samedi 20 septembre 2025

KOMODRAG & THE MOUNODOR – L'Odéon de Tremblay en France (93) – samedi 20 septembre 2025.

Ce concert était absolument imprévu, six jours auparavant. Cette fin de semaine avait vocation à faire une pause bien méritée, après un Raismesfest qui fut …disons agité (ici). Mais décidément, cette fin d'été nous impose une succession de jours fastes et furieux… Et puis, carpe diem, rien n'est éternel, pas même la fatigue !

Parmi les découvertes inhérentes habituellement à un festival, le Raismesfest nous a permis d'être particulièrement séduits (doux euphémisme) par les Bretons KOMODRAG & THE MOUNODOR. Des artistes qui, par leur talent, leur charisme, leur engagement, portent la Futilité au rang de l'Essentiel. A la fin de leur prestation, je leur criais un "kenavo", sous-entendant ainsi une impatience "jusqu'à ce qu'il y ait" une nouvelle occasion de refaire la fête ensemble.

Or, à peine remis de nos émotions, des informations démoniaques me parviennent ; ils sont en concert gratuit, dès le samedi suivant, au Nord de la banlieue parisienne, à trente et un kilomètres de chez nous. Voilà une piqûre de rappel inespérée qui, en dépit d'une relative fatigue de rentrée, ne pouvait pas décemment être méprisée !

Mais que diable venaient faire les Bretons dans cette ville, située au fin fond de la Seine-Saint-Denis ? En fait, ils sont invités dans le cadre de l'engagement culturel de la municipalité de Tremblay-en-France (93290), qui ouvre sa nouvelle saison, avec le Festival MAAD’IN 93.

Allons-y gaiement, ma P'tite Fée ! En route pour remonter le temps ! Nous aurions pu opter écologiquement pour une aléatoire excursion de quatre-vingt-dix minutes de transports en commun via notamment le RER B (arrêt gare du Vert-Galant), mais l'option voiture (via l'A3), certes soumises à la circulation, nous accorde davantage de liberté. La rareté des espaces de stationnement fut un supplice (…), dans ce dédale de rues encombrées aux alentours de l'Odéon. C'est un bel édifice certes, mais qui est dénué d'aire appropriée pour se garer. Nonobstant, nous ne nous en sortons pas trop mal…


Une publicité ambiguë sur les horaires, nous a incités à arriver sur les lieux vers 16h45, soit bien plus tôt que le concert visé...

17h00. Un p'tit groupe local de rock, CAIT SIT donne un concert sur le parvis de la place du Bicentenaire de la Révolution Française, à proximité de l'Odéon. Quelques petites reprises bien jouées, dont "Riff-Raff" d'AC/DC aident à faire passer le temps. Puis, nous sommes invités à monter dans une des salles de concert à l'étage du bâtiment de l'Odéon, pour assister à un concert du VARIETY ORCHESTRA, dont les musiciens sont issus du conservatoire de Tremblay-en-France. Comme son nom l'indique, quelques airs de variété sont interprétés avec  bonheur, ma foi.


20h25. Après ce sympathique intermède, nous descendons au rez-de-chaussée, pour entrer dans un bel auditorium, dans lequel se produira le concert attendu. En première partie, la municipalité a invité Juan de MARIA. La présentation nous indique qu'il s'agit d'un "groupe fusionnant musique tropicale psychédélique et styles variés tels que cumbia, blues, chicha, chachacha, et rock, inspiré par la tradition musicale de Mexico. Leur son évoque les guitares psychédéliques des années 60 et 70, mêlant influences de Santana et Celso Piña. Avec des percussions cubaines puissantes et des claviers psychédéliques, le groupe invite à la danse et à la transe tropicale, soutenu par des solos de guitare et des percussions débridées."

Personnellement, je ne suis pas allergique à ce style (j'ai même assisté à deux concerts de SANTANA en 1983 et en 1992, puis à ADALBERTO ALVAREZ Y SU SON, et COMPAY SEGUNDO en 2002). Mais j'ai quand même tendance à me méfier du côté insistant que peuvent prendre les percussions.

Cette crainte s'est avérée justifiée, assez rapidement. L'ensemble n'avait pas grand-chose d'exceptionnel à exprimer musicalement, sauf à assister à un discours politique un peu appuyé du militant ostensiblement très sensible à la cause migratoire aux Etats-Unis. On peut le comprendre, le meneur d'origine mexicaine gère cinq autres musiciens venus de Cuba et d'autres pays d'Amérique latine. Ce prosélytisme vient me rappeler que nous sommes dans la Ceinture Rouge de la banlieue ; je ne m'oppose pas forcément aux actions militantes, mais ce soir je ne suis pas venu pour cela, en fait. Et surtout, si les harmonies et les rythmes rappellent bien le Grand Carlos, en revanche je ne perçois pas le même talent, tant à la guitare qu'aux percussions. Quant au claviériste et au bassiste, ils sont transparents. Après quelques minutes à me balancer aux sonorités exotiques, j'ai rapidement fini par attendre la fin, avec une certaine impatience… D'autant plus agacé, que j'estime que leur attitude m'a semblé un peu trop méprisante à l'égard de nos idoles du soir…

