déjà à l'équilibrage de la sonorisation, la batterie est puissante. La voix souvent rauque du chanteur accompagnée par deux des membres de Till Lindemann, confirme que l'auditeur se rapproche de la thématique musicale de la soirée. Servi par un éclairage et un espace de scène équivalent au groupe précédent, le groupe semble soulever une plus grande part du public.

Certaines séquences ont pu me séduire, mon pied a battu le rythme de satisfaction. Mais, je demeure allergique aux bandes préenregistrées ; or le clavier pourtant installé sur la scène, est rarement occupé au profit de celles-ci. Fatalement, au bout d'un moment on ressent ainsi une certaine lassitude. Dommage car on sent un potentiel, d'autant que les protagonistes ne manquent pas d'énergie.

Leur prestation aura eu au moins le mérite de chauffer le public.

Titres à déterminer

A ce stade, je demeure inquiet pour le reste de la soirée…

TILL LINDEMANN [21h20-22h55] https://www.lindemannworld.com/

Au départ, en 2013, Till s'intégrait dans un projet avec Peter Tägtgren (PAIN, HYPOCRISY). Mais cette collaboration n'a pas survécu à la Pandémie, ce dernier quitte le navire en 2020.

Sa discographie présente huit monoplages, un mini-album (2015), un enregistrement en concert (à Moscou) et deux albums studio. "Skills in Pills" est paru le 22 juin 2015. "F & M" (Frau und Mann) est paru le 22 novembre 2019. "Zunge" est le troisième album de la carrière solo de Till Lindemann, et le premier sorti en son nom propre (les deux précédents étaient sous le projet Lindemann). Jusqu'à présent "Zunge" n'est disponible qu'en format digital, depuis le 3 novembre 2023. La sortie physique avait été repoussée, mais il était en vente à l'échoppe ce soir. Cet album est dans la continuité de ceux composés avec Peter Tägtgren pour Lindemann, cependant les sons électro semblent plus poussés.

Cette parution est l'occasion d'une tournée de vingt-sept concerts dans quatorze pays durant l'année 2023.

Désormais, Till Lindemann s'entoure sur scène de Danny Lohner (basse, depuis 2022 américain –Texas- et collaborateur de NINE INCH NAILS et A PERFECT CIRCLE), Constance Antoinette Day (claviers, depuis 2022, Américaine –Californie- et membre de AESTHETIC PERFECTION), Emily Ruvidich (guitares, depuis 2022, Américaine - Caroline du Nord), Jes Paige (guitares, depuis 2022, Américaine -New York-), et Joe Letz (batterie, depuis 2022, Américain -New York-, et membre de AESTHETIC PERFECTION).

Dès le début de son concert, on comprend que l'efficacité et l'expérience allemande sont à l'œuvre. Une sonorisation puissante mais audible, et un éclairage davantage porté sur les rouges, mais cependant lumineux ainsi qu'un vaste écran en fond de scène, ont permis d'exprimer toute la puissance des chansons. L'espace dévolu aux claviers est sur la droite, la batterie plutôt sur la gauche, les trois guitaristes (dont une basse) sont très mobiles et engagés. Till quant à lui, harangue son public sur tout l'espace, y compris dans la fosse où il n'hésitera pas à baigner.

©Samuel C

Alors que je ne connais pas vraiment le répertoire du Monsieur, je parviens immédiatement à m'imprégner de son univers pourtant brutal et malsain que, reconnaissons-le, nous sommes tous venus chercher ici, plus ou moins volontairement. Mais TILL LINDEMANN est un musicien suffisamment talentueux pour nous faire partager ses fantasmes orgiaques et licencieux, voire obscènes.

