samedi 23 octobre 2021

SOIREE ROCK PROG FRANÇAIS (Évènement de Prog en Beauce) – 23/10/2021.

Le festival Prog en Beauce est devenu au fil des années un traditionnel rendez-vous d'automne, motivé par des affiches attrayantes. Sa 7ème édition remonte au 26 octobre 2019 et attend toujours la fin de la Pandémie avant d'en proposer une huitième. Mais plutôt que de risquer un nouveau report après celui de 2020, l'Organisation a préféré proposer aux mélomanes impatients une soirée spécialement réservée à des artistes de l'Hexagone.

Ce choix m'a séduit immédiatement au regard de la tête de cette affiche. LAZULI m'aurait même suffit à me déplacer ! Toutefois, découvrir JPL et OUT5IDE constituent des raisons supplémentaires. A l'origine, je me réjouissais aussi de voir enfin Weend'Ô, mais les circonstances n'étaient pas propices, ce sera pour une autre fois.

A une centaine de kilomètres de mon domicile, soit quatre-vingt-dix minutes de trajet, il serait bien dommage de ne pas faire le déplacement. Belle occasion de soutenir les valeureux et tenaces organisateurs mais aussi de retrouver une bonne partie de notre communauté de progueux, avides de mélodies et d'atmosphères si particulières à notre style favori. 

La salle municipale Maurice LEBLOND fait correctement office d'auditorium ; la sonorisation est le plus souvent bien adaptée, en fonction de l'intensité des prestations des artistes. Une fosse sépare la scène du pôle technique et, sur les côtés, des sièges permettent aux spectateurs qui le souhaitent d'apprécier les concerts en étant assis. 

 OUT5IDE (16h55-18h00)

Ce quintet alsacien est originaire de Schaeffersheim (67) au sud de Strasbourg. OUT5IDE se définit comme un  groupe de rock "à fleur de peau" ou "Skin-Deep" (!? style dont j'avoue ignorer l'existence jusqu'à ce jour…) et a choisi de chanter des textes en anglais. Il est composé de Philippe RAU (Guitares, chœur), Matthieu HEISE (Basse), Olivier SAPTE (Batterie), Olivier SCHAAL (claviers chœur), et Laurent HANTZ (chant, guitare rythmique).
(à consulter : https://managementout5ide.wixsite.com/out5ide)

Depuis 1998, le groupe bas-rhinois a publié cinq albums, dont le dernier, "Tumbleweeds" est paru, contre vents et pandémie, le 25 septembre 2020.
(à lire : https://rockmetalmag.fr/out5ide-tumbleweeds-mo-music/)

Les cinq musiciens disposent de toute la scène (elle n'est encombrée d'aucun autre objet que leur propre dispositif), d'une sonorisation correcte et d'un éclairage tendant le plus souvent vers sur le rouge sombre. En fond de scène s'étend le logo de leur dernier opus.

La prestation me semble relativement éloignée des atmosphères du rock progressif habituellement entendues dans ces lieux. Mais l'auditoire par nature curieux se montre respectueux et honore les titres par des acclamations, plus ou moins enthousiastes selon les titres. Pour ma part, je soulignerai tout particulièrement le talent du bassiste Matthieu HEISE, qui m'a semblé disposer d'une remarquable technicité.

Onze titres, dont sept du dernier album, ont été interprétés durant un peu plus d'une heure. 

PROGRAMME
Underground Railroad (Tumbleweed, 2020)
Kids of the Pack (Tumbleweed, 2020)
Immigrant Throng (Tumbleweed, 2020)
Ghosts in the Night
Ogre in the Desert
My Rage of Glory
The Limit
The Kitchen (Tumbleweed, 2020)
Tumbleweed (Tumbleweed, 2020)
Fair and Square (Tumbleweed, 2020)
9 AM  (Tumbleweed, 2020).


 

JPL (18h35-20h05)

JPL est le sigle des différentes formations réunies par le guitariste Jean-Pierre LOUVETON, originaire du Puy-en-Velay (43). Aujourd'hui, il a décidé de former un quartet en s'entourant de Guillaume FONTAINE (claviers, chœurs, flûte) déjà présent dans plusieurs albums, accompagné cette fois par Florent VILLE (batterie) et Didier VERNET (Basse).

Je dois reconnaitre humblement que j'ignorais totalement l'existence de ce musicien pourtant remarquable, en dépit de sept opus (hormis les récapitulatifs) inscrits à son actif, mais aussi en dépit de son parcours antérieur. Le premier album, " Bienvenue sur la terre ", est paru en 2002. Depuis 2020, il a entrepris de composer une trilogie intitulée " Sapiens " ; deux volets, " Exordium " et " Deus Ex Machina " sont déjà parus, un troisième est en cours.

Sur une scène relativement spacieuse pour chacun des pupitres, JPL dispose d'une sonorisation audible ainsi que d'un éclairage focalisé sur Jean-Pierre et relativement tamisé sur le reste du groupe, mais suffisamment lumineux pour les objectifs de chasseurs d'images. Pas de fond de scène particulier.

Je n'avais pas pris la précaution d'écouter la musique de JPL auparavant. C'est donc sans a priori que j'ai pu découvrir cet artiste français sur scène. J'aime être surpris et séduit à l'occasion d'une première partie de spectacle ou lors d'un festival. Même si, comme à cette occasion, cela dénonce les limites de mes connaissances, et même si cela aboutit à aggraver le poids de ma discothèque…

Première qualité immédiatement identifiée, ce groupe auvergnat est francophone. De surcroît les textes sont sagaces. Je suis toujours sensible à cette vertu, dans un univers médiatico-artistique où il est de bon ton de prétendre à une notoriété internationale au détriment de notre belle langue. Je sais, je radote, mais c'est une conviction qu'il me plait de réitérer tant qu'elle ne sera pas communément admise.

Deuxième qualité, Jean-Pierre démontre une belle maitrise de son instrument, sa sensibilité et sa technique attirent souvent l'attention du mélomane exigeant. Il a su en outre s'accompagner de musiciens compétents et impliqués, notamment de Guillaume, son fidèle clavier et flutiste dont les interventions m'ont semblé séduisantes, sensiblement exécutées. Etant placé juste en face de Didier, j'ai pu mesurer l'implication et l'efficacité de la section rythmique. Quant à la voix de Jean-Pierre, elle me rappelle le phrasé, les intonations entendues dans d'autres groupes français des années 70. Je pense notamment à Ange, mais aussi Atoll. Cela ne fait pas de lui un grand chanteur, mais la justesse du timbre et des textes rendent la partition intéressante.

Troisième qualité, les compositions me paraissent dignes de figurer aux références typiques du rock progressif français. De belles lignes mélodiques, des atmosphères contrastées et enivrantes, des pupitres soignés font de la musique de JPL un univers envoûtant dont je ne suis pas sorti indemne. 

La réaction du public démontre (si besoin était) que je ne suis pas seul à ressentir ces impressions. A l'issue d'une prestation probante, les acclamations méritées récompensent JPL qui semble ému et soulagé par ce chaleureux retour. L'échoppe est assaillie, les disques compacts se vendent bien. Pour ma part, je choisis d'acquérir quatre albums (sur les conseils avisés de Jean-Michel et de Thomas) ; les deux derniers (parus en 2020 et 2021), ainsi que ceux parus en 2014 et 2017.