Il avait été convenu pendant les répétitions d'un échange de bons procédés ; Slyde Barnett et Organ Fury intervenaient pendant le concert du groupe latino et, à l'inverse, les Latinos intervenaient pendant le concert de KOMODRAG & THE MOUNODOR. J'adore la démarche, sauf que Juan de MARIA, prétendant avoir été emporté dans son élan, a omis d'inviter Slyde Barnett, qui trépignait pourtant visiblement au bord de la scène (on le voyait depuis la fosse !). Puis lorsqu'il réalise enfin sa bévue, il le fait venir pour un autre morceau, durant lequel Slyde Barnett est réduit à un rôle de figurant en mode guitare rythmique ! Peu après c'est au tour d' Organ Fury de prendre la place du clavier, mais là encore, il ne lui a été accordé aucune plage d'intervention (alors que je connaissais ce titre de Santana qui, en concert, permet notamment au clavier de s'exprimer bien davantage ! ).

21h20Bref, on profite de l'entracte pour échanger nos impressions entre mélomanes passionnés, qui s'avèrent convergentes… Avec quelques autres festivaliers arborant le t-shirt du Raimesfest, nous revenons sur la prestation mémorable des Bretons, la semaine dernière. La brasserie Gallia établie à Pantin n'est pas loin, nous soutenons le local ; son IPA nous désaltère agréablement ! 

A l'échoppe, nous nous procurons le t-shirt indispensable pour marquer notre admiration. Un choix de plusieurs t-shirts est proposé. Ma p'tite et Fée et moi option pour deux jolis modèles, de belle qualité. Déjà on peut rencontrer et discuter avec des musiciens de K&M, Gaëtan, Melin et Yves-Marie. Leur amabilité et leur modestie me touchent.


PETIT RAPPEL DE LA GENESE
https://www.youtube.com/@komodragandthemounodor
https://komodragantthemounodor.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/komodragandthemounodor/

KOMODOR a pris forme en mars 2017. Il est composé de musiciens originaires de Douarnenez, Yves-Marie "Slyde Barnett" Cariou, Ronnie Calva, Elrik "Monroe" Morvan, et Melin Le Bigot, et de "Goudzou", qui vient de Brest. C'est leur concitoyen Dorian Soriaux (ex-Blues Pills) qui les a mis en relation pour aller en Suède, en février 2018, où ils ont enregistré leur premier mini-album (quatre titres). Parmi plusieurs concerts, notons qu'ils ont joué au Supersonic de Paris le samedi 22 septembre 2018.

De leur côté, les deux frères de Paimpol (Côtes-d’Armor), Colin (né en 1999) et Camille Goellan-Duvivier (né en 1995) faisaient partie de SMOOTH MOTION, un quatuor de Paimpol, depuis 2011. Ils ont profité d’une pause de ce premier groupe, pour fonder le duo MOUNDRAG en 2018, avant de réaliser un mini-album en 2019, qui mêle rock progressif, sonorités psychédéliques et hard rock. Pour l'anecdote le nom est constitué de l'anagramme de "organ" [orgue] et "drum" [batterie]).

Dénués de prétention, mais pas de saines ambitions, une passion commune pour la fin des années 60 va rassembler ces jeunes loups… Contraints au repos forcé par la Pandémie causée par le Covid, les deux frères paimpolais de MOUNDRAG et les copains douarnenistes de KOMODOR racontent qu'un soir, à la fin d’un concert, les membres de MOUNDRAG rejoignent KOMODOR sur leur scène, pour interpréter quelques reprises. Une alchimie parait évidente, le courant passe et ils décident donc de fusionner leurs forces pour créer un groupe ensemble, à l'image de nombreux autres ayant sévi durant les années septante. Ainsi est né, en 2021, KOMODRAG & THE MOUNODOR, de la fusion de deux groupes de rock progressif et psychédélique déjà bien établis.

Slyde (Komodor) raconte : "En fait, avant la Pandémie, on tournait séparément avec nos groupes mais sur les mêmes concerts. Et on se retrouvait à la fin pour des jams. Pendant la pandémie, on a pas mal écrit et on a réalisé une session en mode concert d’un festival qui n’avait pas eu lieu, mais qui avait quand même fait une petite captation vidéo. On a envoyé cette vidéo à Jean-Louis Brossard des Transmusicales, qui nous a donné carte blanche. On pensait que ce serait pour l’édition de l’année suivante… et en fait, on devait jouer moins de quatre mois plus tard. On a dû composer un set entier alors qu’on avait à peine trois morceaux au départ. Bon, c’était un peu tendu mais on a mis les bouchées doubles mais on a réussi, alors on s’est dit qu’on pousserait l’aventure un peu plus loin. Notre première vraie date était aux Trans de 2021."