Musicalement, sa voix au timbre ténébreux et profond, est captivante même pour un non germanophone. C'est un véritable phénomène de scène. Pourtant dans une démarche cynique, son charisme et son sens artistique ont produit un concert éruptif et exaltant ! Ses musiciens assurent efficacement leurs fonctions ; je n'ai pas perçu de bande préenregistrée sauf durant "Allesfresser" (mais là c'était justifié). J'ai été impressionné par la frappe fougueuse et redoutable du batteur, qui est aussi déjanté que Till. Le bassiste s'est montré d'une grande efficacité pour assurer le lien entre les rythmes infernaux du bûcheron de service avec les harmonies des guitares et claviers. Ces derniers pupitres étant tenus par trois Américaines très impliquées, même si le style musical ne leur confère pas une subtilité extraordinaire. Nous sommes loin des fantaisies délicates et ciselées du rock progressif que j'admire tant par ailleurs. Assumons ; a priori, nous sommes là pour festoyer avec exubérance et désinhibition…

Une certaine forme de délicatesse avait toutefois sa place ; notamment l'intro (2'30) de "Knebel", durant laquelle Till est en duo avec la guitare sèche. Mais la débauche d'énergie n'est jamais contenue longtemps avec Till, et l'explosion qui suit est d'autant plus jouissive !

En dehors de l'aspect musical, on retrouve les attitudes inhérentes au style indus'. Les musiciens ont clairement leurs corps constamment électrocutés, la tête dans le sac à poussières !

©Samuel C

Le batteur, au-delà de son énergie exubérante, n'a pas quitté son accoutrement sadomaso ; bâillon, faux seins, et collant résilles laissant voir ses fesses, et une immonde fausse vulve. Allant jusqu'à balancer au public des accessoires sexuels retirés de son string. La claviériste, entre deux accords, ne perdait pas une occasion de prendre des postures lubriques, notamment autour sa barre verticale …

Toutefois, s'agissant de la mise en scène, alors que RAMMSTEIN base son spectacle davantage sur la pyrotechnie, Till accentue le sien sur les atmosphères torrides illustrées notamment par les vidéos sur l'écran. Elles défilent, débridées de toute censure (au contraire de YouTube). D'emblée, avec celle de "Zunge" on comprend qu'il va y avoir de l'émotion !

Les images sont délibérément insolentes, extrêmement libres à l'égard des mœurs, provocatrices, portées sur le sexe, le sang, la démesure, l'outrance, et l'abus. Ad Nauseum. Les textes étant souvent à double sens, les films ont le mérite de montrer le fond d'une pensée extraite d'un cerveau qui semble malade. Où qui feint de l'être en tout cas. Détailler les illustrations prendrait le risque d'heurter les âmes sensibles. On est loin de la poésie romantique, c'est gras, c'est cru, c'est violent… Outre, les anatomies exhibées, nous en avons appris beaucoup sur les mœurs dissolues de certains …

Je reconnais volontiers avoir été souvent mal à l'aise et pourtant je ne suis pas né de la dernière pluie ! Je m'interroge sur la démarche, est-il dans la provocation ou dans la dénonciation ? Peut-être les deux …

© Sam C

© Sam C

Bravant sa prétendue timidité (vantée dans sa biographie), le pape de l'électro-metal est descendu dans la fosse, accompagné par sa sulfureuse claviériste, et transporté sur une chaise à porteurs. Une caméra "Gopro", fixée sur son chapeau, montre sa déambulation. Il en fait le tour avant de remonter sur scène. Nous pouvons ainsi mieux distinguer son costume dans la même teinte rouge que tous ses complices et son maquillage rouge sang. En parlant des porteurs, vêtus de noir, je les ai plains toute la soirée, car ils étaient aussi chargés de rétablir constamment les pieds de micro et les éléments au sol que Till se donnait un malin plaisir à bousculer dans la fosse ! ou de ramasser les débris d'une guitare cassée par une des guitaristes qui devait sur croire sur un ring de catch…

On peut apprécier ce cirque. Ou pas. Disons que je m'autorise à apprécier cette parenthèse festive.