Et ces emplettes m'amènent à souligner une quatrième qualité, l'accessibilité, la simplicité de Jean-Pierre auprès de son public. Discussion et dédicaces ont été un moment de convivialité agréable.

Durant une heure et demie, le programme choisi a permis de présenter dix titres dont cinq tirés du triptyque en cours. Choix qui s'est avéré astucieusement équilibré au regard de la réaction de l'auditoire. On aurait apprécié que, sur le " Le Dernier Souffle de Vent " Dominique Leonetti viennent chanter le duo avec Jean-Pierre, à l'instar de la version studio ; dommage, je suis friand des partages de scènes entre artistes complices… 

PROGRAMME

Intro / Homo sapiens (Sapiens chapitre 1/3 : Exordium, 2020)
Jehanne (le Livre Blanc, 2017)
A condition (Sapiens chapitre 1/3 : Exordium, 2020)
St Petrole (Cannibales, 2005)
Le dernier souffle de vent (MMXIV, 2014)
La Machine (Sapiens Chapitre 2/3 : Deus Ex Machina, 2021)
Une pièce pour les gouverner tous (Sapiens Chapitre 2 / 3: Deus ex Machina, 2021)
La peste et le choléra (le Livre Blanc, 2017)
Encore humains (Sapiens Chapitre 2/3 : Deus Ex Machina, 2021)
MMXIV (MMXIV, 2014).


LAZULI (20h45-22h55). https://lazuli-music.com/

Frustré par le nouveau report du Raismesfest en septembre dernier, auquel devait participer nos valeureux occitans, c'est avec une excitation mal contenue que j'aborde cette cinquième occasion de les revoir. Pâle impatience en comparaison de celle ressentie par ma p'tite Fée qui les avait vus pour la première fois ici-même, au PEB, le 29 octobre 2017 !

Le présent récit ne s'attardera pas à rappeler l'historique du groupe, je considère que les récits de mes émotions antérieures l'ont déjà fait. Mais mon exaspération reste hélas toujours vivace à l'encontre de la sphère artistique française qui entretient un vulgum pecus dans l'absence d'une curiosité minimum, qui aboutit à la scandaleuse faible notoriété de Lazuli dans notre douce France … L'éclectisme de nos cousins anglo-saxons, teutons et bataves me laisse rêveur.

En revanche, "à tout Seigneur, tout honneur", je ne ferai pas l'économie de les présenter à nouveau : Dominique Leonetti (chant, guitare, depuis 1998), et Claude Leonetti (léode, depuis 1998), demeurent entourés de Vincent Barnavol (batterie, depuis 2010) Romain Thorel (claviers, cor d'harmonie, depuis 2010) et Arnaud Beyney (guitare, depuis 2020).

A l'instar de leur prestation au Crescendo, il y a deux mois, Domi annonce que le concert se composera de l'intégralité de l'album "Le Fantastique Envol de Dieter Böhm", suivi d'une sélection de titres emblématiques.

La sonorisation s'avère un peu trop puissante à mes oreilles, mais de bonnes protections auditives, me permettront de jauger une excellente balance sonore. Chacun des pupitres est audible, y compris la voix cristalline de Dominique. Seul incident notable, l'enceinte à droite de la scène (là où je suis positionné, pas le bol !) s'est éteinte à deux reprises, suspendant ainsi le rayonnement acoustique requis pour atteindre le nirvana. Mais rien d'irrémédiable fort heureusement, tout est vite rentré dans l'Ordre.

Le dispositif d'éclairages me semble parfait, toutes les palettes possibles sont exploitées pour mettre en valeur les tableaux si bien évoqués par le groupe gardois. Les photographes ont pu en tirer les plus belles images !

Le fond de scène s'est nettement amélioré. Un écran géant diffuse les images et les textes à taille lisible/visible. 

L'éventail des pupitres (La léode, les guitares, le clavier, le cor d'harmonie et ses accessoires, la batterie, les percussions,…)  est conséquent et occupe toute la scène dont l'espace permet cependant à chacun de se déplacer à volonté. Cette disponibilité est particulièrement utile à Dominique qui, comme doté de ressorts sous les pieds, ne cessera de sautiller comme un cabri une bonne partie du concert ! Quelle santé !!

La prestation du groupe est similaire à celle du Crescendo que j'ai décrit il y a deux mois. Je ne puis que réitérer mon admiration absolue pour ces sonorités atypiques ; bien sûr celles de la Léode de Claude, mais aussi celles de la voix si particulière de Dominique, ou encore celles du cor bidouillé et du clavier torturé par Romain. Sans oublier la frappe implacable de Vincent. Leur talent s'exprime toujours avec la sensibilité, la générosité, la fougue, l'enthousiasme et le talent qui provoque immanquablement l'exaltation d'un public conquis.

Il me semble toutefois opportun de souligner particulièrement l'aisance croissante d'Arnaud au sein du groupe ; au Crescendo, c'était son deuxième concert. Depuis, il a acquis une belle assurance, perceptible dans ces pitreries, ses sourires et ses soli bouleversants de sensibilité et de technicité ! Une belle nouvelle complicité semble s'instaurer, pour le plus grand plaisir de notre microcosme !

Pour sa part, l'auditoire a pris son Envol, exulte et exprime son bonheur à pleins poumons en chaque titre ! Quelques temps (plus) forts peuvent cependant être relevés. Le rituel chant final après "Les courants ascendants", ce que les talentueux et inspirés Romain et Vincent ne manquent pas d'accompagner par une séquence improvisée de haut niveau ! Ce titre avait été dédié à la mère des frangins et à Eliott le fils de Domi, tous deux présents dans la salle, dont ce 23 octobre est leur anniversaire ! Même Mireille, le chat d'Arnaud était motif à chanter un joyeux anniversaire par le public bon-enfant ! Emotion également lorsque Dominique salue la présence au premier rang du cadet de l'assemblée, âgé de 7 ans ! Autre moment fort de communion, "Le Miroir aux Alouettes" avec ses sonorités comme sorties du quartier Barbès, qui secouent irrésistiblement nuques et jambes, même au terme d'une longue soirée pleine d'émotions ! J'observe d'ailleurs que certains voudraient, avec ce titre, caser le groupe dans un style dit "world-music" ; Je ne suis pas d'accord. Les évocations orientales ou exotiques pimentent le rock, en particulier le rock progressif, depuis bien longtemps. Lazuli, comme d'autres, opère un emprunt musical ponctuel, et reste à mon sens dans le cadre progressif avec sa touche d'originalité qui entretient notre passion.

A l'instar de leur prestation au Crescendo, nous avons pu réentendre dix-neuf invitations au voyage. Même programme, mais on ne  saurait s'en lasser ! Outre les neuf titres issus de "Le Fantastique Envol de Dieter Böhm" paru en 2020, la sélection a permis d'entendre notamment trois titres issus de "Tant que l’herbe est grasse" paru en 2014, trois titres issus de "Nos âmes saoules" paru en 2016, deux titres issus de "4603 battements" paru en 2011 et un seul titre issu du pourtant excellent "Saison 8" paru en 2018. A cette nuance près que l'interprétation de 15h40 est en version acoustique, tirée de leur dernière parution en date, "Dénudé".