Aujourd'hui, le septuor est composé de Camille "Organ Fury" Goellaen-Duvivier (Orgue), Colin "Dr Mad Drum" Goellaen-Duvivier (batterie, chant), Gaëtan "Goudzou" Convert (basse, chant), Yves-Marie "Slyde Barnett" Cariou (guitare, chant), Ronnie Calva (guitare), et Elrik "Monroe" Morvan (batterie), et Melin Le Bigot (guitares, chant, percussions).

Pour l'anecdote signalons que la réalisation de la plupart des vidéos a été confiée à Gaby Le Bigot, le frère de Melin…

Avec deux batteurs, trois guitaristes et quatre chanteurs, tous très motivés et bourrés d'énergie, leur réputation scénique précède leurs participations à de nombreux festivals et concerts ! Leur apparence vestimentaire et capillaire est concordante avec la calligraphie de leur logo, et leur musique ; le tout rappelle bigrement les années 70. Ils expriment des sonorités empruntées notamment au glam, blues, et heavy-rock psychédélique. Ils ont leur propre identité, mais on peut capter des influences de SLADE, MC5, STATUS QUO, LYNYRD SKYNYRD, JEFFERSON AIRPLANE et autres GRAND FUNK RAILROAD...

Leur premier album, "Green Fields of Armorica", est paru le 20 octobre 2023. Plus récemment, deux nouveaux monoplages "Stone In The Field " et "Ready For The Boogie " sont parus en 2024.


LE CONCERT. [21h45-23h15].

La probabilité d'une déception était très faible, compte tenu de la sincérité démontrée dimanche dernier chez les Ch'tis ! Et en effet, nous ne serons pas déçus ce soir encore ; cette prestation valait vraiment le déplacement !

D'abord, parce que le programme de dimanche dernier, qui avait été rétréci en mode festival, est cette fois étendu à quatre-vingt-dix minutes, soit quelques titres en plus !

Ensuite, parce qu'une surprise musicale avait été annoncée sur Facebook. Il était donc permis d'imaginer un partage de scène des deux groupes … Ce qui est devenu hélas bien trop rare.

Alors que les feux de la scène s'allument, nous reconnaissons la bande son introductive qui annonce le début des festivités. Puis Organ Fury accompagné de son orgue Hammond souhaite la bienvenue dans l'univers des Bretons. Avec l'entrée des premiers musiciens, en particulier la course effrénée de Goudzou, c'est reparti pour une séance de folie collective ! Le septuor se reconstitue peu à peu, dans une astucieuse mise en scène qui permet ainsi de démontrer les contributions de chacun.

A mon sens, la musique est avant tout une source de divertissement, c'est ma fameuse musicothérapie. Une passion qui nourrit mon instinct de survie dans ce monde de brutes, avec d'autant plus d'efficacité lorsque elle est motivée dans une humeur festive par des musiciens aussi fougueux que talentueux ! En langue bretonne, "gouelañ" signifie pleurer ; tout le contraire de l'attitude des frères Goellaen, dont les sourires trahissent un authentique plaisir de conjuguer leur talent avec celui des potes. Une complicité qui se reflète dans les regards, en particulier celui du fougueusement espiègle Goudzou, qui rivalise de gesticulations avec Slyde Barnett !

Quelle énergie ! Quelle souplesse ! Cette impression de vivacité permanente est sans doute accrue par le nombre de musiciens sur la scène. De fait, l'attention de l'auditeur est constamment attirée d'un pupitre à l'autre. Leur sincérité évidente ne m'interdit pas d'imaginer qu'ils ont peut-être réfléchi à leur chorégraphie. Spontanées ou pas, les attitudes, les postures montrent formidablement une référence aux meilleures prestations vues dans les années 70 ! L'effet produit sur le public est logiquement exaltant ; la musique autant que l'engagement des musiciens transmet une transe collective purement jouissive ! Les descentes en fosse de Slyde Barnett, de Goudzou et de Monroe stimulent encore un peu plus l'enthousiasme de l'auditoire, qui dans sa grande majorité découvrait le groupe. Une saine adrénaline entretient les rythmes cardiaques et soutient une folle ambiance !