En tous cas, le public est ravi et l'a montré, même quand les musiciens leur ont balancé des (faux) gâteaux (durant une longue séquence intermédiaire "Allesfresser" [omnivore]), ou des (faux) poissons (durant "Fish on" jets de poissons). Ou encore des oreillers, alors que personne n'avait prévu de dormir ! Sans omettre les jets d'eau, visant sans doute à refroidir les esprits échauffés !!

Bref, à la base nous étions dubitatifs, le concert nous a finalement convaincu d'un talent musical et théâtral.

Parmi les dix-huit titres interprétés ce soir, six sont issus de Zunge (2023), sept sont issus de F & M (2019), cinq sont issus de Skills in Pills (2015).

PROGRAMME

  1. Zunge (Zunge, 2023)
  2. Schweiss (Zunge, 2023)
  3. Fat (Skills in Pills/Lindemann, 2015)
  4. Altes Fleisch (Zunge, 2023)
  5. Allesfresser (F & M /Lindemann, 2019)
  6. Golden Shower (Skills in Pills/Lindemann, 2015)
  7. Tanzlehrerin (Zunge, 2023)
  8. Ich weiß es nicht (F & M /Lindemann, 2019)
  9. Sport frei (Zunge, 2023)
  10. Blut (F & M /Lindemann, 2019)
  11. Praise Abort (Skills in Pills/Lindemann, 2015)
  12. Platz Eins (F & M /Lindemann, 2019)
  13. Fish On (Skills in Pills/Lindemann, 2015)
  14. Gummi (F & M /Lindemann, 2019)
  15. Steh auf (F & M /Lindemann, 2019).

RAPPEL :

  1. Knebel (F & M /Lindemann, 2019)
  2. Ich hasse Kinder (Zunge, 2023)
  3. Skills in Pills (Skills in Pills/Lindemann, 2015).

Bande son finale : Home Sweet Home.

 

Je m'abstiens d'acquérir le t-shirt pourtant plutôt joli qui coutait 35€. Mon fils et ma p'tite Fée sont absolument conquis ; moi je me définirais plutôt comme sidéré. Nous avons cependant tous convenu que nous ne sommes jamais sortis aussi perturbés d'un concert de RAMMSTEIN. L'audace de Till est d'autant plus surprenante à l'issue d'une année où sa réputation fut judiciairement mise en cause. Mais aucun de nous n'a regretté d'être venu à ce qui sera notre dernier concert de l'année 2023, car c'est assurément un spectacle à voir et, qui sait, à revoir !


vendredi 15 décembre 2023

MOSTLY AUTUMN – Spirit of 66 (Verviers, Belgique) – vendredi 15 décembre 2023

Ce rendez-vous traditionnel fixé à chaque mi-décembre par MOSTLY AUTUMN au Spirit of 66, est désormais inscrit à notre calendrier, qu'il vente ou qu'il pleuve. Contrairement aux précédentes fois (pluie, neige, verglas), notamment à l'approche des Ardennes, les conditions météorologiques furent cette fois satisfaisantes.

Au-delà de ce motif musical, notre décision pour ce déplacement est facilitée par l'assurance d'un accueil confortable à l'hôtel des Ardennes où Maguy, la patronne, personnifie la convivialité belge par excellence. D'ailleurs, nous nous inquiétons désormais de la mise en vente de l'établissement ; l'avenir nous dira ce que deviendra l'accueil.

De surcroit, la Fringale est la friterie devenue incontournable, je dirais même rituelle pour nous restaurer dès notre arrivée à Verviers. Elle a ouvert ces portes fin 2022 et offre de succulentes spécialités belges ; des frites délicieuses, les viandes assorties de milles sauces possibles et surtout … des bières à la pression issues de la {C}, une brasserie locale, dont la plus récente est la Curtius, un régal aux saveurs florales étourdissantes !