Traditionnelle clôture de soirée, les cinq musiciens déplacent un marimba au centre de la scène et l'entourent avec une gourmandise évidente. Leurs pitreries démontrent une nouvelle fois leur complicité et leur joie de jouer ensemble. Après leur air favori "Neuf mains autour d'un marimba", ils exécutent un hommage à Police, "Every Little Thing She Does Is Magic".

Le concert est fini, les acclamations méritées remercient les artistes pour le bienfait qu'ils viennent d'apporter à des progueux ravis et émerveillés ! Les lumières rallumées montrent les visages radieux de gens heureux. Les cinq artistes toujours aussi souriants, disponibles et accessibles ne tardent pas à revenir parmi leurs admirateurs pour échanger les impressions ressenties, poser volontiers pour des portraits, signer des dédicaces. Paradoxalement, on en viendrait presque à souhaiter égoïstement qu'ils ne restent connus que de nous seuls, de notre microcosme. Epicétou. Mais ce serait injuste.

PROGRAMME

Sol (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Les Chansons Sont Des Bouteilles À La Mer (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Mers Lacrymales (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Dieter Böhm (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Baume (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Un Visage Lunaire (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
L'envol (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
L'homme Volant (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Dans Les Mains De Dieter (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020).
Déraille (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
Le Lierre (Nos âmes saoules, 2016)
Le Miroir aux Alouettes (4603 battements, 2011)
15h40 (4603 battements, 2011, version Dénudé, 2021)
Les Sutures (Nos âmes saoules, 2016)
Homo Sapiens (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
Les Courants Ascendants (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
J'attends un Printemps (Saison 8, 2018).

RAPPEL :
Nos Ames saoules (Nos Ames saoules, 2016)
Neuf mains autour d'un marimba + variation sur "Every Little Thing She Does Is Magic" de Police

Le prochain rendez-vous est déjà fixé : Chez Paulette ce 31 octobre à Pagney-Derrière-Barine (54). Quatre heures de routes, parce que LAZULI les vaut bien !

 


dimanche 22 août 2021

LAZULI DE RETOUR SUR LES ROUTES (22/8/21) !

Esplanade du Concié à Saint-Palais-sur-Mer – 22/08/2021.

Quelles sont les principales vertus et bienfaits du Lapis Lazuli ? Je lis qu'il aide à réduire le stress, atténue les migraines, allège les problèmes d’insomnie, contribue à débloquer la parole en cas de colère ou frustration, apaise les symptômes d’allergies, notamment respiratoires. Il me plait à croire qu'en choisissant ce nom les frères Leonetti avaient pour vocation de nous soulager des tourments du quotidien.

En cette période de disette musicale, l'annonce de ce concert en bord d'Océan nous a paru comme une véritable thérapie à appliquer sans hésiter, en dépit de la distance à parcourir (depuis Ivry) ! Une pré-inscription préalable pouvait nourrir une relative inquiétude quant au maintien de l'événement, alors que les annulations continuent de se succéder. Nous avions affronté le sort en réservant une chambre dans un centre hippique, à une douzaine de kilomètres, à Les Mathes. Jusqu'à la dernière semaine nous contenions notre enthousiasme, de peur d'être de nouveau déçu. Je fanfaronnais dans mon entourage sur l'objectif, mais dans le fond j'angoissais gravement.

L'obstination des organisateurs du Crescendo fut récompensée par l'engagement à venir, exprimé par quelque trois cents mélomanes. Et davantage furent finalement présent dans l'enclos du Concié. Le concert fut finalement maintenu. La fête s'annonce belle et pleine de sourires échangés entre les artistes et leurs admirateurs.

En préalable à cette soirée, avec une quinzaine d'autres amis nous nous sommes attablés pour déjeuner dans un resto de L'Éguille, un village au confluent de la Seudre et du Liman, suffisamment proche de l'Océan pour percevoir la montée de la marée dans son charmant petit port. Nous avons ainsi pu déguster notamment une éclade, préparation de moules caractéristique de la cuisine charentaise. Bières et vins accentuèrent notre ivresse des retrouvailles, la plupart des convives ne s'étant pas vus depuis de nombreux mois. Pour ma part, j'ai eu le plaisir de m'asseoir aux côtés de Jean-Max Delva qui m'a parlé de son parcours musical et de son groupe (trop méconnu) Anaïd, que j'avais pu apprécier lors de l'édition 2016 du Crescendo.

Après notre longue route et ces premières émotions, un p'tit répit s'est imposé avant d'atteindre la soirée que nous débutions par un apéro abreuvé notamment de vins cuits faits-maison.

C'est donc bien guillerets que nous présentons volontiers notre passe sanitaire pour pénétrer dans l'enceinte dans laquelle j'étais déjà venu en 2016 et 2017.

Un film rétrospectif du festival Crescendo créé en 1999, est montré au public. Le documentaire montre l'organisation, les émotions, les efforts, et les visages souvent connus des artistes, des protagonistes, simples mélomanes, programmateurs ou animateurs. Difficile de résumer tant d'années de labeur et de passion mais ce film a retenu l'attention et réveillé bien des souvenirs !

EUX ET MOI

Mes précédents récits de leurs prestations l'ont déjà exprimé, mais il me plait de le répéter ; ce groupe FRANÇAIS et FRANCOPHONE est scandaleusement ignoré par la bulle médiatique et pseudo-artistique française, incapable de curiosité musicale. Où sont les journalistes d'investigation, où sont les promoteurs audacieux, où sont les mélomanes curieux ? Heureusement quelques trop rares illuminés les ont reconnus à leur juste valeur. On trouve ces étonnants spécimens le plus souvent en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas ; ils démontrent dans les faits que la langue de Molière n'est absolument pas un obstacle à la notoriété internationale. En France, quelques organisateurs sagaces et passionnés ont permis à Lazuli de se produire au Crescendo (2007), au Prog en Beauce (2013, 2014, 2017), Rock au Château (2017) mais aussi à Prog'Sud (2011 et 2018).

Pour ma part, ce n'est que par la grâce des réseaux sociaux que j'ai découvert le groupe gardois, petit à petit au début des années 2010 ; la parution de "Tant que l’herbe est grasse" (2014) motiva mon premier achat. Les occasions de les découvrir sur scènes étant inexistantes à Paris, ce n'est que lors de leur tournée " Nos âmes saoules" que j'ai pu enfin tomber dans la Marmite. Une première fois, le 05 aout 2017 à VILLERSEXEL (70), lors du festival Rock au Château. Puis une deuxième fois, le 29 octobre 2017 à PIERRES (28), lors du Prog en Beauce et enfin une troisième fois le 20 juillet 2019, à St GOARSHAUSEN lors du Loreley, Night of the Prog.