Sur un plan musical, grâce à une sonorisation parfaitement équilibrée, j'ai de nouveau apprécié tout particulièrement les harmonies produites par une heureuse conjugaison des pupitres. Les trois guitaristes Ronnie Calva, Melin Le Bigot, et Slyde Barnett interviennent, par de magnifiques soli en alternance, en duo ou en trio, ce qui me rappelle parfois les moments épiques produits par LYNYRD SKYRNYRD. La basse de Gouzou contribue à accentuer le maelström rythmique qui est produit par le duo de batterie, Dr Mad Drum et Monroe, étourdissant de complicité ! Le tout, sans empiéter sur le son des camarades. Les mélodies sont d'autant plus enivrantes que la plupart des musiciens, Camille, Colin, Yves-Marie, Gaëtan, Melin chantent ou participent aux chœurs avec un timbre, une tessiture, une fougue, une personnalité particulière contribuant ainsi à entretenir une atmosphère collaborative des plus festives.

Comme attendu, les musiciens de Juan de Maria sont invités cordialement à participer à une démonstration collective. Après cinq minutes de "Green Fields of Armorica", la scène et le son se densifient avec l'entrée en scène des Latinos. Puis, "Voodoo Love" est interprété dans la joie et la bonne humeur, sensations accentuées bien sûr par une section de percussion particulièrement dense … et dansante ! C'est la teuf !!!

Green Fields of Armorica, en mode troupe élargie !

J'ai relevé trois ajouts notables par rapport au programme du Raismesfest.
·           En complément à leur album "Green Fields of Armorica" qui est bien entendu à l'honneur, le titre "If I Were a King" est inséré.
·           A l'instar de "Ready to Boogie", l'autre monoplage récent "Stone in the Field" est inclus au programme.
·           Pour clore leur prestation au Raismesfest, ils avaient repris "Ramblin'Rose" de Jerry Lee Lewis, selon l'interprétation de MC5 ; cette fois aussi, mais nous aurons droit en outre à une reprise de "We're an American Band" de GRAND FUNK RAILROAD, une de leurs grandes influences.

Avec douze titres, (soit trois de plus qu'à Raismes !) nous avons été comblés, d'autant plus qu'en apothéose, le rappel comprend trois titres dont les deux reprises favorites du groupe !

PROGRAMME
Bande son introductive hawaïenne
1.                  Ready for the Boogie (monoplage, 2024)
2.                  Born in a Valley (Green Fields of Armorica, 2023)
3.                  Brown Sugar (Green Fields of Armorica, 2023)
4.                  Stone in the Field (monoplage, 2024)
5.                  It Could Be You (Green Fields of Armorica, 2023)
6.                  Fleeing Soldier (Green Fields of Armorica, 2023)
7.                  Green Fields of Armorica (Green Fields of Armorica, 2023entrée de JdM 
8.                  Voodoo Love (Green Fields of Armorica, 2023) en commun avec JdM
9.                  Marie France (Green Fields of Armorica, 2023).
RAPPEL :
10.              If I Were a King (Green Fields of Armorica, 2023)
11.              We're an American Band (reprise de Grand Funk Railroad [1973])
12.              Ramblin'Rose (reprise de MC5 [1970], qui l'avait repris de Jerry Lee Lewis [1962]). 


Après le concert, on retrouve quelques-uns des musiciens à l'échoppe. Toujours très accessibles et aimables, ils échangent volontiers des impressions, des satisfactions, mais aussi des autoportraits pour immortaliser l'instant.

Nous les laissons à leurs nouveaux admirateurs, car ça se bouscule à l'échoppe !!

Je prie pour que leur jeunesse les aide à surmonter cet afflux de sollicitations, sans préjudice de leur fraicheur d'esprit actuel. En parfaits Bretons, ils ont hissé haut les voiles, et le vent de la Gloire pourrait bien les pousser loin, très loin… Pas trop quand même hein, l'excès nuit en toute chose ; on les préfèrera les pieds sur nos territoires !

Je coche à mon calendrier les prochaines dates, à toutes fins utiles (KOMODRAG & THE MOUNODOR le samedi 15 novembre au Réacteur d'Issy les Moulineaux, MOUNDRAG au Petit Bain, le jeudi 5 mars 2026 et KOMODOR à La Maroquinerie de Paris le jeudi 26 mars 2026).


vendredi 22 août 2025

DRULHE EN FETE – (Druhle, 12) – vendredi 22 aout 2025.

Moi, à la base je partais en Aveyron pour me reposer en famille. Une parenthèse sans musique mais avec aligot, saucisses et autres fantaisies gastronomiques…

C'était sans compter sur un personnage démoniaque qui me signala avec malice un p'tit festival campagnard, établi à Drulhe, un bled proche de Villefranche-de-Rouergue, à quelques modestes kilomètres de mon point d'attache estival. La seule tendance musicale de l'évènement, plutôt punk-rock, n'aurait pas été de nature à me séduire, mais la tête d'affiche était partagée avec un groupe de joyeux drilles qui stagnait vainement dans mon viseur depuis de trop nombreuses années… un certain ULTRA VOMIT. Une proposition de s'encanailler qui ne se refuse pas.