Et puis surtout, le dévouement de Francis pour gérer cette salle, devenue mythique au fil du temps, est admirable. Une programmation éclectique tente d'attirer les mélomanes des pays environnants ; outre les Belges bien sûr, dans le public on a pu discerner aussi des Français, des Allemands, des Anglais, des Luxembourgeois, des Suisses, et des Néerlandais. Pourtant, ces derniers ne sont pas les plus à plaindre s'agissant des étapes de tournées…

Nombreux sont, comme nous, près à parcourir des centaines de kilomètres pour assister aux concerts de nos artistes favoris au Spirit of 66 ! En ce qui nous concerne, cela représente quatre cents kilomètres, heureusement desservis en grand partie par autoroutes, en un peu moins de quatre heures. Peu d'artistes sont de nature à nous faire déplacer ainsi ; STEVEN WILSON (& Co), CAMEL, LAZULI, THE WINDMILL sans doute. Mais aussi assurément MOSTLY AUTUMN, désormais.

En effet, même tardif, notre intérêt pour ces Anglais ne fait que croitre à chacune de leurs prestations. Ce jour, nous nous déplaçons pour la quatrième fois, et ce avec toujours le même engouement, jamais déçu.

Pour éventuellement comprendre notre passion, j'invite mon lecteur à se rapporter à mon précédent récit [ici] pour un reflet de leur biographie. Je rappelle simplement ici que ce groupe originaire de York, (North Yorkshire) s’est formé en 1995 autour de Bryan Josh, chanteur et guitariste et de la chanteuse Heather Findlay (qui mène maintenant une carrière solo depuis 2010).

A la base, leurs prestations consistaient principalement à rendre hommage aux Pink Floyd. Mais, au fil du temps et des changements d'effectifs, leur musique s'est forgé une identité, en fusionnant diverses influences, notamment Pink Floyd donc, mais aussi Fleetwood Mac, Jethro Tull ou Camel. Les ingrédients subtilement dosés se composent de superbes mélodies enveloppées de voix féminines sensuelles, envoutantes, et transcendées de superbes soli de guitares. Cet enchantement musical mêle brillamment du rock à la fois puissant et mélodique avec des thèmes folkloriques, traditionnels, celtiques. Avec ma p'tite Fée, on se surprend souvent à s'imaginer autour d'un feu de camp, en compagnie de ces saltimbanques pour chanter, boire et danser nuits et jours sous les cieux de l'Albion (ou ailleurs) …

Leur discographie est riche de compositions magnifiques. Mais s'il me fallait en désigner un, l'opus "White Rainbow", paru fin 2018 (ou le 1er mars 2019, selon les sources…) constitue selon moi leur chef d'œuvre ; cet album transpire une émotion tellement sincère qu'elle en est à la fois indescriptible et presque palpable. Un opus indispensable dans la discothèque de tout mélomane. Il rend un émouvant hommage à Liam Davison, longtemps guitariste de MA et ami d’enfance de Brian Josh, disparu brutalement fin 2017.

Toutefois, "Graveyard Star" le quatorzième album paru le 24 septembre 2021, est également somptueux, bourré de mélodies entêtantes et d'harmonie entre tous les pupitres.

Bref, en compagnie de nos amis helvètes, nous sommes de nouveau parmi les premiers à nous présenter à l'entrée de ladite salle, ce qui nous permet de bénéficier de notre emplacement favori, au premier rang (légèrement excentré sur la droite, face à Chris) pour mieux partager les émotions avec les sept musiciens.

Cet emplacement n'est pas vraiment le meilleur sur un plan acoustique, mais nous n'avons pas eu à en souffrir beaucoup. La voix, un peu en retrait au début, est rapidement devenue perceptible, comme les autres pupitres. Le dispositif d'éclairage m'a semblé un peu trop insistant sur les rouges et les bleus (ce qui est nuisible aux clichés depuis nos portables) mais sans altérer toutefois les atmosphères requises.