J'avais coché cinq dates dans les prochaines semaines. Ce 22 aout à St-Palais (17), le 11 septembre au Raismesfest (59), le 18 septembre à La-Ferté-Sous-Jouarre (77), le 23 octobre à Pierres (28) et le 31 octobre à Pagney-Derrière-Barine (54). Mais la pandémie continue de sévir, le Raismesfest est contraint de lâcher l'affaire… Je vais me contenter des deux dates d'octobre.

Si ces véritables artistes se distinguent par la qualité des textes, leurs talents de musiciens et leur innovation (Rappelons que la léode est leur invention), il faut aussi voir LAZULI sur scène pour comprendre toute l'essence de leur âme. Dans mon salon, je cultivais une admiration croissante. Devant leur scène, celle-ci fut transcendée en passion. Je frémis encore aujourd'hui en me souvenant de leur prestation étourdissante en Allemagne, devant un public international debout et enthousiaste !

LE CONCERT [21h55-00h05].

La pandémie, le départ de Ged et l'arrive d'Arnaud furent autant de motivation pour retourner au studio et concevoir un album atypique, astucieusement intitulé "Dénudé" qui est paru le 16 mars 2021. Lazuli a choisi de réviser certains titres de son répertoire, dans une version acoustique. L'album me semble magnifier encore les mélodies et les sons, même si je préfère quand même leur version plus électrique.

Aujourd'hui, les deux frangins Dominique Leonetti (chant, guitare, depuis 1998), et Claude Leonetti (léode, depuis 1998), restent entourés de Vincent Barnavol (batterie, depuis 2010) et Romain Thorel (claviers, cor d'harmonie, depuis 2010). Arnaud Beyney (guitare, depuis 2020) s'est produit une première fois avec Lazuli sur scène ce 20 aout à Reichenbach (Allemagne) ; ce soir sera ainsi son deuxième concert.

L'auditoire se réjouit d'entendre Domi qui annonce que le concert se composera de l'intégralité de l'album "Le Fantastique Envol de Dieter Böhm", suivi d'une sélection de titres emblématiques. Le tout étant prévu sur une durée de deux heures. Il s'agira ainsi de mon premier vrai concert et non d'un passage (toujours trop bref) en festival. C'est aussi ma première occasion d'entendre les titres de ce formidable album qui est déjà passé plus souvent qu'à son tour entre mes oreilles.

Rapidement, je constate une très bonne sonorisation, tout avait bien été préparé dans l'après-midi. L'éclairage, sans artifice superflu, s'est avéré adéquat, notamment pour les chasseurs d'images. En fond de scène, un écran a valeureusement diffusé quelques images, avant de rendre l'âme, une demi-heure avant la fin.

Positionné face à Claude, j'étais idéalement placé pour voir et entendre ses nombreux soli de léode, dont les sons si singuliers constituent la principale originalité du groupe. Sa place prépondérante sur la plupart des titres est rapidement montrées avec "Les Chansons Sont Des Bouteilles À La Mer". Je continue à admirer ce troublant instrument novateur et celui qui est capable de le maîtriser. Il est ainsi capable d'imiter des sonorités aussi diverses que la guitare, le clavier, ou la voix. Pendant le concert, il enivre mes sens et je n'y pense pas, mais avec le recul comment ne pas se réjouir du chemin parcouru depuis ce malheureux accident de moto qui aurait pu priver Claude de sa passion musicale ! Sa ténacité et la solidarité de son entourage aboutissent maintenant à produire un groupe atypique dans le paysage musical.

La voix si limpide et si juste de Domi fait partie aussi des éléments qui rendent la musique de Lazuli si singulière et émouvante. Sa tessiture élevée se marie à merveille pour exprimer les émotions. Quel plaisir que de pouvoir comprendre enfin des chansons lorsqu'elles racontent avec sincérité des rencontres (Dieter), et davantage encore la désillusion, la tristesse, la révolte. Je n'avais plus ressenti une telle conviction, une telle pertinence, alliée à une musique qui me convient, depuis les quatre premier opus de Trust ou les trois premiers de Téléphone. Il suffit de regarder Domi chanter, jouer de sa guitare, taper sur une caisse claire, un marimba, ou danser comme un lutin endiablé pour se convaincre de son authenticité, sa bonté d'âme.

Etant moi-même cornettiste de formation, je ne puis qu'être sensible aux apports cuivrés dans le rock. C'est notamment ce qu'apporte le multi-instrumentiste Romain. Si son pupitre principal reste le clavier qu'il maitrise parfaitement (soli improvisés notables), il prend souvent son cor d'harmonie avec lequel il contribue encore davantage aux sonorités Lazulienne. A cet égard, on aura notamment remarqué son solo durant "Les Sutures". Ce touche-à-tout participe aux percussions ou à la batterie, par exemple "Le Miroir aux Alouettes".

Autre particularité (décidément…), Lazuli ne comprend pas de guitare basse. Donc la rythmique repose fortement sur la batterie et donc sur la frappe à la fois chaloupée et puissante de Vincent. Sa technique irréprochable, les nuances qu'il sait porter sur les toms, caisses, et cymbales font de lui une pièce maitresse pour amplifier les rythmes si dansant de Lazuli. Tout cela ne l'empêche pas d'ajouter ses chœurs ou d'inter-changer son pupitre avec Romain dont il prend les percussions ("Le Miroir aux Alouettes").

Cette quatrième occasion qui m'est donnée d'assister à un concert de Lazuli présente la particularité de découvrir le nouveau guitariste depuis le départ de Gédéric Byar. On n'oubliera jamais Ged ; le remplacer n'est probablement pas une mince affaire, ni musicalement ni humainement, mais Arnaud semble bien intégré. Il assume son pupitre avec fougue et conviction, en démontrant sa propre sensibilité, notamment sur des soli qui m'ont paru plus bluesy.

Bref, chacune de ces pierres constituent un bien bel édifice ! D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé ; il a logiquement chaviré de bonheur devant tant de générosité et de bonne humeur, il chante, danse et applaudit avec exaltation ! C'est comme un rituel désormais, une vraie complicité est une nouvelle fois démontrée à l'occasion de "Les courants ascendants" dont l'air est repris longuement à gorges déployées par des voix volontaires, les musiciens ne peuvent qu'accompagner l'ensemble vocal.

Le mélomane exigeant et passionné par le répertoire de l'artiste s'est encore (fatalement) senti frustré par l'absence de certains titres. Mais si j'étais raisonnable je serais ravi de souligner que nous avons eu la chance d'entendre dix-neuf invitations au voyage. Outre les neuf titres issus de "Le Fantastique Envol de Dieter Böhm" paru en 2020, la sélection a permis d'entendre notamment trois titres issus de "Tant que l’herbe est grasse" paru en 2014, trois titres issus de "Nos âmes saoules" paru en 2016, deux titres issus de "4603 battements" paru en 2011 et un seul titre issu du pourtant remarquable "Saison 8"  paru en 2018. A cette nuance près que l'interprétation de 15h40 est tirée de leur dernière parution en date "Dénudé".

Pour clore cette superbe prestation, Lazuli accorde au public averti un autre rituel très attendu, les cinq musiciens entourent un marimba sur lequel ils interprètent leur air favori "Neuf mains autour d'un marimba" suivi cette fois d'une allusion à Police (au dernier Loreley ce fut un hommage à Nick Mason qui les écoutait en coulisse !).