Je ne l'ai donc pas refusé, et je ne l'ai pas regretté ! D'autant moins que cet honorable festival aveyronnais s'est avéré très, très bien organisé, avec une affluence étonnante… De surcroit, je vais être séduit par des découvertes et ça, j'adore ! Cette fête dure deux jours mais nous choisirons de demeurer raisonnables en ne ciblant que le premier ; tant pis pour Les Wampas et Superbus que j'aurais été curieux de voir sur scène. Mais notre option nous offrira déjà de bien belles émotions avec quatre groupes que je n'avais encore jamais vus !

Le temps est clément, la bière est bonne. Je craignais a priori de m'engluer parmi des révolutionnaires pisse-vinaigre mais l'ambiance est festive et, au regard des t-shirts, le public est majoritairement constitué de métallos ; tout va bien !

Arrivé peu après 19h30, j'ai manqué le début du premier groupe.

CARTOON MACHINE [19h15-20h20].
https://www.cartoonmachine.fr/
https://www.youtube.com/@CartoonMachineofficiel
https://cartoonmachine.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/cartoonmachine

Ces lurons étant totalement inconnus de mon répertoire je me renseigne sur leur site…

LEUR BIOGRAPHIE OFFICIELLE : "Pour les rockeurs avec une âme d'enfant. La nostalgie des cartoons, la puissance du rock." Cartoon Machine, c’est le groupe rock qui transforme les génériques de dessins animés en un show explosif, festif et intergénérationnel. Depuis leur montée sur scène en 2020, ils cumulent déjà plus de 100 dates dans plus de 50 départements ! "Un quatuor déjanté qui fait bien plus qu’animer les dessins".

Avec leurs clips scénarisés et autoproduits, Cartoon Machine offre une véritable expérience musicale et visuelle à ses fans. Après un premier album remarqué en 2024, le groupe prépare déjà son retour en 2026 avec un nouveau show qui accompagnera la sortie très attendue de leur second opus. Un rendez-vous immanquable pour les programmateurs et programmatrices en quête d’une expérience fédératrice et inoubliable.

Cartoon Machine est un groupe de musique rock aux accents punk et métal créé en 2013. Le groupe est composé de quatre membres : Angel Laffargue (chant, guitare), Florian Martinez (guitare, chœurs), Geoffroy Hadjadj (basse, chœurs) et Robin Saurina (batterie).

La sonorisation est puissante mais audible et sans excès. Ce qui me permet de m'immerger immédiatement dans leur univers de dérision et d'humour convivial. Le fond de la scène arbore une toile au logo du groupe.

Première bonne surprise de la journée. Les musiciens ne se prennent pas au sérieux et pourtant ils assurent proprement leur musique qui est claire et enthousiasmante. Le genre qui donne envie de trinquer avec le sourire. Il ne faudra pas attendre de démonstrations techniques mais le tempo et les mélodies sont redoutablement efficients.

Je me joins volontiers au public pour applaudir cette source de réjouissances !

PROGRAMME (à confirmer)
Les cloches de Notre Dame (2025)
Sous l'océan (tiré de La Petite Sirène, 2023)
Être un homme comme vous (tiré du Livre de la Jungle, 2016)
Tortues Ninjas (2023)
Moi j'ai un rêve (tiré de Raiponce, 2023)
Soyez prêtes (tiré du Roi Lion)
Beetlejuice (2021)
Prince Ali (tiré d'Aladdin, 2014)
Quel beau jour vraiment
Animaniacs (2024)
Il en faut peu pour être heureux (tiré du Livre de la Jungle)
Je voudrais déjà être roi (tiré du Roi Lion, 2023).


LES 3 FROMAGES [21h00-22h15]
https://les3fromages.com/
https://www.facebook.com/les3fromages

Tout autant inconnus de mon répertoire que le précédent groupe, ces Bretons vont me réjouir à un point inattendu. 