Ce soir, autour de Bryan Josh (chant et guitares, depuis 1995), et Iain Jennings (claviers, de 1995 à 2005, puis depuis 2010), nous retrouvons Olivia Sparnenn-Josh (chant principal depuis 2010, mais chœurs, percussions, flûte à bec, depuis 2004), Angela Gordon (flûtes, claviers, percussions, et chœurs, de 1999 à 2007, et depuis 2015), Chris Johnson (guitares rythmiques et acoustiques, chant, claviers, de 2006 à 2007, et depuis 2014), Andy Smith (basse, depuis 2000) et de Henry Rogers (batterie, depuis 2018).

LE CONCERT [20h30/21h20 – 21h45/23h30]

Pour décrire mes émotions dans mes récits, j'ai toujours des scrupules à user de superlatifs qui pourraient être de nature à décrédibiliser mes propos. Et pourtant. Il s'agit bien de magie. Du septuor se dégage un état d'esprit positif, collectif, généreux ; et ce, avant, pendant et après leurs concerts. Je l'ai déjà ainsi relaté et je le répète volontiers ; ces sept ne font qu'un sur scène. Aucun ne semble tirer les couvertures à lui, pas même Bryan dont les soli pourtant brillants semblent couler de source dans ce flot de mélodies. Personnellement, Bryan Josh m'émeut autant que David Gilmour, Andrew Latimer, Nick Barett, Steve Rothery ou John Mitchell (pour ne citer qu'eux…).

Chacun des pupitres conserve cependant l'opportunité de s'exprimer et de s'épanouir à tour de rôle, tout en étant complémentaires. Tout est dans le collectif. Chris vient en support de Bryan dans les soli. Angela vient en support d'Olivia dans ses chants. Ils sont visiblement heureux et contribuent ainsi à nous envelopper dans une bulle de bonheur. Ils assument leur rôle de troubadours des temps modernes. Leur Musique parle à notre âme avec poésie et lyrisme.

Je serais d'une mauvaise foi si je n'avouais pas mon admiration béate pour Olivia qui continue d'irradier la scène de son charisme, de son charme, de sa vivacité et de sa voix. Son timbre limpide, harmonieux et puissant est un surcroit indéniable de qualité pour ce groupe, qui n'en manque pourtant pas ! Je ne peux pas m'empêcher de me réjouir de la complémentarité du couple qu'elle forme avec Bryan. On les sent complices, sans exubérances mais avec des regards et des signes qui ne trompent pas l'observateur.

Discret, concentré et appliqué Iain permet d'accentuer toute la sensibilité musicale des morceaux ; les accords riches et puissants de son synthétiseur ont souvent détourné mon attention.

Autre duo dont la complicité est au service du groupe, celui que forment Chris et Angela habitués à jouer ensemble aux seins d'autres formations folkloriques du Yorkshire. Ce sont deux remarquables multi-instrumentistes qui alternent leurs talents aux flûtes et au clavier (Angela), aux guitares et au clavier (Chris) ou encore au chant (pour les deux). Leur expérience et leur complémentarité constitue un apport incontestablement de nature à magnifier les compositions. Je suis particulièrement sensible à la voix douce et expressive de Chris, notamment lorsque qu'il chante "Changing Lives" et "Silver Glass".

Andy lève rarement les yeux au-dessus de sa basse mais dispute souvent l'espace d'Olivia, avec vivacité. Ses lignes de basse sont expressives et puissantes. Avec la batterie d'Henry, ils constituent un plateau puissant et rythmé qui contribue largement à remuer les corps et les esprits !

Cette soirée en deux actes n'a jamais baissé en intensité d'émotions, alternant des morceaux plus folk, d'autres plus bluesy, ou plus rock. Le public ne peut qu'être pleinement emporté dans ce flot d'harmonies. Je pourrais citer tel ou tel titre particulièrement touchants mais il me semble vain vouloir distinguer la qualité dans la qualité ! Comme d'habitude, le mélomane présent pourrait être animé d'une frustration à l'égard de tel titre qui n'aura pas été interprété, mais franchement ce sentiment ne se ressent pas durant le concert ; chaque séquence étant un émerveillement auditif.