PROGRAMME

Sol (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Les Chansons Sont Des Bouteilles À La Mer (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Mers Lacrymales (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Dieter Böhm (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Baume (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Un Visage Lunaire (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
L'envol (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
L'homme Volant (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020)
Dans Les Mains De Dieter (Le Fantastique Envol de Dieter Böhm, 2020).
Déraille (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
Le Lierre (Nos âmes saoules, 2016)
Le Miroir aux Alouettes (4603 battements, 2011)
15h40 (4603 battements, 2011, version Dénudé, 2021)
Les Sutures (Nos âmes saoules, 2016)
Homo Sapiens (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
Les Courants Ascendants (Tant que l’herbe est grasse, 2014)
J'attends un Printemps (Saison 8, 2018).
RAPPEL :
Nos Ames saoules (Nos Ames saoules, 2016)
Neuf mains autour d'un marimba + variation sur "Every Little Thing She Does Is Magic" de Police
A peine sortis de scène, les cinq membres de Lazuli viennent se mettre à la disposition de leurs admirateurs au kiosque qui leur est dévolu. Signatures, autoportraits, dialogues ; tout démontre une nouvelle fois leur disponibilité, leur gentillesse, leur simplicité, leur modestie. Il me plait d'imaginer qu'ils resteront dans cet état d'esprit  avec davantage de notoriété.

Il est tard, nous sommes passés largement au lendemain, il est temps de se quitter, plein d'étoiles dans la tête. On se quitte en se donnant rendez-vous à la prochaine occasion prévue ; le Raismesfest !

LE JOUR D'APRES (eh oui…)

Le lever du corps à une heure raisonnable, aussi regrettable fut-il, était nécessaire pour se mettre sur la longue route prévue vers l'Aveyron. D'autant plus qu'un détour dans les vignobles charentais s'imposait pour dégoter le meilleur Pineau. Pourquoi relater ce parcours d'une banalité affligeante ; quel rapport avec Lazuli ?

Bah justement, le Destin a prévu une autre surprise de taille. Inattendue, extraordinaire, incroyable. Pourquoi nous sommes-nous arrêtés aux alentours de midi justement sur cette aire de repos d'autoroute, quelque part après Bordeaux ? Il y a des moments dans la vie où on se demande si un ange gardien nous aide quelque part…

Toujours est-il qu'abrutis par la route une pose s'imposait à ce moment-là. Nous suspendons l'écoute des albums de Lazuli qui était en boucles depuis notre départ. Garé en épi au magasin de la station de carburants, nous commencions à nous détendre et à discuter encore et toujours de nos émotions vécues la veille. De notre passion pour Lazuli. Mais très rapidement ma p'tite Fée ouvre de grands yeux incrédules en direction de ce qui se passait derrière moi au niveau des pompes à essences …

Non ce n'était pas un hologramme, c'était bel et bien Claude qui venait de sortir de leur bahut. Puis Romain, puis Vincent… Domi en train de se charger de la logistique du véhicule utilitaire. Est-il utile de préciser l'état du palpitant à cet instant ? Nous les saluons à distance, chaleureusement mais assez respectueusement pour leur foutre la paix après les heures agitées qu'ils viennent aussi de vivre. Mais sans doute avions nous sous-estimé leur simplicité ; Claude s'approche volontiers et entame la conversation suspendue la veille. Vincent, puis Romain, puis Domi font de même. Nous nous trouvons ainsi en compagnie de nos idoles, à partager nos émotions plus calmement qu'hier soir sous le kiosque.

Une bonne demi-heure durant, nous pouvons leur dire toute notre admiration, régurgiter des questions que nous nous posions, sur eux, leur goûts, leur musique. Mais c'est bien mieux qu'un entretien à sens unique ; ils s'intéressent à nous, à nos impressions. Bref, ce fut un véritable échange qui accentue encore notre respect. Nous aurions bien prolongé ces instants magiques, presque irréels, mais nous avions notre route et eux la leur. Je précise que j'ai passé l'âge de jouer les "groupies", il s'agissait juste d'un immense plaisir de pouvoir échanger simplement aves des artistes. J'estime que ce genre de rencontre est de nature à nous rassurer sur l'état de notre humanité par les temps qui courent…

Confiant dans l'avenir, nous nous saluons et nous donnons rendez-vous pour le 11 septembre à l'occasion du Raismesfest. (Nous ne savions pas encore que cet événement, aussi, devait être malheureusement annulé…)

Je reprends le volant, encore abasourdi par l'événement extraordinaire que nous venions de vivre. Avec ma p'tite Fée nous peinions à réaliser la chance inouïe que nous avons eu ! Sur tout le reste de notre parcours, nous n'avons pas même songé à remettre la musique dans la voiture, tellement nous étions totalement bouleversés. Il a bien fallu reprendre nos esprits une fois arrivés à notre destination où il aurait été vain de vouloir faire partager l'intensité de notre joie d'adulescents.

vendredi 2 juillet 2021

WELCOME-X – Le Triton (Les Lilas 93) – 02/07/2021.

La Pandémie prive les mélomanes de concert depuis … trop longtemps. Personnellement, si le calendrier perpétuel avait été suspendu le 8 mars 2020 après le concert d'Anathema au Trianon, en revanche j'ai ponctué la période de privation par le concert (très agité) de Pogo Car Crash Control le 16 septembre 2020 au Trabendo. Moins d'un an s'est donc écoulé avant de retrouver une salle de concert. Certes, ce n'est pas un retour à la norme ; les spectateurs sont assis et masqués. Pour vivre un concert de metal alternatif cela s'annonce donc relativement frustrant…

Mais le mangeur de notes a faim. Et puis, revoir le bassiste Philippe Bussonnet dit "Bubu", en outre entouré de nouveaux complices sur la scène du Triton, cela ne se refuse pas.

Bubu m'a toujours séduit par son jeu hypnotique, au sein de formations aux univers musicaux divers et variés tels que Magma, de Guillaume Perret, ou de Wax'in. Plus proche du jazz que du rock. Cette fois, il s'est entouré de nouveaux partenaires pour exprimer son talent au sein de WELCOME –X, dans un registre davantage metal, quoique suffisamment atypique pour ne pouvoir subir un quelconque étiquetage définitif.

Le Triton est un site indépendant et légendaire situé dans le 9-3 où se produisent des artistes le plus souvent marginaux, qui proposent des atmosphères musicales atypiques et improvisées. La structure s'est dotée en outre d'un restaurant dans un cadre sympathique qui nous ferait presque oublier que nous sommes au cœur de l'Ile-de-France. Nous précédons donc les festivités d'un repas servi avec sourires et convivialité pour un tarif raisonnable. Une bière artisanale normande s'ajoute à la sensation de bonheur. Quatre amis heureux de se retrouver après tant de mois de privations autour d'une bonne table, entourés de mélomanes passionnés. Et de surcroit mon fils me fait la surprise de se joindre à nous ! Quoi d'autre ? The Best is yet to come, dirait Klaus.