LEUR ELOQUENTE BIOGRAPHIE :"Le Rock’N’Drôle français !
2006 ! Alors que la sonde spatiale Stardust revient sur terre et que les Français découvrent Desperate Housewives pour la première fois sur M6, Les 3 Fromages voient le jour à Quiberon, presqu’île du Morbihan, Californie de la Bretagne.
Le Rock’n’Drôle est né et tous virent que cela était bon. Puisant leur inspiration dans l’humour Français et le rock américain des années 1990, le groupe traite avec légèreté des sujets du quotidien à travers parodies, textes déjantés et références familières, créant ainsi un show détonant, ponctué de riffs tubesques et de paroles décalées pour le régal de tous.
Le succès est au rendez-vous et les albums se succèdent, tous plus travaillés les uns que les autres.
Et puis "Zet" (2006), "Cheese Powers" (2011), "Matures et Découvertes" (2011), "Maman j’ai raté l’album (2018)"… Chaque opus donne lieu à une importante série de concerts, toujours plus drôles et impressionnants. La fumée jaillit et les guitares volent alors que tremblent les hauts parleurs.
2019, le premier concert filmé des 3 Fromages sort en album CD/DVD. Live à Quiberon immortalise ainsi le show du groupe sur sa terre natale.
2022, Après deux années profondément impactées par la pandémie, le groupe sort son nouvel album, sobrement intitulé "V", nouveau cocktail rock, toujours plus joyeux et délirant, appuyé par de nouveaux clips finement réalisés, qui ne manquera pas de vous faire passer un bon moment, d’autant qu’une tournée est en cours…
Les spectateurs repartent avec le sourire alors que les 3 Fromages ont déjà en route pour une autre ville ! Ne les ratez pas, c’est bon pour la santé !".

Leur présentation n'est pas moins amusante :

Eric BRISON / Chant Guitare, Basse / Doyen du groupe. Fan de Céline Dion et de Franck Ropers, il aime les pantalons rayés et n‘a pas compris la fin d’Inception.
Willy GACHET / Batterie / Clown du groupe. Fan des 3 Fromages, il en est aussi le batteur, comme quoi. Il aime la magie et met toujours des boudins en mousse dans les gouttières au bowling, « dans le doute ».
Tibo GETZ / Chant Guitare Basse / "Ah oui, lui" du groupe. Fan de "Fan 2" à l‘époque, il n’a jamais perdu de vue la carrière de Séverine Ferrer. Il aime la bière et il a la phobie des ciseaux à bouts ronds.
Kevin ROUSSEAU / Clavier / Petit dernier du groupe. Fan des années 80, il ne les a pour autant pas connu. Il aime les infusions romarin-quetsche, et on ne l’a jamais vu dans la même pièce que Frank Chicago.

Je ne vais donc pas y aller par quatre chemins, ce groupe m'a foutu une pêche d'enfer, et ma plaqué un sourire au visage pendant toute leur prestation ! En parfaite adéquation avec leur réputation, avec les titres des albums et des chansons, on est plongé dans le monde de la dérision et du bonheur insouciant et cela fait un bien fou !

La sonorisation est juste excellente pour cette fête ; puissante et limpide. Bel éclairage et le logo lumineux du groupe se dresse en fond de scène. Tout est réuni pour festoyer avec la nuit qui vient s'ajouter à l'ambiance. La terre séchée sous les pieds est piétinée avec vigueur, ce qui soulève désormais une poussière produisant une atmosphère de chaos total.

L'énergie débordante de ces gaillards bretons et jouissive. Leur humour décalé est rafraichissant par les temps qui courent.

Le gai public est ravi autant que moi ; nous ovationnons ces guerriers de la bonne humeur ! Je me rends à leur échoppes pour les soutenir en me procurant le dernier opus en date "V".

Avec quinze titres, les 3F ont mis le feu dans la fosse.

PROGRAMME
1.                  Bon Retour (1er  titre du sixième album à venir des 3F (automne 2025)
2.                  La Galère d'un Pirate (Matures et Découvertes, 2011)
3.                  La vie est belle
4.                  Reviens (V, 2022)
5.                  C'est pas punk (Maman j’ai raté l’album, 2018)
6.                  Oberthur
7.                  La Vie en Tournée (V, 2022)
8.                  Ça nous saoule (Matures et Découvertes, 2011)
9.                  Les Country Brothers
10.              On est le Monde (V, 2022)
11.              Bon Voyage (V, 2022).
RAPPEL :
12.              Génération 90's (Maman j’ai raté l’album, 2018)
13.              Medley 3F
14.              Joe Dassin, Salut les amoureux
15.              Ma Botte au Cul (Cheese Powers, 2011). 


ULTRA VOMIT [22h45-00h05].
https://www.ultra-vomit.com/
https://www.youtube.com/@UltraVomitOfficiel

ENFIN ! Enfin je vais pouvoir assister à un concert d'Ultra Vomit ! Cela fait des années que j'entends et que je lis des commentaires à leur sujet. Leurs vidéos hilarantes entretiennent l'envie. Cette occasion de les voir enfin est inattendue et inespérée ! Je confesse être cependant animé d'une certaine crainte liée à leur désinvolture affichée. Ce concert sera-t-il un vulgaire vomi sonore ? Un gloubi-boulga indigeste d'un humour affligeant ? … Je vais être très rapidement rassuré

LEUR DROLE BIOGRAPHIE : "Ultra Vomit est un groupe de metal hors du commun qui ressemble à tous les autres, mais en différent.

Parfaite alliance entre la puissance du metal et le pouvoir de l’humour, ils ont aussi su associer la puissance comique au pouvoir des musiques extrêmes, et vice et versa.