C'est maintenant un rituel, en clôture de soirée, les membres de MOSTLY AUTUMN se parent des couvre-chefs adéquats pour nous accorder un rappel en rapport avec l'esprit de Noël.

Dans un louable souci de renouveler leur programme, davantage de titres anciens ont été joués ce soir. Huit titres diffèrent ainsi de l'an dernier. Nous avons voyagé sur vingt-deux titres, dont deux de leur superbe premier opus "For All We Shared..." (1998), un de "The Spirit of Autumn Past" (1999), un titre de "The Last Bright Light" (2001), un titre de "Passengers" (2003), un titre de "Storms over Still Water" (2005), un titre de "Heart Full of Sky" (2006), un titre de "Dressed in Voices" (2014), trois de "Sight of Day" (2017), trois de issus de "White Rainbow" (2019), quatre du dernier opus "Graveyard Star" (2021), ainsi qu'une reprise issu de l'album de Josh & Co. Limited "Transylvania - Part 1 - The Count Demands It "(2016). Le final étant composé de trois reprises spéciales pour fêter Noël.

PROGRAMME
ACTE 1:

  1. In for the Bite (Limited, Transylvania - Part 1 - The Count Demands It, reprise de Josh & Co, 2016)
  2. Into the Stars (White Rainbow, 2019)
  3. Spirit of Mankind (Graveyard Star, 2021)
  4. Western Skies (White Rainbow, 2019)
  5. Skin of Mankind (Graveyard Star, 2021)
  6. Passengers (Passengers , 2003)
  7. Heart, Body and Soul (Sight of Day, 2017)
  8. Silver Glass (Heart Full of Sky, 2006)
  9. The Night Sky (For All We Shared…, 1998).

ACTE 2:

  1. Tomorrow Dies (Sight of Day, 2017)
  2. Winter Mountain (The Spirit of Autumn Past, 1999)
  3. Broken Glass (Storms over Still Water, 2005)
  4. Changing Lives (Sight of Day, 2017)
  5. Half the Mountain (The Last Bright Light, 2001)
  6. Dressed in Voices (Dressed in Voices, 2014)
  7. This Endless War (Graveyard Star, 2021)
  8. Back in These Arms (Graveyard Star, 2021)
  9. White Rainbow (White Rainbow, 2019).

RAPPEL

  1. Heroes Never Die (For All We Shared…, 1998)
  2. I Believe in Father Christmas (reprise de Greg Lake)
  3. A Spaceman Came Travelling (reprise de Chris de Burgh)
  4. Fairytale of New York (reprise de The Pogues).

Comme à leur habitude, les musiciens descendent parmi nous pour discuter, partager, échanger. Bryan toujours aussi modeste, sympathique et chaleureux a pris ma P'tite Fée dans ses bras. Puis il m'a confié que la réédition des premiers albums était bien prévue, mais sans préciser toutefois les délais … Un nouvel album devrait paraitre d'ici l'été prochain. Nous avons pu également clamer à Olivia toute l'admiration que nous lui vouons. Le timide Ian a également pu écouter nos compliments. Tout ce beau monde a accepté volontiers les portraits visant à fixer ces mémorables moments. C'est compliqué de pouvoir discuter avec les sept ; j'ai renoncé à aborder Chris, et Angela avec lesquels j'avais déjà parlé les précédentes fois. Et j'ai dû abandonner mon objectif d'approcher Andy. Mais je ne doute pas y parvenir une prochaine fois.

A l'échoppe, nous nous procurons le DVD récemment paru ainsi que le CD "Live in Abbey Road's Studio 2" qui est paru ce 13 octobre 2023.

Quitter cette agréable compagnie est toujours difficile, mais il faut bien se ménager en vue de reprendre la route le lendemain. D'ailleurs, il en est de même pour eux qui rejouent aux Pays-Bas.

Nous les reverrons dans dix mois, ce sera pour l'apothéose du Prog en Beauce en octobre 2024.