LE CONCERT [20h40-22h25]. L'affiche ne présente pas d'invité. Fidèle à son habitude, le patron du lieu présente la soirée et souligne son attachement aux artistes qu'il aime recevoir et soutenir.

Depuis fin 2017, alors qu'il était encore au sein de Magma depuis 1996, Bubu a monté ce projet qui mijotait déjà depuis un certain temps. Il a écrit les musiques puis Sam Kün (ex chanteur du groupe rock Flesh & Dust) a brodé ses textes. Cette alchimie a produit une musique metal alternatif qui pourrait être comparée, selon les sensibilités de l'auditeur, à Black Sabbath, Soundgarden, Rage Against The Machine, Tool ou plus récemment Klone.

Aujourd'hui on trouve sur la scène Sam Kün (chants), Philippe Bussonnet (basse), Thomas Cœuriot (guitare), Joe Champ (guitare) et Julien Charlet (batterie).

Son premier album, éponyme, est paru le 1er décembre 2018 et avait déjà été réalisé au Triton (Paris) Leur second opus, sobrement intitulé "volume 2", vient de paraitre ce 25 juin 2021.

Le concert se déroule en salle 1. Elle offre une bonne acoustique. C'est d'ailleurs dans ces locaux que sont enregistrés des albums. Mais ce soir, le mixage du micro m'a semblé parfois défaillant. La voix devenait quasi inaudible sur les parties calmes. En revanche, les autres pupitres ont pu s'exprimer clairement.

L'affluence est satisfaisante pour cet auditorium modeste, qui peut accueillir 180 auditeurs. Avec mes quatre autres amis auditeurs, nous sommes sagement assis au premier rang, ce qui compte tenu des conditions fut une position idéale, notamment pour prendre quelques photos.

Pas d'artifice particulier, ni fond de scène, ni d'écran, qui de toute façon, auraient eu du mal à tenir sur cette petite scène. Un éclairage correct soutenu sur la scène par des tubes lumineux multicolores. Le quintet n'a pas de mal à trouver ses marques, seul le chanteur s'aventure hors de son cercle.

Etant dans une phase découverte (en dépit d'écoutes préalables), j'ai cependant apprécié cette alternance d'ambiances parfois planantes, lentes ou atmosphériques, parfois chaloupées, parfois agressives. Même si je suis davantage sensible aux voix claires, les passages plus rugueux m'ont semblé adaptés aux humeurs instrumentales. Bubu est hors concours, heureux visiblement d'être là, aussi à l'aise (davantage ?) qu'avec ses anciens prestigieux partenaires. Les deux guitaristes sont complémentaires, l'un assurant davantage les soli et l'autre la rythmique, mais toujours dans une dialogue constructif.

Impression très favorable dans l'ensemble, donc. Mon enthousiasme aurait été complet si les titres comprenaient davantage de mélodies entrainantes, évitant de se complaire dans un univers expérimental, car l'énergie m'a semblé souvent trop contenue. Cela étant, honnêtement, dans le cas contraire j'aurais eu du mal à tenir sur ma chaise ! En l'occurrence, j'ai eu bien du mal à tenir assis ; les pieds et les nuques n'ont cessé de battre le rythme toute la soirée ! Le seul temps faible de la soirée, à mon sens, fut peut-être ce titre prétendument évocateur du Japon, mais bon c'est un détail…

Le public est satisfait et le fait savoir dans la bonne humeur. Un rappel est obtenu.

Le dernier titre confirme l'impression générale de ce concert. Tout cela nous a donné soif, nous retournons donc bar terminer la soirée. Toujours ca de pris avant un prochain concert très hypothétique à ce stade de la pandémie …

PROGRAMME :

32Ge (Volume 2, 2021)
Ombromanie (Volume 2, 2021)
Finders Keepers  (Welcome-X, 2018)
Behold Your Karma (Welcome-X, 2018)
Lovesick Leech Pills (Welcome-X, 2018)
Inevitable Collapse (Volume 2, 2021)
Meltdown (Welcome-X, 2018)
Bullseye (Volume 2, 2021)
Scent of Sakura  (Volume 2, 2021)
Thylacine Blues (Volume 2, 2021)
Corrupted Suits (à paraitre)
Still Smile (Welcome-X, 2018).