Depuis 1999, les quatre nantais ont su élever l’amateurisme à un niveau professionnel, en témoignent leurs nombreux passages au Hellfest, leur Olympia ou le Disque d’Or de leur précédent opus.

Ils ont aujourd’hui honte d’être fier de vous présenter leur 4ème album : “Le Pouvoir de la Puissance”, qu'ils défendront sur la route face à leurs fidèles clients, dans un spectacle aussi régressif qu'agressif."

Ce quatuor s'est formé en 2000 à Nantes, en Loire-Atlantique autour de Nicolas et Emmanuel. Quelques démos sans prétention précèdent un premier recueil, "Kebabized at Birth" ; il s'est écoulé à 500 exemplaires. Son premier vrai album, "M. Patate", parait en avril 2004 ; il dépasse le millier d'exemplaires vendus. Le succès ne s'est jamais démenti…

Nicolas "Le roi Fetus" Patra (guitare, chant, depuis 1999), et Emmanuel "L'elfe Manard" Colombier (batterie, chœurs, depuis 1999), sont actuellement entourés de Fabien "Jojo Framboise ou Le nain Flockos" Le Floch (guitare principale, chœurs, depuis 2007), Matthieu "Le farfadet" Bausson (basse, depuis 2014).

Le quatrième opus, intitulé "Le Pouvoir de la Puissance" est paru le 27 septembre 2024.

La sonorisation demeure toujours excellente. La scène est à la gloire et à l'imagerie du groupe. La batterie est disposée sur un socle d'ampli, et un écran diffuse les illustrations des chansons.

Le spectacle car pour le coup s'en est un, débute par une bande son solennelle qui fait appel d'emblée à la participation du public. Faute d'enthousiasme jugé automatiquement insuffisant, un second appel est lancé pour obtenir satisfaction. En récompense, le public est remercié d'un pet bien sonore et illustré sur écran (…). Une Lune s'évade, le logo d'Universal est parodié au logo d'ULTRA VOMIT ; les artistes entrent en scène. Et c'est parti pour une succession de gags et de plaisirs partagés.

La prestation s'avère d'un professionnalisme qui me rend honteux d'en avoir douté. Ces types sont des bouffons certes, mais sérieux. J'aurais dû me rappeler de l'adage qui leur va comme un gant "Faire les choses avec sérieux, mais ne pas se prendre au sérieux". Le délire et l'humour sont un vrai défi au monde actuel ; à ce titre leur présence sur une affiche à tendance punk est justifiée… Toutefois, je me réjouis d'entendre ce soir des sonorités plus proches de mon univers habituel. Le metal est incandescent et puissant. La touche d'autodérision est un surcroit de plaisir. Je pourrais commenter chaque titre tant ils sont source de franche rigolade et de défoulement physique. Parodie, dérision, humour scato, puéril et sincère … Le corps et l'esprit sont constamment secoués, c'est un pur bonheur.

Quant au public, particulièrement volontaire, il contribua largement à entretenir l'ambiance sainement festive, dans un ballon de poussières quasi constant. Au point que quelques-uns s'en sont extraits, pendant que d'autres se masquaient le nez ! Un chaos indescriptible !!! Pour ma part, je suis parvenu à demeurer à proximité, grâce à quelques lampées de bière bien dosées… Cependant, il m'a bien fallu mettre ma souplesse (très relative) à l'épreuve, notamment lorsque nous avons été invités à nous accroupir avant de bondir un bouillonnant élan collectif pour sauter ensemble !

Bref, concert mémorables en tous points ! Selon moi, la tête d'affiche, c'était eux !! D'ailleurs, visiblement au regard de la file d'attente à leur échoppe, c'était évident pour une grande majorité !

Parmi trois albums, vingt titres ont été interprétés, dont onze issus de "Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance" (2024), sept de "Panzer Surprise !", (2017) et deux de "Objectif : Thunes" (2008).

PROGRAMME
1.                  Evier metal (Panzer Surprise !, 2017)
2.                  Le Coq (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
3.                  Doigts de Metal (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
4.                  Takoyaki (Panzer Surprise !, 2017)
5.                  Un chien géant (Panzer Surprise !, 2017)
6.                  E-tron (digital caca) (Panzer Surprise !, 2017)
7.                  Calojira (Panzer Surprise !, 2017)
8.                  Ricard Peinard (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
9.                  Patatas Bravas (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
10.              GPT (à l'instant) (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
11.              Boulangerie pâtisserie (Objectif : Thunes, 2008)
12.              Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
13.              Je collectionne des canards (vivants) (Objectif : Thunes, 2008)
14.              Keken (Panzer Surprise !, 2017)
15.              Tikawahukwa (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
16.              Mouss 2 Mass (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
17.              Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024).
RAPPEL :
18.              La puissance du pouvoir (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024)
19.              Kammthaar (Panzer Surprise !, 2017)
20.              A.N.U.S. (Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, 2024).