mardi 3 mars 2020

PENDRAGON – La Maroquinerie - 03/03/2020


Davantage que de coutume, j'ai tardé à reprendre le clavier pour exprimer mes sentiments sur ce concert fabuleux de Pendragon. Lorsque j'ai appris la manière avec laquelle le personnel de la Maroquinerie a accueilli la Troupe, j'ai peiné à retrouver l'apaisement nécessaire pour relater le concert lui-même. C'est donc avec toute mon objectivité légendaire que je peux tenter d'exprimer mes impressions.
Tout avait pourtant bien commencé pour les organisateurs, comme pour le groupe et son public puisque la soirée était annoncée "complet", depuis le 28 février dernier. Les portes se sont ouvertes à l'heure ; le public a pu s'engouffrer rapidement dans cette salle que par ailleurs je n'apprécie guère. Son acoustique m'a toujours paru médiocre. Je lui reproche également son accessibilité car elle est assez éloignée des stations de métro. Il n'y a guère que son bar avec sa terrasse en plein air qui soit séduisant ; il permet aux beaux jours de bavarder avec les amis et les artistes volontaires (boire une bière à côté de Ross Jennings de Haken en toute simplicité fut un beau souvenir !). Nonobstant mes réticences, je n'ai pas d'autres choix que de continuer à m'y rendre bon gré mal gré, tant que mes artistes favoris y sont annoncés…Mais à mon humble avis, on n'est pas près d'y revoir Pendragon !
Comme pour tous les artistes qui se produisent à la Maroquinerie, la logistique a peiné à débarquer hommes et matériels. Pas d'espace de stationnement dans cette petite rue du vingtième arrondissement de Paris. Comme pour tous les artistes qui s'y produisent, l'arrière-scène est particulièrement exiguë et peu confortable. Jusque-là, il est permis de considérer que ce sont les aléas d'une tournée auxquels ils doivent plus ou moins s'attendre. En revanche, les soucis rencontrés après le concert me semblent, eux, inadmissibles. Je copie en fin de mon présent relevé la traduction du récit qui en a été fait pas Clive sur son site. J'espère que les artistes se passeront le mot pour boycotter cette salle et ses gérants.
Davey DODDS [19h30-19h55]. Après avoir longtemps imaginé que cette soirée anniversaire allait être intégralement assurée par Pendragon, j'ai appris dans la semaine précédente que les anglais ont eu droit à une première partie de luxe ; sur les trois précédentes dates, elle fut assurée par Monsieur Pete Jones (génial multi-instrumentiste au sein de son groupe Tiger Moth Tales, mais aussi et surtout au sein de Camel). Nous, nous devrons nous contenter de Davey Dodds glorieux inconnu en ce qui me concerne…
Renseignement pris, ce sympathique personnage fut le meneur, chanteur et compositeur du groupe de rock progressif Red Jasper jusqu'à ce qu'il quitte le groupe dans les années 90 pour travailler comme guide de pêche-à-la-mouche (!) et écrivain, reclus au fin fond des Cornouailles. Il semble toutefois que son œuvre jouisse d'une certaine reconnaissance, outre-manche… En juin 2017, "Kernowcopia" son album solo est paru. Ses thèmes traditionnels et celtiques sont évoqués ce soir, aux sons de sa mandoline.
Cette prestation acoustique ne nécessite pas de sonorisation particulière, ni d'artifice, ni d'autre éclairage que le faisceau focalisé sur lui. Celui-ci suffit à faire briller les yeux malicieux de cet artiste particulièrement indépendant.
Relativement disert pour présenter ses chansons, il nous a proposé quelques titres (quatre ou cinq) ma foi sympa à écouter, d'autant plus si on parvenait à laisser notre esprit vagabonder dans les pubs gallois, à l'abri des caprices météorologiques de la région… Mais là je m'égare. Le public applaudit poliment avec moi le monsieur qui ne semble pas en demander autant en s'éclipsant vers l'arrière-scène…
PENDRAGON [20h15-22h30]. Nick Barrett (guitares, chant, depuis 1978) demeure entouré par son fidèle complice, Peter Gee (basse, clavier depuis 1978), mais aussi par son très ancien ami d'enfance Clive Nolan (claviers, depuis 1986). Jan-Vincent Velazco (batterie, depuis 2015) continue à participer à l'aventure. Les choristes sont désormais Anne Cambridge et Zoe Devenish. Cette dernière est également violoniste. L'autre changement pour cette tournée, c'est l'apport d'un guitariste additionnel, Mark Westwood (ex-NEO en 2007, et ex-Clive Nolan band en 2013).
A l'échoppe du jour, je me procure l'édition simple de l'opus "Love Over Fear" (15€) qui vient de paraitre cette année. Mais ce soir, Nick promeut également le coffret du 40ème anniversaire contenant cinq disques compacts, dont trois proposent un enregistrement complet d'un concert réalisé à Londres en 2018.
Compte tenu de la configuration du lieu (…), les moyens techniques du groupe ont permis d'obtenir une sonorisation ma foi acceptable, passées les premières minutes de réglages durant lesquelles on ne percevait qu'à peine les choristes… Etant placé au troisième rang en face de Nick, j'étais de toutes façons condamné à conserver mes protections auditives pour me protéger des frappes redoutables du batteur. Mais bon, globalement j'ai pu profiter agréablement du concert.
L'éclairage m'a semblé correct, à la fois pour les yeux des spectateurs et pour les objectifs des chasseurs d'images. En tous cas, pour ma part je suis parvenu à conserver quelques beaux clichés.
Pour agrémenter cette scène relativement étroite, deux toiles étaient tendues en fond de scène sur lesquelles furent diffusés des images et des jeux de lumières assez ordinaires mais suffisantes pour illustrer un tant soit peu les titres du programme.
D'emblée Nick nous a paru lumineux, joyeux et bondissant, d'une bonne humeur surprenante (surtout avec le recul de ce que nous apprîmes le lendemain de leurs mésaventures…). C'est rafraichissant de voir cet artiste heureux comme un gamin sorti de classe pour s'éclater dans la cour de récréation ! Son attitude tranche quelque peu avec celle de ses complices ; Pete est très discret, très modeste, limite austère, alors que Clive est très concentré, limite préoccupé, il ne sourira qu'à la fin !
Mais au-delà de ces impressions de façade, les talents s'expriment. En particulier bien sûr celui de Nick dont les sons gilmouriens continuent à dissiper nos soucis du quotidien (et Dieu sait qu'ils sont nombreux en ce moment !). Pendant deux heures et quart, nos esprits se sont évadés dans un pays où la fantaisie est Reine et le bonheur son Roi. On se sent d'autant plus emporté par ses somptueux soli qu'il les offre au public avec une générosité et un plaisir évident. Les ovations que suscitent ses exploits entretiennent un échange intense et réjouissant de part et d'autre.

Pete laisse entendre sa basse avec perspicacité, quelques accords remarquables sont astucieusement ressortis des périodes les plus propices. Clive est impérial pour recréer les atmosphères qui sont déjà dans toutes les oreilles des admirateurs convaincus d'avance. Jan-Vincent fait l'objet de débats, mais pour ma part il me semble assurer correctement sa fonction. Il est certes moins exubérant que Scott Higham (parti en 2014) mais j'imagine que c'est ce que veut Nick, et c'est lui le patron, point final.
Le concert s'est tenu en deux actes ; d'abord la reprise intégrale de "Love Over Fear", puis des titres retraçant le répertoire de 1993 à 2014. Durant la première partie, j'étais plutôt en phase découverte et observations, visant à vérifier mes premières impressions relevées de l'écoute de l'opus. Je ne me suis donc pas senti emporté par l'émotion même si j'ai ressenti quelques beaux frissons ! En revanche, dès le début de la seconde partie avec "The Walls of Babylon" mon esprit s'est totalement libéré, capté par ces mélodies entêtantes et sublimées par ces soli fabuleux !
L'ensemble de la prestation m'a d'autant plus ravi qu'elle a rapidement dissipé ma crainte sur une séquence particulière issue du dernier opus. Ayant en horreur les bandes-sons pré-enregistrées, que j'estime le plus souvent parfaitement inutiles (voire nuisibles), j'attendais avec inquiétude l'interprétation de "360 Degrees" aux sonorités celtiques. Le pire eût donc été un son venu de "nulle part". Le moindre mal aurait pu être une intervention astucieuse de Clive au synthé. Or, que nenni, à mon grand soulagement, Zoe Devenish est non seulement l'une des deux choristes expansives, mais elle s'exprime aussi avec son violon ! Le son étant limpide à souhait, l'apport Mark Westwood, avec sa guitare sèche à douze cordes, contribua également à densifier opportunément les ambiances requises ! Ce dernier, assis discrètement en bord de scène, m'a semblé ainsi magnifier quelques-uns des plus beaux titres du répertoire de Pendragon.
Face à tant de beauté, d'harmonie et de virtuosité, la réaction du public ne pouvait qu'être exubérante ; les ovations se sont exprimées crescendo jusqu'au rappel. Un enthousiasme fervent, mais respectueux aura toutefois contribué à faire monter la température à tel point qu'un malheureux spectateur des premiers rangs (juste à ma gauche) a chuté au sol. L'émoi en fosse ne pouvait pas échapper au regard bienveillant de Nick alors qu'il venait de débuter "Afraid of Everything", qu'il arrêta immédiatement. Lorsque le malade a bien voulu se laisser transporter (on peut comprendre qu'il souhaitât rester !) Nick reprit le court du concert. Mais ce furent de précieuses minutes perdues avant l'heure de couvre–feu, prétendument fixée ici à 22h30 ! Un amis photographe que se reconnaitra m'indique être resté le lendemain bien au-delà de cet horaire à l'occasion d'un concert…


Seize titres sur les dix-huit prévus ont été interprétés ; mais les circonstances ont abouti au retrait terriblement frustrant de "This Green and Pleasant Land" et "Masters of Illusion", deux titres majeurs du répertoire qui étaient pourtant bel et bien inscrits sur les feuilles au pied des micros…
PROGRAMME
Everything (Love Over Fear, 2020)
Starfish and the Moon (Love Over Fear, 2020)
Truth and Lies (Love Over Fear, 2020)
360 Degrees (Love Over Fear, 2020)
Soul and the Sea (Love Over Fear, 2020)
Eternal Light (Love Over Fear, 2020)
Water (Love Over Fear, 2020)
Whirlwind (Love Over Fear, 2020)
Who Really Are We? (Love Over Fear, 2020)
Afraid of Everything (Love Over Fear, 2020) ; Nick a suspendu la chanson lorsqu'un spectateur des premiers rangs s'est effondré dans le public, puis il a recommencé après son évacuation.
The Walls of Babylon (The Window of Life, 1993)
The Wishing Well: II. Sou' by Sou' West (Believe, 2005)
Indigo (Pure, 2008)
Paintbox (The Masquerade Overture, 1996)
Breaking the Spell (The Window of Life, 1993).
RAPPEL :
Faces of Light (Men Who Climb Mountains, 2014).


Nous sommes restés avec ma p'tite Fée, espérant rencontrer les musiciens comme ce fut le cas à la fin de chaque concert précédent. Mais ignorant le contexte, nous avons attendu en vain …

"Le Jour de l'Enfer !
Nous nous doutions que ce serait un jour difficile, mais personne ne s'attendait à ce que ce soit le cas à ce point !
Comme si souvent à Paris, nous avons déposé notre matériel et nos affaires près du lieu du spectacle, afin que le bus puisse partir et trouver un parking adéquat. Sauf que nous avons été déposés dans une autre rue (à cause d'une bizarrerie de la position de la salle), donc tout le matos a dû descendre d'une petite colline, puis remonter une autre rue et revenir à la salle. Bravo à l'équipe pour cette "entrée" vraiment merdique !
Une fois à l'intérieur de la salle, nous avons eu droit à un environnement sans air et, bien sûr, à une loge de la taille d'un timbre-poste. Il y avait un peu de nourriture mais Vinnie s'est retrouvé à manger du poulet cru, ce qui nous a mis en garde !
C'est alors que les disputes ont commencé. Les chauffeurs n'ont pas réussi à faire entrer le bus dans le parking qui leur avait été proposé et ils ont donc dû trouver un autre endroit ; cela a coûté de l'argent et du temps, mais au moins ils ont fini par se garer et par se brancher sur le courant. Cela signifiait que le bus ne pouvait pas venir nous chercher à minuit mais à 1h30 du matin.
C'est simple, non ?
Non !
Il y avait un couvre-feu sonore strict à 22h30, donc la première chose que nous avons dû faire a été de couper le décor. Ce n'est jamais bon, mais nous n'avions pas le choix.
Le défi suivant était de libérer le lieu avant minuit. Une heure et demie pour finir de vendre la marchandise, emballer tout le matériel, mettre la marchandise en boîte, et tout sortir de la salle. Encore une fois, quelle équipe !
Cela aurait pu se faire, mais le bus n'a pu nous rejoindre qu'à 1h30. Il y avait une sorte de couloir couvert à l'extérieur de la salle où nous pouvions charger tout le matériel et le trimballer jusqu'à ce que nous soyons récupérés.
C'est simple, non ?
Non !
Apparemment... ce n'était pas possible parce que le personnel du site avait commencé à une certaine heure et, grâce à diverses règles syndicales, il devait finir à minuit. Malheureusement, à moins de payer des heures supplémentaires à quelqu'un pour attendre avec nous, il devait fermer les portes du grand couloir et nous laisser dans la rue glacée avec tous nos sacs et notre matériel.
Alors peut-être aurions-nous pu payer quelques shekels supplémentaires pour que quelqu'un nous laisse utiliser le couloir ?
C'est simple, non ?
Non !!!
Ils voulaient 300 euros pour nous laisser utiliser ce putain de tronçon de béton sous couverture. 300 euros ! Naturellement, nous étions pris à la gorge, alors malgré les meilleures tentatives de Rachel pour négocier quelque chose de plus raisonnable, 300 euros ont été accordés.
Sachant que ce concert était complet, on aurait pu penser qu'un peu de flexibilité aurait pu être exercée. Mais non.
Alors, on met le matériel dans le couloir avant minuit avant de tout faire glisser dans la rue, puis on remonte l'autre rue et on monte dans le bus.
C'est simple, non ?
Non !!!!
Un appel est arrivé pendant que nous attendions : les chauffeurs s'étaient réveillés mais quelqu'un avait coupé le courant dans ce parking de bus, si bien que les batteries du bus étaient complètement à plat ! Le bus n'allait nulle part ! Il n'allait certainement pas être avec nous à 1h30.
Mais il y a de la bonne nature en chacun de nous, alors ayant déjà payé les 300 euros pour ces "heures supplémentaires", on aurait pu imaginer qu'ils ne nous en voudraient sûrement pas de rester un peu plus longtemps jusqu'à ce que le bus arrive enfin.
C'est simple, non ?
Non ! !!!!
A une heure cinq minutes, on nous a dit de sortir le matériel du couloir ! A ce stade, nous n'avions aucune idée de quand nous reverrions le bus. Alors on s'est tous mis au travail et on a sorti le matériel dans la rue. Franchement, d'après mes calculs, on devrait nous rembourser une partie de ces 300 euros !

Nous étions donc là, dans la rue à 1h30 du matin.
Peu importe, l'autobus triait quelques câbles de démarrage et nous rejoignait rapidement.
C'est simple, non ?
Arghhhhhhhhh !!!!!
Apparemment, même cela était beaucoup trop compliqué. Alors nous avons attendu, et gelé, et attendu, et gelé, et attendu. Finalement, le "service normal" a repris et le bus est parti. Le matériel a donc été déplacé vers le bas de la colline et dans l'autre rue où nous avons attendu et gelé encore un peu.
Juste après 3 heures du matin, le bus est arrivé ! Après un emballage très fatigué de notre matériel et de nos affaires, nous avons enfin pu quitter une salle qui, je l'espère personnellement, ne sera plus jamais utilisée !
De surcroit, ce n'est qu'une partie de tous les incidents de la journée, mais je pense que cela suffira pour le moment. Peut-être que plus tard, je révélerai l'"épreuve du pantalon".

Jusqu'à présent, j'ai omis de mentionner le concert lui-même. Le meilleur moment de la journée, c'était le public ! Ils étaient absolument brillants et c'était un plaisir de mettre de côté toutes les conneries de la journée et de leur jouer 😉 J'ai été impressionné par leur silence pendant les moments d'ambiance ; merci pour ce respect 🙂
Il faisait tellement chaud et il n'y avait pas d'air dans la salle (qui, personnellement, je pense qu'elle était trop remplie) qu'un pauvre type s'est effondré, et nous avons dû interrompre le concert jusqu'à ce qu'il soit mis à l'écart. Je suis heureux de dire qu'il a quand même pu voir le reste du spectacle depuis le côté de la scène.
Donc oui, super concert.

Et puis tout ce qu'on a eu à faire, c'est de faire nos bagages et de partir...
C'est simple, non ?"