TAGADA JONES [00h50-02h00]
https://www.tagadajones.com/new/fr/home#/Home

Encore des Bretons ! Tagada Jones s'est formé en décembre 1993 à Rennes, en Bretagne, avec Niko (chant et guitare), le seul membre fondateur restant. Un premier mini album éponyme parait en 1995, déjà dans la veine punk rock. Un an plus tard, Benoît quitte le groupe débutant un interminable bal de chaises musicales…

Nicolas "Niko" Giraudet (chant, guitare, depuis 1993), est actuellement entouré de Stéphane " La Guiche" Guichard Auray (guitare depuis février 1997), Jean Baptiste "Job" Tronel (batterie (depuis décembre 2009), et Erwan "Waner" Herry (basse, depuis novembre 2013).

Le dixième album "À feu et à sang" est paru en 2020. Un recueil est paru en 2024.

TJ se situe différemment sur mon répertoire de groupes visés. Un mélange ambivalent d'attirance (musicale et festive) et de répulsion (textuelle). Depuis longtemps, leur réputation sulfureuse m'intrigue. Historiquement, j'ai toujours été intéressé par les textes engagés ; je citerai entre autres les plus connus ; Trust (1979-86), Téléphone, ect… Mais quand je dis engagés, j'entends pertinents et dénonciateurs ; pas partisans. Chacun choisi sa voie et sa manière de combattre les injustices ; je n'entends pas me laisser dicter mes engagements. C'est la raison pour laquelle je ne me suis JAMAIS rendu à une fête de l'Huma (ce qui m'a d'ailleurs causé quelques frustrations musicales !). Mon problème avec Tagada Jones, c'est qu'ils font partie de ces gens qui, sous de faux airs anarchistes, prétendent imposer aux autres une façon de diriger leurs vies, sans nuances. Les textes traitent des réalités souvent tristes et révoltantes, mais dans un contexte où le "wokisme" est politiquement correct, la notion d'intolérance est à géométrie variable… Brefs, je n'aime pas leur discours, ça me met mal à l'aise, épicétou.

Cela étant dit, je suis assez ouvert pour rester et entendre leur prestation musicale…

Dès l'introduction, on sent qu'on n'est pas venu pour cueillir des pâquerettes. A une bande-son très lugubre succède l'intervention du chanteur visiblement déjà très en colère.

Soutenu par une sonorisation toujours au meilleur niveau, et par un éclairage rougeâtre un peu trop sombre à mon goût, le concert agite avec ferveur le public resté à cette heure tardive. En fond de scène, une toile résume ma réserve à leur égard ; un dessin montre deux personnages aux regards hargneux et agressifs, surplombés d'une étoile … rouge. Dans ce décor révolutionnaire, chacun prendra sa part d'intérêt.

Personnellement, ce violent retour au sérieux, après tant de fantaisie, me déconnecte. J'assiste impassible au concert et me réjouis sincèrement du plaisir du public. A l'écart, j'assiste à un "wall of death" assez impressionnant, durant le final chaud-bouillant.

Les seize titres sont issus de sept albums, d'un recueil et d'un mini album. Quatre titres sont issus de "À feu et à sang" dernier album studio qui est paru en 2020.

PROGRAMME
1.                  Le dernier baril (À feu et à sang, 2020)
2.                  Je suis démocratie (La Peste et le Choléra, 2017)
3.                  Nous avons la rage (À feu et à sang, 2020)
4.                  Zéro de conduite (Descente aux enfers, 2007)
5.                  Cargo (Le Feu aux poudres, 2006)
6.                  De l'amour et du sang (Dissident, 2014)
7.                  Combien de temps encore ? (Le Feu aux poudres, 2006)
8.                  Le Poignard (TRNT, Best of 1993 - 2023, 2024)
9.                  Vendredi 13 (La Peste et le Choléra, 2017)
10.              Elle ne voulait pas (À feu et à sang, 2020)
11.              Les Compteurs à zéro (Les Compteurs à zéro, 2008)
12.              Manipulé (Manipulé, 2001)
13.              De rires & de larmes (À feu et à sang, 2020)
14.              Nation to Nation (6.6.6, 2007)
15.              Le feu aux poudres (Le Feu aux poudres, 2006)
16.              Mort aux cons (La Peste et le Choléra, 2017).

Quelque peu désabusé, je me suis mis à errer en différents points du site, dont la buvette. Aux échoppes je rencontre les membres d'ULTRA VOMIT qui se montrent très disponibles et sympathiques ; décidément ces p'tits gars me plaisent bien ! Echange d'amabilités et portraits immortaliseront cette soirée.



mes héros de la soirée !